Le PTB lance sa campagne contre la taxe kilométrique sur le terrain : « On ne s'arrêtera pas tant que le projet n’est pas retiré »

Photo Solidaire, Bruno Bauwens.

Ce matin, des militants du PTB ont mené des actions à cinq entrées de Bruxelles. Le parti de gauche a ainsi lancé sur le terrain sa campagne « Stop à la taxe kilométrique ».

« Avec les citoyens, nous allons stopper cette taxe kilométrique antisociale. Nous voyons que sous la pression de la mobilisation, le PS Bruxellois a déjà dû commencer à reculer », déclarent le député bruxellois Youssef Handichi et la députée fédérale Maria Vindevoghel. Ils étaient présents à l’action du PTB dans laquelle les militants invitaient les automobilistes à klaxonner contre la taxe kilométrique et pour des transports en commun plus performants. Ils se montrent déterminés : « Nous ne lâcherons pas tant que ce projet n’est pas retiré. »

Le PTB a lancé une pétition en ligne, qui a déjà récolté plus de 9000 signatures en deux semaines, et ne compte pas en rester là. « Avec notre pétition, nous voulons aller à la rencontre des travailleurs bruxellois et navetteurs qui seront touchés par cette taxe. Mardi, nous étions devant les portes d'Audi Bruxelles. Début janvier, nous ferons le tour de toutes les entreprises importantes de la Région », explique Maria Vindevoghel, qui siège notamment en commission Mobilité de la Chambre.

Les groupes de conseillers communaux du PTB déposeront des motions dans les communes contre la taxe kilométrique et pour des transports en commun performants. « C’est une condition indispensable pour réduire véritablement l’utilisation de la voiture dans la capitale. Actuellement, beaucoup de travailleurs n’ont pas d’autre choix que de prendre leur voiture pour se rendre au travail de manière efficace, » précise Youssef Handichi, lui-même ancien chauffeur de bus à la Stib.

Le député bruxellois critique également les choix du gouvernement bruxellois concernant le coût des alternatives à la voiture : « On nous dit qu’on veut que les gens prennent le train, mais on ne rend pas gratuits les parkings autour des gares. On nous dit qu'on veut réduire le nombre de voitures, mais on augmente les prix des transports en commun. On nous dit qu'on veut convaincre les navetteurs de laisser leur voiture sur les parkings de délestage, mais le gouvernement va rendre les parkings Erasme et Herrmann-Debroux plus chers. Ces faits contredisent les objectifs affichés de viser moins de voitures et moins de pollution. On peut se demander si le gouvernement bruxellois n'a pas surtout l'ambition de récolter près d'un demi milliard d'euros grâce à cette taxe kilométrique », s'interroge le député bruxellois.

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