Photo Lina Riad

Ce dimanche, à l'initiative de la section locale du PTB, les Jettois ont mené une 5ème action en 5 mois pour protester contre la fermeture du guichet de la gare. « La décision de fermer le guichet date du mois de février, explique Karel Vermeersch, porte-parole du PTB Jette. En février, nous étions 6, en mars 40 et aujourd’hui, nous avons rassemblé 70 personnes. Les Jettois sont très attachés à leur gare qui est fréquentée chaque jour par 3 500 personnes. »

Le projet de fermer le guichet de la gare date de février de cette année. En plus de celui de Jette, 43 autres guichets sont menacés de disparition à travers tout le pays. Maria Vindevoghel, députée fédérale du PTB était présente à l’action : « Je ne vois pas uniquement des actions de protestation à Jette, mais aussi à Renaix, Liège, Zaventem et dans beaucoup d’autres communes. La fermeture des gares suscite partout de la colère car il s’agit d’une nouvelle attaque contre nos services publics. »

La gare de Jette est l’une des plus grandes « petites gares » de Bruxelles. 5 lignes y passent et la gare compte 4 quais. « La SNCB sous-estime l’importance de cette gare pour la mobilité des Jettois. Il est de plus en plus difficile de se déplacer en voiture en ville et il y a, en outre, la taxe kilométrique qui se profile. C’est incompréhensible, vu ce contexte, qu’on réduise l’offre de service d’une gare », dénonce Karel Vermeersch.

Le conseil communal de Jette a plaidé pour que la SNCB réaménage la gare mais, pour le porte-parole du PTB, ce n’est pas suffisant : « Un nouveau projet pour la gare, c’est positif mais c’est un miroir aux alouettes. Nous voulons que le guichet reste ouvert pour qu’à terme, il fasse partie du nouveau projet de gare. La gare du futur est, selon nous, une gare qui offre un service maximal à ses usagers. »

L’un des éléments qui explique la mobilisation tenace des riverains peut être la démographie jettoise. « Dans notre commune, il y a beaucoup de personnes plus âgées qui ne s’en sortent pas avec les automates et l’application en ligne. La SNCB les abandonne. La fermeture du guichet est une absurdité. Nous demandons donc à la SNCB de revenir sur sa décision », conclut Karel Vermeersch.

 

 

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