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Le gouvernement fédéral prévoit de liquider plus de 5 000 emplois d’ici 2024. C’est ce qu’a calculé le service d’études du PTB en se basant sur les budgets fédéraux pour les dépenses de personnel en 2020 et 2021. Ces chiffres sont fournis par la Cour des comptes.

(Retrouvez le dossier complet ici)

« 5 000 emplois, c’est l’équivalent de deux fois la fermeture de l’usine Caterpillar à Gosselies (Charleroi). Et ici, en plus, c’est l’État le patron, réagit Raoul Hedebouw, chef du groupe PTB à la Chambre et porte-parole national du parti. Un massacre injustifiable et incompréhensible de l’emploi alors que le gouvernement affiche sa volonté d’arriver à un taux d’emploi de 80 %. C’est ça le “retour du cœur” promis par Paul Magnette ? On ne peut légitimement pas attendre d’un gouvernement comprenant quatre partis de gauche sur sept qu’il décide de supprimer 5 000 emplois publics fédéraux. »

Pour la seule année 2021, ce sont 760 emplois publics que la Vivaldi va détruire.

« Outre l’emploi perdu, ajoute Raoul Hedebouw, c’est également une destruction des services publics. Or, pour les moins nantis, le service public est, avec la sécurité sociale, le premier des revenus. La crise du covid a pourtant montré à quel point ces services publics sont le seul secours sérieux quand surviennent des catastrophes. »

« Par ailleurs, ces emplois, ce sont des salaires qui alimentent les caisses de la sécurité sociale et qui permettent également de consommer, c’est-à-dire de jouer un rôle avéré pour relancer l’économie, à l’inverse des cadeaux aux grandes entreprises, qui constituent souvent de simples effets d’aubaines. Si créer des emplois permet la relance, supprimer des emplois la compromet, que ces emplois soient privés ou publics », conclut le député du parti de gauche.



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