Photo Solidaire, Sophie Lerouge.

Comment expliquer le départ de Peter Mertens, Raoul Hedebouw et Germain Mugemangango, les négociateurs du PTB à la Région wallonne, après deux rencontres avec le PS ? Zéro confiance avec le partenaire, zéro remise en cause du passé, zéro rupture avec la politique actuelle. Le PS n’ayant rien fait de sérieux pour que cela réussisse. Ce que nous regrettons évidemment. Nous avons retracé les différentes étapes de cette « mauvaise pièce de théâtre », vue de l’intérieur, pour que chacun puisse juger sur pièce.

« Nous n’avons d’abord jamais senti une volonté de construire une quelconque confiance, affirme Raoul Hedebouw. Sans aucun contact entre les discussions officielles, pourtant indispensable si on veut se donner les moyens de réussir. Notre sentiment est que le PS voulait nous utiliser et nous sortir du tiroir alors qu’il avait déjà la tête ailleurs avec un autre partenaire, le MR, avec qui il va finir par négocier. Nous n’avons pas voulu jouer à ce jeu de dupes. »

« Nous ne pouvons que regretter ce qui s’est passé, qu’il n’y ait pas eu de remise en cause de ce qui a été fait dans le récent passé, ni une quelconque volonté de sortir du cadre actuel, du carcan de l’Union européenne, ce qui est pourtant indispensable pour mener une politique réellement de gauche », ajoute Germain Mugemangango.

« On a eu l’impression d’être baladés, précise Raoul Hedebouw. Ils nous disaient ouipour la forme, mais non dans le fond. Logements sociaux ? "C’est pour dans cinq ans". La Wallonie, championne de la chasse aux chômeurs ? "On ne savait pas". Les PPP (partenariats-publics-privé) ? "Vous avez raison, ce n’est pas bien, mais on en fait." Ce n’était vraiment pas sérieux et, croyez-nous, ce qui se passe dans les réunions est très différent de ce qu’ils racontent devant les caméras. Nous voulions négocier pour une vraie rupture. Nous n’avons pas été élus pour servir de bouche-trou parce que le cdH ne veut pas monter dans un gouvernement. Bien sûr, nous voulons une politique de gauche, et nous voulons la construire avec d'autres forces à gauche. Nous ne pouvons que regretter ce qui s’est passé. »

Retour sur ce qui s’est passé avant et pendant les discussions.

Zéro confiance

Pour réussir ce genre de discussions, un minimum de confiance est indispensable. On pourrait remonter à novembre 2018, quand Elio Di Rupo affirmait de manière arrogante que « le PTB ne sert à rien » et que Paul Magnette annonçait : « Si le PTB arrive en majorité absolue, je déménage. » Ou même il y a un peu plus de trois semaines, quand Elio Di Rupo affirmait : « Voter pour le PTB, c’est voter pour la droite. Ce sont des voix perdues qui n’iront pas au PS, et qui affaiblissent la gauche dans le rapport de force gauche-droite .

Mais « c'était la campagne », diront certains. Alors regardons ce qui s’est passé à partir du 26 mai au soir. Dès que les résultats sont tombés, Elio Di Rupo affirme sans complexe que le PS a gagné les élections, puisqu'il est resté le premier parti, atteignant pourtant son plus bas score depuis 100 ans avec un quart des votes en Wallonie.

Le 27 mai, interrogé au JT de RTL, il affirme que tous les partis perdent « sauf Ecolo », oubliant l'autre vainqueur des élections, le PTB, qui passe pourtant de 5 à 14 % des votes. Il passe en studio à côté de Peter Mertens, président du PTB, sans lui adresser la parole, ni même le saluer. Le même soir, à la RTBF, Di Rupo affirme qu'il n'envisage pas forcément les gouvernements les plus à gauche possible : « Non, je n’ai pas dit ça comme ça (durant la campagne). J’ai dit que je voulais des gouvernements avec un programme le plus progressiste possible. » C'est le froid polaire pour une coalition des gauches.

Loin de lui l'idée de former un gouvernement PS-PTB-Ecolo. Les pistes d'une coalition avec le cdH, et même avec le MR, sont explorées. Aucun contact même informel n'est établi de la part du PS avec le PTB ou un de ses responsables. Rien. Nada.

