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« Soit vous renoncez à votre prime de fin d’année, soit je mets 15 personnes à la porte. » C’est le chantage exercé par le PDG de la chocolaterie sur les 170 travailleurs. Pour le député wallon du PTB Julien Liradelfo, « ce chantage est tout simplement inacceptable. Cette menace sur le non-paiement des primes est illégale. La direction doit garantir le paiement de ces primes et les travailleurs doivent pouvoir passer une fin d’année sereine ».

Dans un mail, la direction demandait aux 170 travailleurs de remplir un formulaire pour signifier qu’ils étaient d’accord de renoncer à leur prime de fin d’année. En cas d’accord, les travailleurs devaient choisir : « Soit vous abandonnez la prime de fin d’année en une seule fois, soit vous financez l’abandon de la prime de fin d‘année en la payant en 12 mois sur 2021. » Les travailleurs qui ont répondu « non », eux, ont ensuite reçu un coup de fil de la direction demandant pourquoi ils ne voulaient pas renoncer à leur droit…

Le PDG de l’entreprise justifie cette manœuvre illégale par une « nécessaire solidarité ». En cas de paiement des primes, il menace de devoir licencier 15 personnes. « Ce chantage est illégal car c’est aux syndicats qu’il revient de gérer les primes de fin d’année et pas à la direction », explique Julien Liradelfo.

Galler a effectivement connu des moments difficiles. Mais les derniers résultats sont très encourageants. En 2019, les bénéfices ont décollé et atteint 7 millions d’euros. « De plus, les actionnaires ne semblent pas avoir trop de problèmes de liquidités vu que Galler est la propriété de la famille souveraine du Qatar qui détient 75 % des actions de l’entreprise », note Julien Liradelfo.

Le député wallon interpellera la Région wallonne la semaine prochaine car celle-ci a investi 3 millions d’euros dans Galler, via Noshaq (ex-Meusinvest), le fonds d’investissement liégeois, essentiellement financé par de l’argent public. « De l’argent public investi dans une entreprise qui menace de ne pas payer les primes de ses travailleurs ? La Région ne peut pas accepter cela. Elle doit se positionner et défendre les travailleurs et le paiement de la prime », explique Julien Liradelfo.

Qui conclut : « Le PTB est de tout coeur avec les travailleurs qui ont déjà du mal à s’en sortir avec leur salaire en cette période difficile. Ce chantage dans le dos des syndicats doit cesser maintenant. Et les pouvoirs publics doivent obliger Galler à payer les primes. »

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