Action du PTB devant le CA d'Enodia le 8 octobre. (Photo Solidaire, Rafik Rassaa)

La majorité du Conseil d’Administration (CA) d’Enodia refuse de prendre la mesure de la gravité de la situation. « Aucune décision fondamentale n’a été prise aujourd’hui : les privatisations ne sont pas remises en question, la légalité des ventes n’est pas clairement contestée et il y a un refus de licencier Stéphane Moreau pour faute grave », constate Damien Robert, admistrateur d’Enodia pour le PTB. « Pour ces raisons, rajoute l’administrateur PTB, nous ne soutenons pas le communiqué qui a été signé par les administrateurs du PS, du MR et d’Ecolo. »

Il n’y a aucun accord qui a été donné de la part du PS et du MR quant à l’annulation des actes de vente prononcée par la tutelle. « Le CA a écouté pendant trois heures le cabinet d’avocat qui a tenté de justifier juridiquement et économiquement les actes de vente, contre l’avis de la tutelle, et cet avis, qui contient portant des failles juridiques évidentes, n’a pas été contesté sur le fond par la majorité du conseil d’administration », explique Damien Robert.

Pourtant, il y avait fort à faire aujourd’hui. « Le Conseil d’Administration aurait pu remettre en cause les choix et les décisions prises par Stéphane Moreau, Pierre Meyers et François Fornieri et il n’en a rien été. Ce même Conseil d’Administration aurait pu faire un examen de conscience de sa décision de donner mandat à Nethys de vendre les actifs concurrentiels mais il persiste et signe, c’est tout bonnement inacceptable et incroyable », rajoute l’administrateur PTB.

À cela s’ajoute un fort déficit démocratique dans le mode de fonctionnement de ce conseil. « Malgré mes nombreuses demandes, les membres du Conseil d’Administration n’ont même pas pu lire les actes liés aux ventes qui auraient été signé entre le 21 mai et aujourd’hui. Comment dans ce cas se faire un avis éclairé ? », s’interroge Damien Robert.

Enfin, il n’y a aucune volonté, hormis celle du PTB, de licencier Stéphane Moreau pour faute grave. Or, celui-ci a, lors d’un Conseil d’Administration au mois de juin, caché aux administrateurs d’Enodia les actes passés et les projets à venir concernant Voo, Elicio et Win. Il y a donc clairement, tout comme l’arrêté du ministre qui annule les actes le montre, des éléments qui peuvent justifier une faute grave. C’est tout simplement inacceptable et la volonté de la majorité du CA est donc de permettre au management et à tous ceux qui partiraient, de pouvoir le faire avec les indemnités qu’ils ont négociées.

Le Conseil d’Administration a bien donné mandat à la filiale Finanpart pour désigner les nouveaux administrateurs de Nethys. Mais c’est une façon de continuer sans prendre des mesures fortes. « Cela empêche le licenciement pour faute grave de Stéphane Moreau et cela permet d’exclure le PTB du débat sur qui va constituer le prochain Conseil d’Administration de Nethys et avec quel mandat », conclut Damien Robert.


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  • fernand soupart
    a commenté 2019-10-10 16:11:53 +0200
    pour moi il son tous coupable tous dans le meme panier de crabe , pour moi seul solution table rase et on remet des gens competent a la la place , et pas des voleurs du peuple comme moureaux et cie

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