Finalement, le 3 juin, Elio Di Rupo reçoit le PTB avec Paul Magnette pour une prise de contact. Le PS parcourt une série de points de programme du PTB. « Il faudra voir aussi quelles sont les priorités budgétaires, car les moyens de la Wallonie ne sont pas infinis », prévient Di Rupo. En filigrane, l’argument du « réalisme » pointe déjà. Un pôle public d’énergie n’est pour eux pas une bonne idée. La gratuité des TEC semble impayable à leurs yeux. La construction de logements sociaux ne pourra probablement pas se faire avant plusieurs législatures, affirment-ils. Sur la forme, il n’y a de « non » à rien, mais, sur le fond, le ton est donné.

Le 5 juin, le cdH décide de se retirer de toutes les négociations. Nous sommes 12 jours après les élections. Le même soir, interrogée dans l’émission « A votre Avis » sur les futures coalitions, la députée wallonne Ecolo Hélène Ryckmans refuse de choisir entre une coalition avec le PTB ou avec le MR. Ecolo ne prend toujours pas position sur une préférence entre une coalition de gauche ou de droite.

Le 6 juin, les informateurs Reynders et Vande Lanotte font rapport au Roi sans avoir consulté le PTB. La réaction du PTB ne se fait pas attendre : « Il n’y a aucune remise en cause des partis traditionnels dans le cadre de cette élection. On discute, on s’informe, on négocie mais on n’a rien envie de remettre en question malgré le signal de l’électeur le 26 mai. C’est alarmant, mais cela démontre que le consensus mou entre les partis traditionnels perdure. » Or tous les partis traditionnels contactés ont simplement dit aux informateurs qu'ils ne voyaient pas le PTB comme partenaire possible. Y compris donc le PS et Ecolo, qui ne voient pas la gauche authentique comme un allié potentiel important au niveau fédéral. Ils se sont tus. Pourtant, les décisions prises au niveau fédéral sont essentielles pour les pensions, le climat, le pouvoir d’achat des citoyens, mais aussi pour le financement des Régions. On l’a vu sous le précédent gouvernement : le dernier tax shift décidé au fédéral a coûté 250 millions d'euros à la Région wallonne.

La direction du PS a besoin d'une « histoire » pour justifier sa future alliance avec le MR

Finalement, le 7 juin, nous recevons une invitation pour nous rendre le mardi 11 juin à 11h pour une deuxième rencontre avec Elio Di Rupo et Paul Magnette. Le rendez-vous est donc fixé exactement deux heures avant la prestation de serment des députés au Parlement wallon et, précise notre contact au PS, pour une « discussion d'une heure ». C'est le seul contact que nous avons avec le PS depuis le 3 juin. Pendant ce temps-là, dans la presse, le scénario d'une alliance du PS avec le MR circule. Le 11 juin, on peut lire dans le Soir : « Comme le souligne un observateur de la scène politique wallonne, "avant d’arriver à une coalition PS-MR, le PS doit d’abord écrire une histoire". Et celle-ci passe de toute évidence par une mise sous pression maximale du PTB. ». Le chroniqueur politique Bertrand Henne (La Première) partage ce scepticisme : « Un signal, il n’y a quasiment eu aucun contact bilatéral entre les pontes du PTB et les pontes du PS, pas beaucoup plus entre les dirigeants d’Ecolo et ceux du PTB. Du coup, côté communiste, on a plus que l’impression de se retrouver à un dîner de cons. Un dîner où PS et Ecolo attendent en réalité que le PTB se vautre, s’auto-exclue (…). Puisqu’ils pensent cela, PS et Ecolo doivent juste faire semblant qu’ils font tout pour réaliser une majorité “rouge vif” ».

Et puis ce mardi 11 juin, à 11h, le PS, par la voix de Magnette, annonce pour la première fois sa volonté d'entamer des sérieuses discussions avec le PTB, puisque « depuis le retrait du cdH (sic), c'est la coalition la plus progressiste possible ». Bref, on sort tout d'un coup le PTB du tiroir dans lequel on l’avait enfermé.

Bref, une déclaration de séduction soudaine, trop facile, superficielle et pas sérieuse. Sans aucun contact préalable, Magnette annonce aussi la possibilité d’un scénario improbable à la portugaise (voir cadre) avec un gouvernement minoritaire PS-Ecolo soutenu de l’extérieur. Derrière une pseudo-ouverture, tout est fait pour couler toute tentative préparée de discussions sérieuses.

