Le gouvernement doit libérer la négociation salariale, la proposition Goblet-Hedebouw est disponible pour cela

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C’est le blocage dans les négociations salariales. Certaines entreprises distribuent massivement des dividendes, certains CEO voient leur rémunération augmenter de plus de 20 %, mais le patronat persiste à tout bloquer.

Il ne veut accorder que des mini-primes one-shot dans un très petit nombre d'entreprises. Une gifle - avec la bénédiction du gouvernement - pour les travailleurs et travailleuses qui font la richesse de ces entreprises et se sont donnés sans compter depuis le début de la pandémie. « Il faut libérer d’urgence la négociation salariale et la sortir du carcan imposé par le gouvernement, réagit Raoul Hedebouw, porte-parole national du PTB. Si le patronat est aussi arrogant, c’est qu’il sait qu'il négocie un accord interprofessionnel uniquement "sur base des propositions faites par le gouvernement". Le Premier ministre, Alexander De Croo, et le ministre de l’Économie, Pierre-Yves Dermagne, ont tellement mis la FEB et le Voka dans un fauteuil que ces organisations patronales peuvent bloquer toute véritable négociation. »

Le maximum de 250 euros nets de prime que la FEB veut imposer aujourd’hui (ce qui ne revient même pas à 0,4 % pour un salaire de 2000 euros) ne serait accordé que pour les entreprises dont le chiffre d'affaires augmente de plus de 30 %. Une petite minorité. « C’est hallucinant. Des augmentations de dividendes en dizaines de pourcents pour les actionnaires, mais du zéro virgule des miettes sous forme de prime pour une très petite partie des travailleurs. Telle est la philosophie de la FEB et du Voka. Quel manque de respect », dénonce Raoul Hedebouw. Et le porte-parole du PTB de développer : « Si le patronat se permet d’être aussi arrogant, c’est parce qu’il a un cadre législatif de son côté. C’est aussi parce que le gouvernement a prévenu qu’il appliquerait ce cadre strictement, contrairement à ce qu’avait annoncé Paul Magnette. Le 29 mars dernier, lors de la grande journée nationale d’action les travailleurs et travailleuses ont demandé la levée de la norme des 0,4 % sur les salaires, la liberté de négocier, des prépensions à 58 ans et une hausse salariale. Il serait temps que la Vivaldi entende ces demandes. »

Pour le PTB, il faut d’urgence revoir le cadre législatif qui cadenasse la négociation salariale. « Avec Marc Goblet, j’ai introduit une proposition de loi qui permet de revoir la loi de 1996 qui bloque les salaires. Notre proposition de loi rendrait un peu de liberté de négociation aux interlocuteurs sociaux. Nous la mettons bien entendu à la disposition du gouvernement. D’ici là, nous serons dans la rue partout dans le pays lors des célébrations du 1er Mai pour faire entendre la voix du monde du travail et réclamer le respect ! », conclut Raoul Hedebouw.

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