Photo Solidaire.

La Chambre des représentants a refusé, lors de sa séance plénière du 3 décembre, d’examiner la motion déposée par le PTB demandant au gouvernement d’accorder l’asile politique au lanceur d’alerte Julian Assange.

« Nous demandions au secrétaire d’État à l’asile et à la migration de prendre une position politique pour l’octroi du droit d’asile à Julian Assange, explique Nabil Boukili. Le travail des lanceurs d’alerte est indispensable à la démocratie. Il est incroyable de voir qu’en Europe, au 21e siècle, des journalistes comme Julian Assange peuvent encore être poursuivis pour leurs positions politiques et leur activisme. »

Face à une nouvelle vague de répression de journalistes dans le monde, le PTB a plaidé pour que la Belgique envoie un signal clair en faveur de la liberté de la presse et se positionne comme un pays hospitalier pour les lanceurs d’alertes victimes de persécution. « Je m’étonne d’autant plus de ce refus que l’accord de gouvernement prévoyait la création d’un statut pour les lanceurs d’alerte. Pourquoi ne pas immédiatement agir et accorder le droit d’asile à Julian Assange ? Aujourd’hui, les partis traditionnels ont laissé passer l’occasion de tracer une ligne rouge contre la répression des journalistes », conclut Nabil Boukili.

Julian Assange est poursuivi pour avoir diffusé, via la plateforme WikiLeaks, plus de 700 000 documents démontrant notamment des crimes de guerre et atteintes aux droits humains commis par l’armée américaine en Afghanistan et en Irak. La décision du tribunal britannique devant statuer sur son extradition vers les États-Unis est attendue le 4 janvier 2021. S’il est extradé, le lanceur d’alerte encourt jusqu’à 175 ans d’emprisonnement.