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Le PTB a participé au deuxième Forum européen organisé à Bilbao du 9 au 11 novembre par des forces de gauche, vertes et progressistes d'Europe. Ce forum se veut un lieu de rencontre entre représentants de partis de gauche et écologiques et d'organisations syndicales et sociales. L'objectif est d'unir les nombreuses forces qui luttent et résistent en Europe pour reconstruire un avenir commun de paix et de progrès social, écologique et démocratique dans une Europe juste et solidaire.

Lors de l’assemblée syndicale, Luc Triangle, secrétaire général du syndicat européen IndustriALL, a expliqué comment les politiques de l’Union européenne impactent les conditions de travail des salariés : augmentation du rythme et de la durée de travail, augmentation de l’âge des pensions, diminution de protection par la sécurité sociale. D'où la colère contre les institutions de l’Union Européenne.

Paolo Ferrero, du Parti communiste Rifondazione en Italie, a à juste titre rappelé que le problème aujourd’hui n’est pas la pauvreté – on n’a jamais produit autant de richesse – mais qu’il s'agit d’une crise de surproduction et que la question est plutôt la manière de répartir cette richesse.

Crise des partis traditionnels

Les participants venus des quatre coins de l'Europe, mais aussi d'autres continents,  notamment des États-Unis, du Québec, d'Afrique du Sud et du Brésil, ont tous souligné la crise des partis traditionnels et la montée des partis d'extrême droite.

A l'occasion d'un hommage à l’occasion du centenaire de Nelson Mandela, Solly Mapaila, Premier Secrétaire général adjoint du Parti communiste sud-africain, a insisté sur la longue collaboration de Nelson Mandela avec le Parti communiste dans la lutte contre l'apartheid.

Au cours de l’atelier qui interrogeait les participants sur leur vision de l’Europe pour 2034 – après trois législatures du Parlement européen –,  Gabi Zimmer, présidente du groupe du GUE/NGL au Parlement européen et membre du parti allemand Die Linke, a fait le constat du retour d'une politique barbare en Europe vu la manière dont les États membres de l'Union traitent les migrants en Méditerranée. De nombreuses interventions s’interrogeaient sur la possibilité d’une autre Europe et du rôle de la gauche dans ce changement. Gabi Zimmer a posé la question de savoir si une autre unification européenne est possible et comment développer un nouveau projet démocratique, social et écologique.

Le climat ne sera pas sauvé par des actes individuels

Lors de l'assemblée plénière sur la transition écologique, l'idée que le climat ne sera pas sauvé par des actes individuels, mais bien par des politiques structurelles a fait consensus. Dans sa contribution, Julie Maenaut (PTB) a constaté que les partis traditionnels ne jurent que par les lois du marché et que toutes les feuilles de route tracées par l’Union européenne suivent la logique de la concurrence mortelle. Si l'on veut sauver l'écosystème, il faut remettre le marché en question. Une politique alternative n'est pas possible dans le cadre des diktats européens. Un plan de sauvetage écologique nécessite de solides investissement publics. Il faut construire une autre Europe, une Europe des travailleurs, sans exploitation.

Ce forum était enrichissant, même s'il est nécessaire d’approfondir l’analyse et la critique de l’Union européenne et d'échanger idées et expériences à une plus grande échelle. Pour que les luttes syndicales, sociales, écologiques puissent converger en un puissant mouvement européen capable de transformer les rapports de forces afin de progresser vers une Europe socialiste.

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