Zéro remise en cause du passé

Alors, tout au long de l'après-midi et de la soirée du 11 juin, le débat entamé avec Di Rupo et Magnette s’avère stérile. Il n’y a aucune remise en cause des politiques des 30 dernières années en Région wallonne. « On ne veut pas parler du passé, on veut parler d’avenir », affirme ainsi Di Rupo. Or on ne peut pas parler de volonté de rupture réelle sans remettre en cause ce qui a été fait dans le passé. Cette rupture est pourtant le mandat que nous avons reçu par nos électeurs.

Ainsi, par exemple, sur la question de la chasse aux chômeurs, Elio Di Rupo nous « justifie » la décision de son gouvernement fédéral en 2011 de supprimer les allocations d’insertion après trois ans, « car il fallait sauver le pays ». Ensuite, quand nous revenons sur la chasse aux chômeurs, appliquée beaucoup plus durement en Wallonie1 que dans les autres régions malgré des années de gouvernement PS-cdH, Paul Magnette dit simplement « ne pas être au courant ». Alors que les syndicats et associations de terrain l’ont alerté. Comment est-ce possible ? Et, quand on demande de mettre fin à la chasse aux chômeurs, en transformant notamment les 180 évaluateurs du Forem qui ordonnent les sanctions en accompagnateurs, pas de réponse.

Vient alors la question des partenariats public-privé (PPP) à travers lesquels les multinationales se font des millions sur le dos de la collectivité. Di Rupo et Magnette nous répondent les yeux dans les yeux « qu’ils n’aimaient pas beaucoup les PPP », et qu’ils n’en avaient « pas fait beaucoup », alors qu’ils ont conclu encore tout récemment un marché d’1,2 milliard pour le Tram de Liège, sur lequel une multinationale allemande attend un rendement de 10 %. Comment voulez vous avoir une discussion sérieuse dans ce cadre ?

Zéro rupture

Nous sommes venus avec des propositions concrètes de rupture sur un nombre limité de thèmes, forts de notre mandat porté par plus de 250 000 électeurs en Wallonie, comme on le peut découvrir dans nos 12 lignes rouges.

Notre premier point est de désobéir au cadre des traités d’austérité européens, comme nous l’avançons depuis des années. On ne peut pas rompre avec la politique actuelle et investir pour créer enfin des logements sociaux, investir massivement dans la transition énergétique ou développer les transports en commun si on reste dans le cadre des traités européens et de l’austérité. « Comment investir 1 milliard par an pour créer 8 000 logements sociaux par an pour répondre à la crise du logement en Wallonie sans se dégager de ces contraintes européennes? », avons-nous avancé.

Quelle hypocrisie alors d’entendre Elio Di Rupo dire qu’il était d’accord « avec tous les points du PTB » alors qu’il précisait d’emblée (comme il l’a dit en fait tout au long de nos discussions) qu’il fallait « être réaliste » et qu’on ne pouvait pas désobéir aux traités européens. C’était pourtant notre première ligne rouge. Le refus même d’en débattre sérieusement montre bien qu’au PS, il n’y avait aucune volonté de rupture dans les faits, que le prétendu accord n’était simplement que du théâtre.

D’autant plus que, quand on a proposé un grand plan de construction de logements sociaux, Paul Magnette nous a répondu que cela serait... pour la prochaine législature, parce que les démarches administratives prendraient plus de 5 ans à être mises en place. C’est pourtant maintenant qu’il y a urgence. Comment voir là aussi une quelconque volonté de rupture ? Surtout quand on sait que le bilan de 10 ans de politique de logement avec les socialistes à la Région wallonne est une diminution de 1 600 logements sociaux disponibles.

Dans les discussions, le PS n’est donc venu avec rien et tout en même temps. Il nous a baladés, disant « oui » à tout, puis expliquant pourquoi ce ne serait pas possible. Non seulement il n’y a eu aucun contact bilatéral pris pour créer un climat de confiance, mais ils n’ont pas non plus avancé de points qu’ils voulaient mettre en avant malgré nos demandes répétées. Ce n’était simplement pas sérieux, et certainement pas fait dans une optique d’aboutir à quelque chose.

