Photo Comac

Le PTB a déposé une proposition de décret pour réduire le minerval des étudiants à 175 euros, comme le propose la Fédération des étudiant.e.s Francophones (FEF). « Cette mesure est une réponse directe à la précarité étudiante qui explose ces derniers mois. La crise pose aussi de grands défis à notre société. Réduire le minerval permet également à plus de jeunes de suivre des études pour répondre à ces défis. Cela représente enfin un investissement tout à fait payable pour la Communauté française, de l’ordre de 75 millions, soit 0,63 % de son budget total », explique Alice Bernard, cheffe du groupe PTB au Parlement de la Communauté française.

Le PTB propose de réduire le minerval à 175 euros, c'est-à-dire le montant le plus bas existant aujourd'hui en Communauté française. Aujourd'hui, il est fixé à 835 euros à l’université et peut monter jusqu'à 454 euros en haute école. C’est le montant que le mouvement étudiant et la FEF demandent depuis deux ans. Le PTB reprend cette revendication pour répondre à la crise. 

« Avec les pertes de leur job étudiant ou de revenus dans leurs familles, des milliers d’étudiants se sont retrouvés incapables de payer leurs factures internet ou même de pouvoir manger à leur faim. Nous recevons des messages d’étudiants qui n'arrivent pas à deux repas par jour », témoigne Octave Daube, porte-parole de Comac, le mouvement étudiant du PTB.

« La dernière étude de la FEF montre que réduire le coût du minerval permet à la fois de lutter contre la précarité étudiante, comme le déclarent 80 % des 5 400 étudiants sondés, mais aussi de faciliter l’accès aux études. Il s’agit d’une première étape vers la gratuité, que plusieurs pays européens comme l’Allemagne, le Danemark ou l’Autriche appliquent déjà », rappelle Alice Bernard.

« Nous déposons donc une proposition de décret allant dans ce sens. Cette mesure appelle à un refinancement de l’enseignement supérieur. La crise a montré à quel point celui-ci est nécessaire, à la fois pour lutter contre la précarité étudiante et assurer les meilleures conditions d’accès et d’études aux jeunes », conclut la députée de gauche.