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Après que la direction de Brussels Airlines ait mis en demeure les syndicats pour faire annuler la grève, le parti de gauche appelle le gouvernement à intervenir dans le dossier. « Après avoir sauvé l'entreprise avec l'argent de nos impôts, nous sommes devenus un actionnaire important », explique la députée PTB Maria Vindevoghel.

« Le gouvernement a une base légitime pour intervenir et doit le faire », selon la députée du parti de gauche. Menacer les travailleurs avec une mise en demeure constitue une attaque directe contre le droit de grève. Nous demandons dès lors au gouvernement d'intervenir directement en tant qu'actionnaire.

« Cette grève ne tombe pas du ciel. Les syndicats et la direction négocient depuis six mois déjà. Depuis le début de lʼépidémie, le gouvernement n'a trouvé de l'argent que par le biais de la Société Fédérale de Participations et d'Investissement. Mais cela ne suffit pas », continue Maria Vindevoghel. Il faut que le gouvernement soit plus actif car la situation dans lʼentreprise est intenable. La direction ne respecte pas les accords convenus et les CCT (Conventions collectives de travail). La direction a laissé partir un millier de travailleurs. Maintenant que la société réalise à nouveau un bénéfice opérationnel, Brussels Airlines doit renoncer à travailler avec moins de personnel et plus de productivité. Il faut à nouveau davantage de personnel pour faire face à l'augmentation du nombre de vols », conclut la députée.