Hôpitaux psychiatriques, institutions pour personnes en situation de handicap et coronavirus : « Nos patients ont-ils de la valeur ? »

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Avec les maisons de repos, les hôpitaux psychiatriques, les établissements pour personnes en situation de handicap et les maisons de soins psychiatriques font partie des institutions avec des patients fragiles qui devraient être particulièrement protégées contre le virus. Ce n'est pourtant pas le cas. Dans ces institutions, la détresse et le dénuement pour faire face à la crise sont forts. Et l'action la plus visible des gouvernements, c'est leur absence.

Alors qu'elles sont considérées comme des institutions de première ligne, le soutien apporté par le gouvernement aux travailleurs, résidents et patients est quasi proche du néant. Malgré le dévouement du personnel, et souvent aussi un directeur ou un responsable qui a à cœur de faire le maximum pour les résidents et le personnel, la situation reste largement problématique. Le matériel de protection est arrivé tard et continue à manquer. Et ni le personnel ni les résidents ou patients ne sont testés.

Pourtant, le public y est fragile. Dans les maisons de repos, l'âge, le système immunitaire et parfois la démence facilitent le travail du virus qui y fait des ravages. Dans les institutions pour personnes en situation de handicap, les enfants ou les adultes ont aussi un système immunitaire qui est plus faible. La proximité rend la propagation plus simple. Et parfois, les patients ou les résidents ne comprennent pas la maladie et les difficultés liées au confinement.

Le 8 avril, un papa et une maman d'enfants en situation de handicap publient une carte blanche poignante, sur les réseaux sociaux1. On peut y lire ceci : « La façon dont nos enfants sont pris en charge pendant cette crise du coronavirus est incroyable : tous les employés sont déterminés à fournir à 200 % les meilleurs soins possible à nos enfants dans ces circonstances très difficiles. Ce sont à juste titre des héros de l'entraide. Nous attendons des héros qu'ils soient valorisés non seulement en paroles mais aussi en actes. » Et ces parents de dénoncer une situation dramatique en pointant le manque de tests et de matériel.

Pénurie de matériel

Les témoignages, de plus en plus nombreux au fil des jours, vont tous dans le même sens : les masques sont arrivés très tard et en petite quantité. De plus, les consignes sont tout simplement absentes. Fin mars, en plein cœur de l'épidémie, la Fédération des institutions de soins de santé wallonnes et bruxelloises tire la sonnette d'alarme : « Le secteur non hospitalier de la santé mentale a reçu quelques masques des Régions, ce qui leur offre un répit temporaire, mais les hôpitaux psychiatriques sont les grands oubliés. Ni le Fédéral ni les Régions n’ont prévu de leur livrer du matériel de protection. [...] Certains en ont quelques centaines, mais pour beaucoup, cela se compte en dizaines. Les besoins, eux, s’évaluent en milliers2 ! » Finalement, dans plusieurs institutions, des masques sont livrés à partir du 1er avril. Mais en assez petite quantité. Une institution pour personnes en situation de handicap dans le Limbourg n'avait, par exemple, reçu aucun masque au 15 avril. Quelques jours plus tard, ils ont reçu une petite quantité de masques chirurgicaux. À ce jour, cette institution n'avait aucun masque FFP2. Pareil pour un grand centre pour personnes handicapées en province d'Anvers. Lorsque Médecine pour le Peuple y a fait un don de 1 000 masques, la direction de cette institution a répondu : « Nous avons dû attendre des semaines avant de recevoir quelque chose du gouvernement, et encore, c'est arrivé en quantité insuffisante. Le matériel que vous nous donnez sera donc clairement utilisé à bon escient.  »

Si on peut voir quelques différences entre les Régions du pays, l'ampleur de la catastrophe est plus ou moins égale. La Wallonie n'échappe pas à ce grave problème. Voici ce que m'envoie un travailleur d'un hôpital psychiatrique il y a quelques jours :  « Les masques ne sont arrivés que le 3 avril. Et il n'y en a qu'un seul par agent par jour. C'est inadmissible. Au niveau des tenues de travail, on est même en pénurie. T'imagines ? » D'ailleurs, début avril, certaines institutions n'avaient toujours reçu aucun masque des autorités.

