Le PTB demande que la Belgique accorde l'asile politique au lanceur d'alerte Julian Assange

Photo Belga.

La Belgique doit offrir l'asile politique au lanceur d'alerte Julian Assange. Ce dernier vient d'être arrêté après avoir été protégé par l’asile politique de la République de l’Équateur, accordé par l’ancien président Rafael Correa. Mais le nouveau président équatorien, aligné sur les intérêts des États-Unis, a décidé de retirer l’asile à Julian Assange.

Le fondateur du site Wikileaks est pourchassé pour avoir été à l'origine de révélations qui ont indisposé les puissants de ce monde comme les images des crimes de guerre américaine en Afghanistan et en Irak, des comptes secrets aux îles Caïmans ...  Il a également révélé l’espionnage massif opéré par le gouvernement des États-Unis contre tous les autres pays du monde.

On peut redouter que Julian Assange soit maintenant transféré aux Etats-Unis où il n’aura jamais droit un procès équitable.

C'est pour ces raisons que l'Équateur lui avait offert l'asile politique en 2012. C'est pour ces raisons que le PTB demande que la Belgique lui accorde sa protection aujourd'hui. Ce n'est pas celui qui dévoile les crimes de guerre, mais celui qui les commet qui doit être jugé.


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  • Stephen Chalk
    a commenté 2019-04-14 10:19:21 +0200
    Le PCF doit soutenir Julian Assange

    Nous militants et adhérents du Parti communiste français, faisons part de notre vive inquiétude devant la situation de Julian Assange suite à son arrestation par la police britannique en violation de la Convention de Vienne et de son droit d’asile. En effet, suite à son arrestation le 11 avril, des experts indépendants des droits humains de l’ONU ont déclaré qu’il est désormais exposé au « risque de graves violations des droits humains » avec la menace de son extradition aux États-Unis.
    Dans les heures suivant son arrestation nos camarades du Parti du travail de Belgique (PTB) ont énoncé la demande que la Belgique lui accord l’asile politique dans un communiqué consultable sur leur site web en disant notamment qu’il est « pourchassé pour avoir été à l’origine de révélations qui ont indisposé les puissants de ce monde comme les images des crimes de guerre américaine en Afghanistan et en Irak » et que « Ce n’est pas celui qui dévoile les crimes de guerre qui doit être jugé, mais celui qui les commet. »
    Egalement le 11 avril, Maite Mola, Vice-présidente du Parti de la gauche européenne, a publié une déclaration où elle dit que l’action du président de l’Equateur Lénine Moreno, en retirant illégalement la protection de son pays du droit d’asile d’Assange, est « une attaque aux droits de l’homme et met en danger la vie des journalistes. Nous en tant que Parti de la gauche européenne condamnons cet acte et demandons à la communauté internationale de s’opposer à son extradition aux États-Unis ».

    Christophe Deloire, secrétaire général de Reporters sans frontières (RSF) a déclaré, également le 11 avril que « Cibler Julian Assange en raison de la divulgation, par Wikileaks, d’informations d’intérêt général aux journalistes (telles la fuite des câbles diplomatiques américains) serait une mesure strictement punitive et créerait un dangereux précédent pour les journalistes, les lanceurs d’alerte et d’autres sources journalistiques qui peuvent être potentiellement poursuivis par les États-Unis. Face à toute demande éventuelle des États-Unis d’extrader Julian Assange, le Royaume-Uni doit s’en tenir à une position de principe et assurer sa protection en vertu des législations britannique et européenne pour sa contribution au travail journalistique ».

    Toutefois, l’action de la gauche anglaise en faveur d’Assange ne paraît pas être à la hauteur et seule une mobilisation citoyenne internationale d’envergure pourra à notre avis faire obstacle à l’extradition d’Assange vers les États-Unis. En effet, comme John Pilger a observé :

