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La direction du groupe Fedex-TNT vient d’annoncer sa volonté de licencier 671 travailleurs et de modifier le contrat de 861 autres travailleurs de l’entreprise. « Cette volonté de licencier est inacceptable. Ces travailleurs ont bossé dans des conditions difficiles pendant la crise du coronavirus et le site liégeois a réalisé un bénéfice annuel de 3 millions d’euros. Le monde politique doit intervenir, prendre la main et exercer tous les moyens de pression à sa disposition pour empêcher ces licenciements », explique Damien Robert, président provincial du PTB.

Les 1 841 travailleurs de l’entreprise ont beaucoup donné depuis le début de la crise du Covid-19. Même si le transport de fret entre entreprises a diminué pendant la crise, il a été compensé par l’augmentation du fret médical, l’aéroport de Liège ayant été choisi comme un hub mondial par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour le transport de marchandises nécessaires à la lutte contre l’épidémie. La santé financière de l’entreprise liégeoise est même plutôt bonne : « Le bénéfice reporté de l’entreprise Fedex-TNT atteint en 2020 la somme de 45 millions d’euros », explique Damien Robert.

« Cette annonce est d’autant plus inacceptable que 100 millions d’euros ont été investis pour moderniser le hub de l’entreprise dans l’aéroport liégeois, où sont triées les marchandises qui arrivent par avions et repartent par camions aux quatre coins de l’Europe », continue le responsable liégeois du parti de gauche.

Un groupe en bonne santé (financière)

La santé financière du groupe, au niveau international, n’est pas non plus mauvaise. En 2020, le groupe a réalisé un bénéfice net de 1,28 milliard d’euros, soit beaucoup plus encore qu’en 2019. « Cette annonce reflète le mépris avec lequel les multinationales jouent avec la vie et l’emploi des travailleurs », estime Damien Robert. Qui ajoute : « Ces derniers ont travaillé très durement au cœur de la crise du coronavirus. Ils sont ensuite méprisés et jetés à la porte par la direction du groupe. C’est inacceptable », s’indigne Damien Robert.

Depuis son rachat par Fedex, le hub liégeois est concurrencé par le hub de Paris et de Cologne, qui appartiennent aussi à Fedex. Malgré cette concurrence, en juillet de cette année, le vice-président de Fedex rejetait encore l’idée d’une restructuration : « Il n’y a pas de raison : Liège est une place importante ; c’est l’un de nos trois hubs majeurs en Europe, à côté de Paris Charles De Gaulle et de Cologne. »

Aujourd’hui, la direction préfère sacrifier les travailleurs pour augmenter les bénéfices. Damien Robert : « La multinationale veut faire jouer la concurrence entre les différents sites, licencier une partie des travailleurs et pousser ceux qui restent à travailler plus dans des conditions encore plus difficiles. Cette logique est socialement et humainement dangereuse. Nous ne l’acceptons pas. »

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