Photo Shutterstock

Les héros du coronavirus reflètent la diversité de la classe travailleuse, mêlant toutes les origines, couleurs de peau et religions. Ensemble, nous faisons tourner le monde. Faisons donc front ensemble contre le racisme et la discrimination et pour le progrès social. Le 21 mars, journée internationale de lutte contre le racisme, le PTB sera présent à diverses actions dans tout le pays.

L'année écoulée l'a montré une fois de plus : la classe travailleuse fait tourner la société. Cette classe travailleuse, c'est nous. Soins, nettoyage, transports, restauration, services de livraison, production de biens essentiels... Les véritables héros de la crise du coronavirus sont présents dans tous ces secteurs. Ils ont été applaudis pendant des mois. À juste titre. Mais ils méritent également de meilleures conditions de travail, un salaire plus élevé et une pension décente (voir l'appel à la grève nationale le 29 mars). Ce ne serait pas bon pour eux de se laisser diviser par des discours du style « Nos gens d'abord », comme le promeut le Vlaams Belang.

Ces secteurs se caractérisent non seulement par de bas salaires et des conditions de travail pénibles, mais aussi par la grande diversité des personnes qui y travaillent. C'est d'ailleurs justement dans ces secteurs que travaillent la plupart des personnes issues de l'immigration en Belgique.

Dans le secteur des soins, par exemple, il n'est pas rare de trouver des institutions dans lesquelles 80 % du personnel soignant sont des femmes d'origine non belge. Si, en tant que classe travailleuse, nous voulons être forts dans notre lutte pour de meilleures conditions de travail et de meilleurs salaires, nous ne pouvons pas nous laisser diviser. Unis, nous sommes plus forts.

Le racisme mène à la violence

Une classe travailleuse divisée est une classe travailleuse affaiblie. Du pain bénit pour le patronat et l'élite. Il n'y a rien d'étonnant à ce que l'extrême droite soutienne le gouvernement au moment de voter le blocage de nos salaires, ni qu'elle tente systématiquement de semer la haine et la division parmi la classe travailleuse.

Elle le fait en dépeignant les personnes issues de l'immigration comme des profiteurs et des criminels. Ces personnes, qui travaillent ici et font tourner la société, sont présentées comme une charge pour notre sécurité sociale, alors que c'est justement la droite qui détricote cette sécurité sociale. Et que dire de l'attitude du Vlaams Belang qui ne cesse de faire passer les musulmans pour de potentiels terroristes…

Ce type d'incitation à la haine conduit non seulement à la division entre les travailleurs, mais aussi à la violence. Dans notre pays, les violences racistes ont augmenté de manière alarmante au cours des dernières années. À Anvers, des synagogues ont été souillées de tags haineux. À Bilzen, un futur centre pour demandeurs d'asile a été incendié. À Charleroi, des femmes musulmanes se sont fait arracher leur foulard. L'étudiant Sanda Dia est mort des conséquences de violences. Et ce ne sont que quelques-uns des innombrables délits crimes et délits enregistrés en quelques années.

Et n'oublions pas la violence, moins visible mais croissante, organisée contre les personnes qui ont dû fuir leur pays. On pense ainsi aux appels au « nettoyage » des demandeurs d'asile, que ce soit au parc Maximilien, à Dunkerque ou aux frontières de la forteresse Europe.

Des droits égaux, pas de citoyens de première et de seconde classe

Un racisme qui peut s'exprimer ouvertement, une violence qui se normalise. En fin de compte, cela nous concerne toutes et tous. On tente aujourd'hui de nous priver des droits pour lesquels nous nous avons lutté durement, pendant si longtemps. Le droit à un travail décent, le droit à la pension, le droit à un toit, le droit à des soins médicaux, le droit à des allocations familiales, le droit à la sécurité sociale, le droit à être protégé par la police… Tout cela devient de moins en moins évident. Vous y avez encore droit si vous remplissez un nombre de conditions qui ne cesse d'augmenter.

Au lieu de fournir des emplois de qualité et suffisamment de logements abordables, et de mettre fin aux listes d'attente, nos gouvernements créent des citoyens de première et seconde classe : d'un côté, des personnes auxquelles le droit au travail, à un logement, aux soins, etc. s'applique, et, de l'autre, celles à qui ces droits ne s'appliquent pas (ou plus). Comme nous l'avons vu à maintes reprises au fil de l'histoire, une attaque contre nos droits fondamentaux commence invariablement par une attaque contre les plus faibles de la société : les malades, les chômeurs, les personnes en situation de pauvreté, les sans-papiers... Pour nous frapper tous dans un deuxième temps.

Notre vaccin contre les discours de haine : la solidarité

Mais, en temps de crise, nous montrons notre plus grande force : une solidarité sans frontières entre les gens ordinaires. Le PTB est un parti de gens qui agissent, nous l'avons montré. Alors que la « classe des beaux parleurs » se noyait dans les querelles et le chaos, nous nous sommes mis en action, et cela a payé.

L’union et la coopération sont les meilleurs vaccins contre la haine et la division, et nous rendent plus forts au moment de lutter contre ceux qui veulent faire nous faire payer pour la crise du coronavirus. C'est pourquoi, avec le PTB, nous nous mobilisons le 21 mars contre le racisme et pour l'égalité des droits.

21 mars 2021 : 21 actions contre le racisme et la discrimination dans tout le pays

Le PTB soutient les actions de la Plateforme nationale 21/03. Des actions seront menées à Bruxelles, Anvers, Liège, Gand, Ostende, Namur, Bruges, Charleroi, Louvain, Herentals, Ypres, Halle et Genk. Il n'y a pas de mobilisation publique avec lieu et heure via les réseaux sociaux, mais vous trouverez des informations supplémentaires sur la page Facebook de PF2103.

Suivez le PTB