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Le PTB et son organisation de femmes Marianne pensent que la violence et la violence sexuelle contre les femmes sont sérieusement sous-estimées dans la société, et demandent un plan d'action contre le féminicide. « Il y a un laxisme dans la politique de poursuite des délinquants sexuels qui ne peut plus être toléré, expliquent Peter Mertens, président du PTB, et Maartje De Vries, présidente de Marianne. Nous devons enfin prendre au sérieux la lutte contre la violence à l'égard des femmes. » Le PTB appelle également à une enquête approfondie et critique de la part de la Justice.

Grâce au travail rapide et efficace des services de police et des enquêteurs dans les zones de police, l'auteur présumé du meurtre brutal de Julie Van Espen a été rapidement arrêté hier. L'homme a maintenant reconnu les faits. Nous tenons à exprimer notre respect pour le travail efficace des forces de police et des enquêteurs. « Ce qui reste, c'est le silence incompréhensible. Ce qui reste, c'est la douleur. Nous voulons exprimer notre plus profonde sympathie à la famille, aux amis et aux parents de Julie », expriment Maartje De Vries et Peter Mertens.

Plus tard, au cours des prochaines semaines, il faudra répondre à un certain nombre de questions. « Le travail efficace des services de police contraste fortement avec la manière dont la Justice a agi contre les délinquants sexuels au cours des années précédentes », déclare Maartje De Vries.

Il y a des questions cruciales, selon Maartje De Vries : « Comment est-il possible qu'un violeur qui a été condamné à deux reprises puisse se promener librement en attendant que son cas soit traité en appel ? Comment est-il possible qu'un délinquant soit libéré, en attendant le traitement de son appel, sachant qu'il est un récidiviste sexuel et sachant que même son père a signalé qu'il est dangereux ? Ce sont des questions sérieuses auxquelles il faudra répondre dans les jours et les semaines à venir. »

« Le fait est que la violence et la violence sexuelle à l'égard des femmes sont encore largement sous-estimées dans la société et sont souvent sous-exposées. Le danger et la gravité de la violence sexuelle à l'égard des femmes sont également sous-estimés par la Justice », dénonce Peter Mertens.

En 2017, 38 femmes sont mortes en Belgique des suites de ces violences. En 2018, 36 femmes ont été tuées et on en compte déjà 9 en 2019. Selon les estimations, jusqu'à 100 femmes sont violées chaque jour. Et, quand cela aboutit à des poursuites, les peines légères prononcées sont souvent légères et le suivi des auteurs est insuffisant. Il faut un plan d'action pour lutter contre le féminicide. C'est nécessaire pour prendre enfin au sérieux la lutte contre la violence à l'égard des femmes.

« L’absence d’arrestation immédiate suite à la condamnation de l’assassin de Julie Van Espen en première instance et la lenteur de la procédure d’appel démontrent le laxisme de la politique de poursuite des délinquants sexuels, poursuit Peter Mertens. Il est inacceptable de voir comme les auteurs d’actes de violence sexuelle s’en tirent à bon compte dans notre pays. »

Selon le président du PTB, il y aura également une deuxième question à laquelle il faudra répondre dans les semaines à venir : celui des retards dans la Justice dans notre pays. « L’austérité appliquée à la Justice a des conséquences importantes. Ce gouvernement de droite a encore une fois coupé 10 % des moyens de la Justice. C’est certainement l'une des nombreuses raisons qui expliquent les retards », analyse Peter Mertens. Jo Daenen, magistrat de presse de la Cour d'appel d'Anvers, a également évoqué le lien entre les coupes budgétaires réalisées au ministère de la Justice et le fait que la procédure d’appel traîne en longueur. « Il y a moins de juges pour traiter le même nombre d'affaires », a déclaré M. Daenen. Le PTB souhaite qu’on revienne sur les coupes réalisées dans la Justice.


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