Journée internationale de lutte pour les droits des femmes : le PTB et Marianne réclament un salaire minimum de 14 euros de l'heure

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Aujourd'hui, 8 mars, Journée internationale de lutte pour les droits des femmes, les femmes du monde entier passent à l'action dans la rue et sur le lieu de travail. « L'inégalité entre les sexes est encore élevée et est structurellement ancrée dans notre société. C'est pourquoi nous allons descendre dans la rue cet après-midi », déclare Maartje De Vries, présidente de Marianne, le mouvement des femmes du PTB.

« Caissières, femmes de ménage, puéricultrices, aide-soignantes... Elles sont toutes au premier rang dans la lutte contre la Covid. De nombreux secteurs qui ont continué à tourner sont des secteurs typiquement féminins comme la santé, le nettoyage, la distribution... Ce faisant, elles courent de grands risques, souvent pour de très bas salaires. C'est pourquoi nous revendiquons un salaire minimum à 14 euros de l'heure », déclare Raoul Hedebouw, porte-parole du PTB et député fédéral. Le PTB a déposé une proposition de loi à cette fin.

La crise du coronavirus renforce les inégalités. « Un rapport de l'Organisation internationale du travail montre qu’au cours du deuxième trimestre de l'année dernière, la perte de revenus des femmes a été deux fois plus élevée que celle des hommes. Nous sommes d'ores et déjà confrontés à un écart salarial de 23,1%. Et celui-ci va probablement se creuser davantage », poursuit Maartje De Vries.

« L'augmentation du salaire minimum est importante pour réduire l'écart salarial, car les femmes sont surreprésentées dans la catégorie des salaires les plus bas. Tant qu'il y aura l'inégalité économique, Il ne peut être question d'égalité, ajouter Raoul Hedebouw. Un salaire minimum de 14 euros de l'heure est bon pour tout le monde : pour les femmes et pour l'ensemble de la classe travailleuse, qui se bat aujourd'hui dans le cadre des négociations de l'AIP pour une augmentation de salaire décente. »

Le PTB et Marianne réclament également plus de fermeté dans la lutte contre la violence envers les femmes et contre le sexisme. Ce sont des problèmes persistants. Tout récemment encore, deux violeurs gantois s'en sont tirés avec des peines clémentes et avec sursis. De telles sanctions montrent la sous-estimation totale du problème. « Il y a un manque de sens de l'urgence chez nos décideurs politiques, estime Maartje De Vries. Nous constatons une augmentation de la violence avec la crise du coronavirus. Malgré les belles promesses des autorités compétentes, la liste des nouvelles victimes s’allonge. C'est pourquoi nous exigeons une prise en main efficace de la violence contre les femmes. »

Finalement, le 8 mars, le PTB et Marianne insistent sur l'importance du droit à l'avortement. Un droit durement gagné qui fait l’objet d’attaques dans de nombreux pays. Au niveau national, le projet de loi visant à dépénaliser l'avortement a été utilisé comme monnaie d'échange lors des négociations gouvernementales. « C'est une absurdité de voir cette proposition de loi sacrifiée pour des postes ministériels. Alors qu'ils y sont favorables, les socialistes, les verts et les libéraux n'ont pas hésité à mettre la proposition au frigo. Le gouvernement enterre le dossier. Que peut-on déduire d'autre du fait que la commission chargée d'examiner la proposition de loi n'a toujours pas été formée ? Nous exigeons que la proposition de loi soit soumise au Parlement dans les plus brefs délais », conclut Maartje De Vries.

Le PTB et Marianne participent aujourd'hui aux actions de la Journée internationale des femmes dans tout le pays.

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