(Photo Solidaire, Dieter Boone)

Le PTB demande que le projet de loi commun qui dépénalise le droit à l'avortement et étend le délai soit enfin voté au Parlement. "La décision prise aux États-Unis montre l'importance de continuer à se battre pour les droits des femmes. En dépénalisant et en étendant le droit à l'avortement, nous renforçons l'accès des femmes et envoyons un signal clair en tant que pays que nous ne cédons pas aux forces conservatrices de droite et que nous optons pour le droit des femmes à choisir pour leurs propres corps", a déclaré Sofie Merckx, chef de groupe du PTB au Parlement fédéral. 

Aux Etats-Unis, les juges conservateurs de la Cour suprême ont supprimé le droit à l'avortement de la Constitution, confiant ainsi l'initiative aux États. Un certain nombre d'États restreignent déjà ce droit. Cependant, l'interdiction de l'avortement n'empêche pas les avortements, elle ne fait que les rendre illégaux et dangereux. Cette décision représente un revers majeur pour les droits des femmes aux États-Unis et aura également un impact sur le reste du monde 

"C’est pour cela que nous remettons sur la table cette semaine la proposition de loi commune qui dépénalise et étend le droit à l'avortement", déclare Sofie Merckx. "Cette proposition a été signée par sept partis différents et il y a une majorité pour la soutenir au parlement. C'est le moment de la voter. La proposition dépénalise l'avortement, porte la durée légale à 18 semaines et réduit le délai de réflexion à 48 heures. Cela permettra d'aider les 500 femmes qui se rendent chaque année à l'étranger pour se faire avorter parce qu'elles ont dépassé le délai légal et de garantir qu'elles aussi aient droit à des soins appropriés. Le projet de loi est prêt et a fait l'objet de nombreuses discussions, mais il est resté au frigo depuis que le gouvernement Vivaldi a été formé sous la pression des partis conservateurs CD&V, N-VA et VB", a déclaré Sofie Merckx.

Aujourd'hui, les partis Vivaldi comme le PS, Groen, Open VLD proposent de lancer la procédure pour inscrire l'avortement dans la constitution. C'est une proposition que le PTB soutient également. Mais elle implique aussi une longue procédure d'auditions et la majorité des deux tiers n'est pas garantie.

Pourquoi attendre ? Le PTB pense qu'il est enfin temps de sortir le projet de loi commun du frigo. "Cette proposition renforcera immédiatement le droit à l'avortement. Nous pouvons maintenant envoyer un signal indiquant que nous ne cédons pas aux forces conservatrices de droite et que nous optons résolument pour les droits des femmes, pour leur droit de choisir et pour leur droit à la santé", conclut Sofie Merckx.