GSK : sur 10 ans, la multinationale a bénéficié de 4,2 milliards d’euros de déduction d’impôts

Photo : Belga

Le service d'études du PTB a analysé la situation fiscale de la multinationale GSK en Belgique. « Au cours des 10 dernières années, GSK a pu déduire 4,2 milliards d’euros, constate Germain Mugemangango, porte-parole francophone du PTB. Cette multinationale a profité au maximum de deux niches fiscales. D’une part, la déduction pour revenu de brevets qui lui permet de déduire 2,6 milliards d’euros et d’autre part les intérêts notionnels qui lui permettent de déduire près de 1,6 milliards d’euros. Des montants pharamineux ! »

Découvrez l'étude complète du PTB.

Le parti de gauche dénonce aussi l’implication de la multinationale dans la création de mesures qui lui sont avantageuse sur le plan fiscal. « En effet, ce qui est complètement fou, c’est que ce n’est pas le cabinet du ministre des finances de l’époque, le libéral Didier Reynders, qui a été à la manœuvre pour l’écriture du texte de loi concernant la déduction pour revenus de brevets, s’étonne le porte-parole du PTB.  C’est carrément un bureau d’avocat, Linklaters, appointé par GSK qui s’en est chargé. »

Le PTB constate aussi que ces mesures manquent leur objectif affiché. « Le gouvernement libéral-socialiste qui a fait voter ces mesures prétendait que ça allait être positif pour l’emploi mais ce n’est pas ce que vivent les gens, commente Germain Mugemangango. GSK est une entreprise largement bénéficiaire qui profite largement des avantages fiscaux de ce pays mais qui n’hésite pas pour autant à détruire près d’un millier d’emplois. Les mécanismes fiscaux dont bénéficient ces multinationales ne garantissent donc rien du tout. »

Pour le PTB, ces mécanismes doivent disparaître. « Ils sont avantageux pour les multinationales mais ne rapportent rien à la collectivité, constate Germain Mugemangango. De plus, toute subvention ou facilité fiscale accordée aux entreprises doit être conditionnée de manière contraignante à des impératifs écologiques et sociaux comme le maintien d’emplois de qualité. Si des entreprises qui ont ainsi été soutenues par les fonds publics licencient, elles doivent rendre en tout ou en partie les cadeaux perçus. C’est ce qui doit se passer pour GSK si cette multinationale maintient son plan de licenciement. »


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  • Loic Simons
    a commenté 2020-02-08 10:37:38 +0100
    Quel est le chiffre d’affaire de cette société et combien sont revenue dans les caisses de l’état via la tva, précompte employeur et ouvriers,… Il faut tout de même nuancer un peu ces chiffres. Mais, de tels cadeaux de l’état ne sont pas tolérable, on parle de société privée, on taxe le PTB de communiste, mais si la masse salariale de gsk égale les avantages fiscaux dont elle bénéficie on peut dès lors lors parler d’entreprise publique !!!! Donc le Mr-ps and Co ne sont t’ils pas plus les plus communistes ! Sauf dans le sens de la redistribution des richesses ! À méditer !!!
  • fernand soupart
    a commenté 2020-02-07 17:01:33 +0100
    voila bien la preuve que le gouvernement michel a bien fait de beau cadeaux a gsk , et aprés le MR viendra critiquer le ps qui demande un audit sur le taxshif et il on raison de demander cela , mais pendant ce temps la l entreprise fait des reccord de benefice et mon on fout des gens au chomage , or que la bos gagne 7million euro par ans , aller quoi s et pas logique et bien sur les syndicat on pas de COUILLE assez pour dire mon pas question , il d ici 25 ans sa serait pas passer comme sa il aurait eu des greves et des arret travaille ici ben les syndicat sans couille vons dire oui ok pas de probleme et le gouvernement dirupo que fait t il il serait temps de mettre les pied dans le plat comme aon dit

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