7 ministres pour 0 test pour les patients psychiatriques et les personnes en situation de handicap

L'absence de masques n'est évidemment pas le seul problème. Car dans les maisons de repos ou dans les institutions pour personnes en situation de handicap ou personnes avec des troubles psychiatriques, le testing est essentiel. C'est un indicateur, une barrière. C'est l'outil pour détecter la maladie et donc empêcher sa progression. Car sans savoir où se trouve le virus, on ne peut pas le combattre. Même si le testing n’est qu’un indicateur momentané, c’est un indicateur pour pouvoir réorganiser les soins si nécessaire en séparant les résidents et le personnel contaminés de ceux qui ne le sont pas. Le testing permet aussi aux personnes infectées sans symptômes de savoir qu'elles sont contaminées et qu'elles peuvent donc aussi contaminer d'autres personnes malgré elles.

Pourtant, bien que ce testing soit nécessaire et que nos ministres promettent de tester tout le monde, les faits sont implacables : il n'y a toujours pas de testing dans ces institutions ou alors il est organisé au compte-gouttes. « Je ne vois rien que le soleil qui poudroie, et l'herbe qui verdoie », répondait Anne à sa sœur qui lui demandait avec insistance « Anne, ma soeur Anne, ne vois-tu rien venir ? » dans le conte de Barbe bleue. « Où sont les tests pour les centres pour personnes en situation de handicap et les institutions pour patients psychiatriques ? », s'interrogent les travailleurs et les familles qui sont obligés de constater les promesses non tenues du gouvernement. Sur le terrain, les conséquences sont catastrophiques, comme le montre ce témoignage qu'une infirmière d'une grosse institution pour patients psychiatriques, où se côtoient 600 patients et travailleurs, m'a envoyé : « J'ai arrêté de travailler pendant 7 jours suite aux symptômes. Mon médecin a exigé que je sois testé avant de reprendre le travail. Mais personne n'est testé dans l'institution. Donc j'ai téléphoné à l'hôpital. Ils m'ont répondu qu'ils me recontacteraient. J'ai donc pris les devants et j'ai été dans un laboratoire privé. Là, on m'a testé. Deux jours plus tard, on m'a sonné pour m'expliquer que le test était bloqué par le service public fédéral de la Santé publique car pas prioritaire. J'ai repris le travail sans rien savoir. Mais je suis certain, vu mes symptômes, que j'ai le coronavirus. »

Quelle est la valeur d'une personne en situation de handicap ou d'un patient psychiatrique sous le capitalisme ?

En cas de situation médicale interpellante, la consigne est claire : il ne faut diriger les patients atteints par l’épidémie vers les hôpitaux qu’en dernier recours, afin de ne pas les surcharger. « C’est problématique, nous ne sommes pas experts en suivi somatique. Ni urgentistes, ni pneumologues, mais psychiatres. Nous sommes un peu laissés à l’abandon par rapport à notre espace de responsabilité médicale3 », explique Pierre Oswald, directeur médical du Centre hospitalier Jean Titeca.

Les conséquences sont malheureusement évidentes. Les personnes en situation de handicap subissent les mêmes règles d'exclusion que les personnes âgées dans les homes. On ne leur donne pas les mêmes chances de guérison qu’au reste de la population. Cette différence de valeur, un directeur d'une institution pour personnes en situation de handicap en Wallonie en a fait la douloureuse expérience. Il a récemment reçu un coup de fil de l’hôpital où l’un de ses résidents atteint du Covid-19 avait été finalement envoyé. Son patient est un monsieur de 55 ans, porteur de la trisomie 21. « Au bout du fil, on m’a indiqué que notre résident n’était pas prioritaire. Qu’il était en fin de vie. [...] C’est démocratiquement et humainement inadmissible. […] Certes, et statistiquement parlant, une personne porteuse de trisomie affiche une espérance de vie moindre que le commun des mortels. Mais je peux témoigner de pensionnaires âgés de 70 à 80 ans qui vivent très bien. Plus que jamais, nous devons rester vigilants, solidaires et empathiques face à la vie concrète des personnes, mais aussi de nos travailleurs au sein de nos services. Sur le plan éthique, nous devrons tirer des leçons de la crise du Covid-19 afin d’améliorer nos approches4. »

Le handicap et les soins aux plus fragiles sous la pression du marché et des politiques d'austérité

Une société développée devrait accorder une attention particulière aux plus faibles, aux plus isolés, aux plus instables d'entre nous. Cela nécessite des moyens. Or, le secteur est soumis en permanence aux pressions des économies et d'une commercialisation rampante.

