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La proposition de loi qui dépénalise complètement l’IVG, qui allonge le délai à 18 semaines et supprime l’attente obligatoire de 6 jours, sera soumis au vote ce jeudi en séance plénière. Le PTB demande à tous les partis de s’assurer que la loi ne soit de nouveau pas envoyée en commission et qu’elle soit bien votée demain en séance plénière dans l’intérêt des droits des femmes.

Sofie Merckx, médecin en maison médicale et députée fédérale PTB : « Ce changement législatif répond aux attentes des associations de terrain et de lutte pour le droit des femmes. Allonger le délai à 18 semaines permettra aussi de répondre aux besoins de rares femmes – mais qui vivent souvent des situations dramatiques- qui découvrent la grossesse tardivement et qui doivent se rendre à l’étranger actuellement. » 

Et de poursuivre : « Cette proposition de loi a fait l’objet de longs débats au Parlement, elle a rassemblé une majorité claire en commission, et elle est passé deux fois par un avis positif du conseil d’État. Certains partis veulent malheureusement continuer le jeu de blocage qui dure depuis des mois en évitant qu’elle ne soit soumise au vote en séance plénière demain. Certains partis en font une monnaie d’échange par rapport à la formation d’un gouvernement. C’est inacceptable, le corps des femmes ne peut pas être marchandé de la sorte. Comment peut-on envisager de céder à ce chantage et sacrifier ces droits pour un poste de ministre dans un hypothétique futur gouvernement ?»

C’est pour éviter ce énième blocage que les associations de terrain ont organisé une mobilisation devant le palais de justice ce midi. Le parti de gauche était également présent en soutien à cette action.

« Il ne faudrait pas que les partis oublient qu’il s’agit ici du droit des femmes. Ce serait un signal grave envers toutes les femmes et nous espérons que le vote pourra avoir lieu demain. C’est pourquoi nous demandons à tous les partis de s’assurer que la loi ne soit – de nouveau – pas envoyée en commission et qu’elle soit bien votée demain en séance plénière. La Belgique serait alors dotée d’une législation progressiste en la matière et qui répond aux besoins des femmes », conclut Sofie Merckx.


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