Le Conseil des ministres devrait s’atteler à l’amélioration des conditions de travail et de salaires des travailleurs

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Le Conseil des ministres restreint, élargi aux présidents des dix partis traditionnels, a pris ce samedi de nouvelles mesures en matière d’économie et de santé. En résumé : des cadeaux aux entreprises, mais peu de soutien aux travailleurs. 

Raoul Hedebouw, porte-parole national du PTB : « plutôt que pousser des publics précarisés à travailler dans des secteurs essentiels mal protégés en minant les comptes de la sécurité sociale, le gouvernement devrait s’atteler à améliorer les conditions sanitaires et les conditions salariales de ces secteurs. »

Qu’ils proviennent de la première ou deuxième ligne, les échos de terrain racontent la même histoire. Qu’ils ou elles soient aides-soignantes, postiers, actifs dans le secteur alimentaire, la distribution, la logistique, les soins de santé... ces travailleuses et travailleurs œuvrent dans des conditions sanitaires largement insuffisantes et pour des salaires bien souvent beaucoup trop bas.

« Partout, les travailleurs et travailleuses des secteurs essentiels manquent des masques, des gants, des gels désinfectants et autres matériel de protection. Nous pensions que le gouvernement allait répondre à cette urgence sanitaire. Nous pensons qu’il allait répondre aussi à l’urgence salariale qui touche celles et ceux qui sont en chômage économique. Mais c’est le contraire qui se passe », indique le porte-parole national et député fédéral

Depuis le début de la crise, le pays tient debout grâce aux travailleuses et travailleurs en première ligne ainsi qu’à la sécurité sociale – d’où proviennent les allocations pour le chômage temporaire et l’argent pour les soins de santé. Malgré cela, le Conseil des ministres décide que les entreprises des secteurs critiques pourront bénéficier de défiscalisations d’heures supplémentaires – minant donc la sécurité sociale –, et de renforts en provenance des publics les plus précarisés : étudiants, demandeurs d’asiles, travailleurs en CDD, chômeurs temporaires qui n’arrivent plus à boucler les fins de mois, ou travailleurs « prêtés » par un autre employeur le temps de la crise. 

Pour le PTB, la santé des travailleurs doit passer au-dessus du profit des entreprises. Il propose dès lors en priorité :

  • l’amélioration des conditions de travail pour les travailleurs en première et deuxième ligne. L’urgence est de trouver toutes les protections sanitaires nécessaires.
  • la garantie des revenus de celles et ceux qui sont en chômage économique via une taxe Corona exceptionnelle de 5 % sur les fortunes de plus de 3 millions d’euros.

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