Le Parlement fédéral débat de la proposition du PTB visant à reconnaître le Covid-19 comme maladie professionnelle

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Aujourd'hui, mardi 5 mai, la Commission Affaires sociales de la Chambre examine la proposition de loi déposée par le PTB pour reconnaître le Covid-19 comme une maladie professionnelle. « L'urgence est grande, d’autant plus que de nombreuses entreprises ont redémarré hier, explique Nadia Moscufo, députée PTB. Il est normal que, si des travailleurs contractent une maladie sur leur lieu de travail, celle-ci soit reconnue comme maladie professionnelle. »

Les syndicats réclament également une telle reconnaissance et la FGTB a même lancé une pétition en ligne. Aujourd'hui, le PTB espère aussi obtenir une majorité en faveur de sa proposition de loi au sein de la commission. « Maintenant que de nombreuses entreprises ont repris leurs activités, une grande partie de la population est de retour au travail, note Nadia Moscufo. Beaucoup de gens ont aussi dû continuer à travailler. C’est le cas dans les secteurs de l’alimentation, des transports ou de la sécurité, par exemple, mais aussi dans un certain nombre de chaînes de production non essentielles. Et cela, souvent avec un risque élevé de contamination, comme le montrent les chiffres. Ce risque ne fera d’ailleurs qu'augmenter maintenant que le gouvernement a supprimé la distance sociale obligatoire de 1,5 mètre. »

Pour les travailleurs concernés, la reconnaissance en tant que maladie professionnelle constitue une grande différence. « Cela leur donne le droit au remboursement de 100 % de leurs frais médicaux et d’hospitalisation. Actuellement, les travailleurs malades doivent assumer eux-mêmes les frais non couverts par l’assurance maladie. Et cela peut vite grimper. La reconnaissance comme maladie professionnelle signifie également que les salariés perçoivent 90 % de leur dernier salaire, ce qui constitue un fameux ballon d’oxygène. Sous l’assurance maladie, on retombe à 65 % de son salaire au bout d’un mois seulement, voire 40 % dans le cas des cohabitants », explique Nadia Moscufo.

Aujourd’hui, le coronavirus est déjà reconnu comme une maladie professionnelle pour les travailleurs du secteur des soins de santé « Cela vaut notamment pour les ambulanciers, le personnel hospitalier et le personnel des maisons de repos, par exemple, où un foyer de Covid-19 s’est déclaré. Nous voulons étendre cela à tous les secteurs où le personnel doit continuer à travailler pendant l’épidémie de coronavirus, ce qui l’oblige à avoir des contacts physiques avec des collègues ou des tiers », conclut Nadia Moscufo.


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