Inondations: Le PTB veut la transparence totale sur l'accord conclu avec les assureurs privés et demande la convocation d'une commission parlementaire

Photo Shutterstock

Le PTB dénonce le refus d’Elio Di Rupo (PS) de « révéler les dessous » de l’accord conclu avec les assurances privées. « Il a explicitement refusé de répondre aux journalistes qui l’ont interrogé, ce n’est pas normal, réagit Julien Liradelfo, député wallon du PTB. Nous avons le droit de savoir. Surtout quand on voit les compagnies d'assurance privées s'en tirer à bon compte et refiler l’essentiel de la facture des dégâts à la collectivité. » Le PTB s’oppose à l'accord conclu entre le Gouvernement wallon et les compagnies d'assurance privées pour l'indemnisation des victimes des inondations et veut toute la transparence.

Le parti de gauche a demandé la convocation d’une commission au parlement wallon afin que le ministre-Président wallon vienne faire toute la transparence sur cet accord, ainsi que sur la gestion catastrophique de la crise jusqu’ici.

Pour le PTB, les déclarations de Di Rupo renforcent les soupçons selon lesquels les grands groupes d'assurances privées auraient obtenu des contreparties avantageuses de la part du Gouvernement wallon. Julien Liradelfo réagit: « Le ministre-Président refuse de révéler l’accord mais on peut imaginer de quoi il s'agit : les boîtes d'assurance assument depuis un certain temps leur volonté de rendre les assurances habitation et contenu obligatoires et d'augmenter les primes. Ainsi, ce serait à nouveau à la population de passer à la caisse. C’est inacceptable. Nous voulons donc rapidement entendre Di Rupo au parlement pour avoir tous les détails de cet accord. »

Le député wallon du PTB estime que les compagnies d’assurance doivent couvrir l’entièreté des dégâts des victimes des inondations. « Les grands groupes d'assurance privées en ont largement les moyens, conclut Julien Liradelfo. Prenons Ageas, plus grand assureur en Belgique : ils viennent d’annoncer qu’en 2021, ils vont faire un bénéfice entre 850 et 950 millions d’euros. Même en tenant compte des inondations. Pendant des années, la population paie des primes au prix fort, pour être justement assurée en cas de problème. Il est donc tout à fait logique que les assurances, largement bénéficiaires, couvrent l'entièreté des dégâts. »

Suivez le PTB