Comme beaucoup d'autres, ce secteur n'échappe pas non plus à la privatisation. Même si celle-ci est beaucoup moins développée que dans les maisons de repos, le secteur aiguise l'appétit de certains requins. En 2014, par exemple, la gestion du centre de psychiatrie légale de Gand a été octroyée à un consortium privé regroupant entre autres Sodexo, Securitas et Parnassia.5 En 2017, la gestion d'un deuxième centre psychiatrique, celui d'Anvers, a été donnée par le conseil des ministres aux mêmes opérateurs privés.6 C'est un pas en avant dans la privatisation de ce secteur. Parnassia est une multinationale hollandaise de 13 000 travailleurs qui gère, entre autres, des centres psychiatriques, principalement en Hollande. Le groupe a fait un bénéfice de 11 millions d’euros en 2017 et a distribué plusieurs fois des dividendes à ses actionnaires.7 Le dirigeant de cette multinationale, Stephan Valk, a reçu en 2016 le prix peu envieux « du plus gros profiteur » de la ville de Den Haag. Aux Pays-Bas, d'ailleurs, le groupe Parnassia ne fait pas exception. Une étude8 intéressante intitulée « Les bénéfices dans le secteur des soins aux Pays-Bas » réalisée en 2017 y a montré que 174 entreprises réalisent un bénéfice de plus de 10 %. Le secteur des soins ne se limite pas à la prise en charge des aînés, des personnes en situation de handicap ou des patients atteints de troubles psychiatriques. Il y a des secteurs, comme celui des hôpitaux spécialisés, où la marge bénéficiaire atteint 12 % en moyenne. Mais l'étude démontre que la marge bénéficiaire dans le secteur de la prise en charge des personnes en situation de handicap et des patients atteints de troubles psychiatriques n'est également pas négligeable. L'étude la chiffre à 5 %. Soit beaucoup plus qu'un compte d'épargne…

Certains pourraient dire que ce phénomène est peu répandu en Belgique et qu'il ne touche, avec deux centres psychiatriques, que la Flandre. C'est vrai que la privatisation de ce secteur est à ses premiers balbutiements. Mais c'est un phénomène qui se répand. Il suffit de voir celui des maisons de repos pour comprendre qu'aucun secteur n'est à l'abri. Dans ce dernier, la privatisation (et la concentration qui va avec) est bien avancée en Belgique et plus particulièrement à Bruxelles et en Wallonie. En 1999, la majorité des places en maisons de repos et soins (MRS) bruxelloises étaient gérées par le public. Aujourd'hui, 66 % d'entre elles sont gérées par des groupes commerciaux. Et un tiers des lits sont gérés par quatre grands groupes privés. En Wallonie, la privatisation a atteint 47 % des lits. En Flandre, on est passé de 17 % à 30 % en moins de deux ans...9 Une des quatre grandes multinationales actives dans le secteur en Belgique, le groupe français Korian, a fait en 2018 123 millions d’euros de bénéfices et a reversé 66 millions d’euros de dividendes à ses actionnaires.10 Sa filiale belge, Senior Living Group, a fait un bénéfice net de 52 278 000 d’euros en 2018… Mais le capital en veut toujours plus. Femarbel, la Fédération des maisons de repos, a fait ses calculs : entre 2030 et 2050, la capacité des lits en maisons de repos devrait passer de 178 500 lits à 287000 lits. D’ici là, il faudra aussi 14,5 millions de mètres carrés en plus pour l’hébergement des seniors. À 2 000 euros le mètre carré en neuf (ou 1 200 euros en rénovation), ce sont des milliards d’euros d’investissements. Les appétits du privé s'aiguisent, donc.

Que ce soit pour les seniors, les personnes en situation de handicap, les patients psychiatriques ou les travailleurs de ces secteurs, les conséquences sont les mêmes : ce sont eux qui vont financer les bénéfices de ces groupes. On investit moins de personnel par résident ou patient, on augmente les coûts d'hébergement, on fait des économies sur le matériel… Et quand on doit faire face à une crise sanitaire d'ampleur comme l'épidémie de coronavirus, tout le monde trinque. Jusqu'à la mort.

