Sofie Merckx. (Photo Stefaan Van Parys)

Le parlement fédéral vote aujourd’hui sur la loi qui prévoit des sanctions contre les malades de longue durée. Le ministre des Affaires sociales, Frank Vandenbroucke (Vooruit) veut permettre des amendes jusqu’à plus de 35 euros par mois. Le solide travail d’opposition du PTB avait déjà fait reporter le vote, qui devait avoir lieu cet été. Le parti de gauche dénonce le fait que ces sanctions financières vont toucher les familles les plus fragiles et appelle le gouvernement à retirer ces sanctions.

Sofie Merckx, cheffe de groupe PTB à la Chambre : « Depuis l’annonce de l’introduction de ces sanctions, il y a un an, nous répétons qu’elles sont injustes et inefficaces. Elles culpabilisent les travailleurs malades, alors que les conditions de travail sont la vraie cause du nombre alarmant de maladies de longue durée dans notre pays. Nous ne sommes d’ailleurs pas les seuls à le dire : syndicats, mutualités, associations de patients et nombre d’experts l’expliquent depuis des années et continuent de le répéter. »

« Depuis, la crise de l’énergie et les factures explosives sont venues s’ajouter à tout cela, poursuit Sofie Merckx. Les sanctions étaient déjà une mauvaise idée, mais, dans ce contexte, il est tout à fait irresponsable d’encore vouloir les imposer. De nombreuses familles déjà en difficulté pourraient encore perdre 35 euros ou plus chaque mois. »

« Plutôt que de sanctionner les malades de longue durée, le gouvernement ferait mieux d’en finir avec les jobs qui rendent malade. Des milliers de travailleurs malades risquent d’encourir des sanctions à partir de l’année prochaine. Et ce, alors que le gouvernement ne veut contrôler qu’1 % des entreprises, et uniquement en cas de “nombre de malades de longue durée plus élevé que la moyenne”. C’est le monde à l’envers. »