    « Diane Abbott [députée travailliste à la Chambre des communes] a fait un effort vif pour décrire les dilemmes de Julian Assange, sa santé, etc., mais qu’a dit le leader, qu’a dit Jeremy Corbyn? Il a simplement dit que le gouvernement devrait s’opposer à son extradition. Franchement, il serait mieux que Jeremy Corbyn ne dise rien au lieu de propos aussi tièdes que ceux-là. S’il y avait un chef de l’opposition capable de tenir tête aux Mays [Theresa May], aux Hunts [Jeremy Hunt, Secrétaire d’État des Affaires étrangères] et aux autres, alors nous aurions peut-être une idée de la vérité dans ce débat. Il ne suffit nullement de simplement dire que le gouvernement devrait s’opposer à l’extradition. Il faudrait énoncer clairement devant le Parlement ce que cette extradition pourrait signifier. Que cela menace la vie de Julian, qu’il pourrait finir par passer le reste de sa vie dans les conditions que le Rapporteur de l’ONU sur la torture a déjà décrites. Il a déjà dit que c’est cela à quoi il fait face. C’est cela que nous aurions besoin d’entendre de l’opposition politique en Grande Bretagne.”

    Le « crime » d’Assange a été de publier la vérité sur la duplicité des gouvernements qui se disent démocratiques. WikiLeaks, qu’Assange a fondé et dont il est rédacteur-en-chef, a un bilan impeccable en termes de précision et de véracité. Il s’agit du journalisme d’une qualité dont toute démocratie véritable devrait être fier, qui pour la première fois dans l’histoire, donnait aux gens ordinaires un aperçu des recoins les plus sombres des secrets les mieux gardés des crimes de guerre de leurs États.
    Pourtant, les médias et la classe politique ferment les yeux. Où est la fureur contre la liberté de la presse la plus élémentaire – le droit de publier – piétinée pour faire taire Assange ? Où est la volonté de prendre enfin la parole pour défendre Assange ? Il n’y a rien. Comme dit le journaliste britannique Jonathan Cook « Maintenant, ils vont nous submerger avec une nouvelle vague de mensonges et de distractions à propos d’Assange pour nous maintenir anesthésiés, pour nous empêcher d’être en colère alors que nos droits sont réduits à néant, et pour nous empêcher de réaliser que les droits d’Assange et les nôtres sont indivisibles. Nous résisterons ensemble, ou nous tomberons ensemble. »

    Plus de 48 heures sont maintenant passées depuis l’arrestation illégale d’Assange par les autorités britanniques. Il devient urgent que la direction du Parti Communiste Français prenne position et exige le droit d’asile pour Assange.

    Comme souligne le texte adopté par notre 38ème congrès : « Notre bataille pour la sortie de la France de l’OTAN et sa dissolution est une priorité car cette alliance politico-militaire prolonge une logique éculée, attise les tensions et a relancé une course au surarmement. » Les informations révélées par WikiLeaks et la protection d’Assange devraient être partie intégrante de notre campagne contre l’OTAN et les communistes devraient en parler dans le cadre de notre campagne pour les élections européennes. C’est pourquoi nous demandons que le PCF prenne rapidement position en exigeant la protection du droit d’asile d’Assange.

    Le 13 avril 2019

    Premiers signataires : (pour signer envoyer vos nom prénom et section du PCF à chalkstephen@gmail.com)

    Stephen CHALK (secrétaire de section de PCF Riez 04), traducteur et musicien, chalkstephen@gmail.com

    Antoine PES (section de Riez 04), ouvrier syndicaliste retraité, conseiller municipal de Montagnac 04

    Jacquy Rivoalan Section de Rennes-Métropole PCF 35

    Stéphane Bailanger Agrégé d’histoire-géographie Adhérent PCF 33 (Mérignac)

    Philippe Brunet PCF 19 section tulle (corrèze)

    Danielle Bleitrach PCF 13

    Albin Degli-esposti , cellule de la Couronne-Carro , Section de Martigues 13500

    Marianne Dunlop PCF Arras 62

    Michel Dechamps PCF 04

    English: https://www.facebook.com/stephen.chalk.92/posts/10219376890881402
  • Thibault de Changy
    a commenté 2019-04-12 20:50:46 +0200
    Bon, c’est bien mignon de faire un encart sur le sujet. Mais où est l’action “courageuse” du PTB sur le sujet. Une pétition serrait elle politiquement incorrecte ? J’attends les suites…
  • Peter Maaswinkel
    a suivi cette page 2019-04-12 16:45:47 +0200
  • freddy allebosch
    a commenté 2019-04-12 06:04:31 +0200
    Celui qui dévoile les magouilles des politiciens véreux doit être exécuté. Autrement dit ferme ta gueule sinon on met un contrat sur toi.

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