Plus de ministres mais moins de fric

Mais la privatisation et la marchandisation du secteur ne sont pas les seuls problèmes. Car le fédéralisme de division a fait aussi, ces dernières années, beaucoup de mal au secteur. Dans un précédent article, j'ai expliqué les conséquences néfastes de cette multiplication des ministres chargés de gérer la crise du coronavirus dans les maisons de repos en expliquant le lien entre ce nombre de ministres et cette idéologie du chacun pour soi, où les choses ne sont pas organisées, prises en main, décidées, avec un plan d'ensemble, cohérent, qui s'applique de la même façon à tous. Mais l'analyse de cet aspect pour le secteur des soins psychiatriques est encore plus éclairante… Car cette logique absurde (et criminelle quand on est face à des crises de grande ampleur) de la division est encore plus aboutie.

En 2014, la 6e réforme de l’État a transféré les compétences liées aux maisons de soins psychiatriques du fédéral aux entités fédérées. Conséquence politique ? Il n'y a jamais eu autant de ministres, d'institutions, de centres de cogestion, de comités de branches pour gérer les soins aux personnes âgées (3 milliards d’euros), les soins de santé mentale (200 millions d’euros), les personnes handicapées (80 millions d’euros).11 Mais il n'y a jamais eu aussi peu d'argent pour mener dans ces secteurs une politique efficace. Les compétences ont bien été transférées, mais ce n'est pas le cas de tous les moyens. C'est le paradoxe de cette division permanente des institutions en Belgique, où la langue, la culture et le territoire sont des prétextes pour traiter les gens différemment suivant qu'ils habitent au nord, au sud, au centre, où qu'ils parlent le néerlandais, le français ou l'allemand.

Alors qu'avant, ces compétences étaient fédérales, dans les mains de l'État, elles ont été transférées aux Communautés. Conséquence ? Accrochez-vous. En Flandre, c'est la Communauté flamande qui prend les rênes. La gestion des nouvelles compétences a été confiée à l’administration flamande, avec la mise sur pied de la Vlaamse Sociale Bescherming (VSB) qui gère le « zorgverzekering » (assurance autonomie), le « basisondersteunigbudget » (soutien au handicap) et le « tegemoetkoming voor hulp aan bejaarden » (l'allocation d’aide aux personnes âgées). En 2019, d’autres compétences y seront jointes comme les maisons de repos, les aides à la mobilité, la santé mentale et la revalidation. Pour ce qui est de la Communauté germanophone, c'est la Dienststelle für Selbststimmtes Leben (agence pour une vie autodéterminée) qui gère (partiellement) le dossier. La DSL s’occupera des matières liées à l’aide à la personne, s’adressant aux personnes dépendantes et à leurs proches, ainsi qu’aux malades de longue durée. Par contre, c'est l’administration qui gérera directement les matières liées à la santé (prévention et promotion de la santé, revalidation, financement des hôpitaux et des maisons de repos) et non la DSL. Du côté francophone, c'est encore plus compliqué. Les accords de la Sainte-Émilie, scellés en septembre 2013, prévoient le transfert de ces matières vers la Région wallonne (RW) pour la partie sud du pays et vers la Commission communautaire française (Cocof) pour Bruxelles. Toujours via les accords de la Sainte-Émilie et la loi spéciale de financement, une migration des institutions de la Cocof vers la Commission communautaire commune (Cocom) est mise en place. Vous avez mal à la tête ? C'est pas grave. Il y en a encore. Car une coupole intrafrancophone RW/Fédération Wallonie-Bruxelles/Cocof est mise en place afin de jouer le rôle d’organe de concertation entre francophones. En Wallonie, c'est l’AViQ (Agence pour une vie de qualité) qui est en charge des matières de santé, handicap et famille. L'AViQ a trois comités de branches pour les trois secteurs repris ci-dessus. Et à Bruxelles, c'est Iriscare qui prend en charge ces matières, sauf qu'une ordonnance qui précise que certaines matières ne seront pas gérées par Iriscare, mais bien par l’administration de la Cocom a finalement été adoptée le 23 mars 2017.

