Photo : Solidaire

Suite à la journée d’actions nationale du 29 mars dernier, le Gouvernement a posé un ultimatum aux syndicats dans une note envoyée aux interlocuteurs sociaux. Soit ils concluent un accord pour le 1er mai dans le cadre de la marge d’augmentation des salaires de maximum 0,4 %, soit le Gouvernement imposera cette marge de force.

« Dans tous les cas, c’est la FEB qui gagne à la fin. C’est inacceptable. Où sont passées les voix au gouvernement qui défendaient la possibilité d’augmenter réellement les salaires et les présidents de parti qui étaient à 200 % derrière les revendications syndicales ? À la veille de la reprise des négociations entre syndicats et patronat, nous demandons que le gouvernement retire immédiatement son ultimatum et donne un cadre permettant de véritables augmentations de salaire. »

Le PTB dénonce également la tentative du Gouvernement de diviser le mouvement avec la proposition de primes exceptionnelles pour un petit nombre d’entreprises qui ont bien tourné durant la crise. Raoul Hedebouw : « Les primes exceptionnelles, on les perd l’année suivante. Il faut les renégocier à chaque fois. En plus, elles n’aident pas à payer nos pensions et les soins de santé car elles n'alimentent pas les caisses de la sécurité sociale. Et finalement, négocier des primes dans les entreprises ne permet pas d’organiser la solidarité entre les entreprises avec une forte représentation syndicale et celle qui sont plus faibles à ce niveau-là. »

Et le porte-parole du parti de gauche d’ajouter : « Ce que le monde du travail réclame, ce sont de vraies augmentations de salaire, permanentes et structurelles, et qui permettent d’alimenter la sécurité sociale. Comme les augmentations de 6 % obtenues grâce à la lutte dans le secteur des soins, et qui sont, elles, confirmées par le Gouvernement. Si des augmentations structurelles et permanentes sont possibles dans un secteur, elles doivent l’être pour d’autres. C’est ça qu’on attend du Gouvernement. »

Le PTB dénonce également que, dans la note du gouvernement aux interlocuteurs sociaux, rien ne soit écrit sur l’augmentation du salaire minimum et sur les fins de carrière. « Nous recevons chaque jour des messages de travailleurs et de travailleuses qui n’en peuvent plus, explique Raoul Hedebouw. Parce que leur corps ne suit pas ou parce que leur salaire est trop bas. Comment le Gouvernement peut-il rester sourd face à ces cris du cœur qui viennent de la Belgique travailleuse ? »

Le porte-parole du parti de gauche conclut : « Les grandes entreprises cotées en bourses versent des milliards de dividendes, pourquoi les salaires ne pourraient-ils pas augmenter ? C’est une question de respect pour la classe travailleuse qui fait tourner notre société. Que ce soit pour revoir la loi de blocage salarial, le droit à la prépension dès 58 ans ou l’introduction d’un salaire minimum à 14 euros de l’heure, nous avons introduit des propositions de loi que nous mettons à la disposition du Gouvernement. »

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