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Les événements dévastateurs de ces derniers jours ont bouleversé la vie de milliers de citoyens. Face à l’ampleur des dégâts, les travailleurs et travailleuses se mettent tant bien que mal au boulot pour remettre leurs biens en état. Mais, alors que certaines caves ne sont toujours pas vidées, certaines personnes doivent retourner au travail. Une situation ingérable. Le PTB demande la mise en place immédiate d’un « congé calamité » et appelle le gouvernement à l’introduire en urgence à travers un Arrêté royal.

Au fur et à mesure que le niveau d’eau diminue, les dégâts dans les maisons se précisent. Les papiers de nombreuses personnes ont été détruits et elles sont confrontées à des tracasseries administratives. Beaucoup d'autres ont perdu leur voiture. Les maisons de certaines des personnes touchées ont été si gravement endommagées qu'elles ne peuvent pas y retourner. Elles ont été relogées temporairement, mais devront chercher un nouveau foyer. Les victimes doivent également tout mettre en ordre pour les assurances, souvent sans meubles, documents nécessaires ni ordinateur.

 « Les personnes concernées ont besoin de temps. Le temps de mettre de l'ordre dans leur vie, mais aussi le temps de se remettre psychologiquement d'une catastrophe qui a fait trop de victimes. Malheureusement, de nombreux travailleurs et travailleuses ne disposent pas de ce temps. Certaines victimes ne peuvent pas prendre congé de leur travail. D'autres ne le font pas à cause de la perte de revenus. Certains ne peuvent pas se rendre au travail parce que leur voiture a disparu, parce que les transports publics sont gravement perturbés ou parce qu'ils n'ont pas de solution de garde pour leurs enfants. Ils doivent vivre avec moins d'argent. Tout cela, alors que le coût des inondations est déjà très élevé. », explique le porte-parole francophone du PTB, Germain Mugemangango.

Face à cette situation dramatique, le parti de gauche plaide pour la mise en place d’un véritable « congé calamité » pour l’ensemble des travailleurs, de sorte à assurer :

  • le droit à 10 jours de congé à prendre dans les deux mois qui suivent le sinistre,

  • avec maintien de la rémunération pour les 3 premiers jours et 82% pour les 7 jours suivant, à l’instar d’autres congés comme le congé de paternité,

  • et sans perte de droits sociaux.

« Cette catastrophe naturelle, exceptionnelle à plus d’un égard, nécessite des réponses adéquates aux besoins des travailleurs. Laisser du temps et éviter autant que possible la perte de revenus fait partie des réponses à apporter. Nous appelons le gouvernement à prendre en urgence un Arrêté royal dans ce sens. Nous déposons également une proposition de loi afin d’assurer un congé calamité à l’avenir », conclut Germain Mugemangango.