On pourrait croire ce cauchemar institutionnel terminé, mais il ne l'est pas. Car pour les soins psychiatriques, la situation est encore pire : la santé mentale hospitalière reste au niveau fédéral mais la santé mentale ambulatoire est régionalisée. Pour le patient qui n'en a cure de savoir de quel niveau de pouvoir sa santé dépend, c'est un problème. Car les moyens ne suivent pas. En effet, la directive est de fermer des lits psychiatriques. Mais ce qui est économisé au fédéral par la fermeture des lits n'est pas renvoyé au régional pour stimuler et renforcer les soins ambulatoires. Il faut donc faire avec moins. Encore moins. Toujours moins.

Comment s'étonner, devant cet amas de ministres, institutions, comités et organismes en tous genres que dans notre pays, pour justifier leur incapacité à résoudre la crise, chaque ministre, chaque institution, renvoie la balle à l'autre ?

Ce système ultrabureaucratique qui complexifie, qui divise, qui compartimente, qui différencie et qui met en concurrence les résidents, les patients et les travailleurs entre eux est à l'image de notre société. Une société dépassée, obsolète, aux structures inefficaces et basées sur l'intérêt de quelques-uns, incapable de mettre ensemble l'intelligence humaine et la force d'action des gens pour résoudre les problèmes de sociétés. Comme le disait Marx, « la bureaucratie n’est pas l’esprit de l’État, mais son manque d’esprit ». Et ce manque d'esprit a des conséquences désastreuses. Dans les maisons de repos. Mais aussi dans les institutions pour personnes en situation de handicap ou pour patients psychiatriques.

Dans une Belgique où le financement, le personnel et le matériel de protection doivent d'abord passer dans les mailles du libre marché économique, de la concurrence politique, de la division bureaucratique et du labyrinthe institutionnel, le système n'aide pas à combattre le coronavirus. Car ces mailles sont tellement fines qu'au final, dans les institutions pour personnes en situation de handicap ou patients psychiatriques, peu de masques y passent et les tests, eux, trépassent. Que reste-t-il, dès lors, aux plus fragiles de cette société pour se protéger de ce virus ? D'abord, la force et l'abnégation des dizaines de milliers de travailleurs qui tentent de faire, avec ce qu'ils ont, le maximum pour pallier les défauts de cette économie qui place le profit au-dessus de tout autre intérêt. Mais aussi la volonté d'une partie grandissante de la population, qui tire chaque jour un peu plus les leçons de cette catastrophe, de rejeter ces divisions absurdes et cette mainmise du capitalisme sur tout ce qui détermine notre santé. Et notre vie.

 

 

1. https://sociaal.net/opinie/corona-duwt-gehandicaptenzorg-in-hoek-waar-de-klappen-vallen/?utm_source=Sociaal.Net+Nieuwsbrief&utm_campaign=af1dcac238-2020_04_14_R_Corona-treft-kwetsbare-mensen&utm_medium=email&utm_term=0_6d9a78bd7c-af1dcac238-297595369

2. « Coronavirus: les hôpitaux psychiatriques ne reçoivent pas de masques », Le Soir, 25 mars 2020.

3. « Les hôpitaux psychiatriques se sentent délaissés », L’Écho, 3 avril 2020.

4. https://centre.lanouvellegazette.be/541574/article/2020-04-03/trois-residents-de-saint-alfred-casteau-decedes-du-covid-19

5. https://www.maisonmedicale.org/Crise-austerite-et-regionalisation.html

6. https://www.parnassiagroep.nl/wie-we-zijn/nieuws/-/tweede-fpc-in-belgie-gegund-aan-parnassia-groep-fpc-de-kijvelanden-en-sodexo-fpc-antwerpen

7. L'année 2018 a été plus difficile avec une perte.

8. https://gupta-strategists.nl/storage/files/170213-Winst-in-de-Nederlandse-Zorgsector.pdf

9. « Het grote rusthuisdossier – deel 3 », Het Nieuwsblad, 21 janvier 2020.

10. Comptes consolidés de Korian pour l'année fiscale 2018.

11. https://questionsante.org/nos-publications-periodiques/bruxelles-sante/215-anciens-numeros-de-bruxelles-sante/bruxelles-sante-n-90-juin-2018/1089-6eme-reforme-de-l-etat-et-sante-ou-en-est-on

 


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