Nous voulions négocier pour une vraie rupture. Nous n’avons pas été élus pour servir de bouche-trou parce que le cdH ne veut pas monter dans un gouvernement. Bien sûr, nous voulons une politique de gauche, et nous voulons la construire avec d'autres forces à gauche. Mais cela doit se passer sur un minimum de confiance, construite sur du respect et non de l'arrogance. Construite sur une remise en cause des politiques du passé et basée sur la volonté de rompre avec les traités d'austérité qui cadenassent toute politique de gauche. Construite sur l'acceptation que tout partenaire doit pouvoir retrouver quelques points de rupture de son programme dans un accord de majorité. Construite enfin sur le fait de ne pas jouer avec les pieds des gens en feignant vouloir être de gauche alors qu'on a déjà dans sa tête une coalition avec le MR en Wallonie et au fédéral. Ces conditions essentielles n’étaient pas réunies cette fois-ci et nous ne pouvons que le regretter.

Si nous voulons arriver à une vraie politique de gauche, il faut un engagement pour une vraie politique de rupture avec la volonté de développer les rapports de force nécessaires, aussi envers la politique de l’Union européenne. C’est ce à quoi nous continuerons à nous engager.

Un gouvernement minoritaire « à la portugaise » revient à signer « un chèque en blanc »

Le PS a avancé la perspective d’un gouvernement minoritaire « à la portugaise », PS-Ecolo, qui aurait un soutien « de l'extérieur » du PTB. Proposition faite « au cas où le PTB ne voudrait pas monter dans un gouvernement ». Mais le problème n'est pas là (sans compter que la Wallonie n’est pas le Portugal). Le PTB veut monter dans un gouvernement. Mais pas pour faire n'importe quoi. La majorité « à la portugaise » ne change rien au fond : sur quels points le PS était-il prêt à rompre avec le passé et à engager une vraie rupture ?

D’ailleurs, à supposer que l'option ait été sincèrement envisagée par le PS (et qu'elle existerait un minimum chez Ecolo), l'option portugaise revient à signer un chèque en blanc. Le PTB donnerait sa bénédiction au PS et à son partenaire, le PS et Ecolo gouverneraient sans le PTB, sans programme de rupture avec le passé, sans les points essentiels pour lesquels les gens ont voté pour le PTB. Ensuite, pour diriger, la coalition aurait le choix de s'appuyer sur le PTB ou sur des majorités à la carte (avec le cdH ou le MR), en fonction des dossiers, en fonction des intérêts en présence. Et, si cela s’avérait nécessaire, une motion de méfiance serait aussi pratiquement impossible à concrétiser, car il faut une alliance encore plus contre-nature entre PTB, MR et cdH. Cette formule « portugaise » transposée à la Wallonie revenait en réalité à laisser le PTB sans réel rapport de force et coincé.

 

Vu de Flandre : les manœuvres parallèles du PS et de la N-VA

Il est parfois intéressant de lire la presse de l’autre côté de la frontière linguistique pour avoir une vue un peu plus détachée de ce qui se passe en Wallonie.

Le quotidien De Morgen écrivait ce mercredi 12 juin : « En Wallonie, le PS pense à un gouvernement minoritaire avec le soutien du PTB. Du côté flamand, la N-VA a déjà proposé un scénario similaire avec le soutien du Vlaams Belang. Dans les deux cas, il faut qualifier cela de "com politique".

"Cela n'arrivera jamais, selon le journaliste politique Alain Gerlache (RTBF). Ce qui se passe avec le PS est un tour de "boxe simulée". La décision du cdH a rendu impossible une coalition de centre-gauche. Les socialistes doivent maintenant choisir entre les communistes qu'ils ont condamnés tant de fois et les libéraux qu’ils ont traités de carpette des nationalistes flamands pendant cinq ans."

En Flandre, la N-VA a le même problème. La N-VA veut absolument montrer qu'elle a fait une tentative sérieuse pour impliquer le VB dans le gouvernement.

La première étape est de montrer que vous êtes sincère. C'est pourquoi la N-VA a elle-même avancé l’idée d’un gouvernement minoritaire avec le soutien du VB. Pure com politique qui ne sert que dans le combat pour la perception. Pour montrer qu'en fin de compte, le Vlaams Belang lui-même rend la coopération impossible.

"Ce sont des jeux politiques et de la guerre psychologique, analyse le politologue Carl Devos (UGent). De Wever dit qu'il ne veut pas d'un gouvernement fédéral sans minorité flamande, alors Di Rupo lance exactement une telle proposition. La N-VA suggère un gouvernement minoritaire, et soudain le PS a exactement la même idée."

C’est précisément l'anti-politique auquel les électeurs se sont vivement opposés le 26 mai. Deux semaines après les élections, les plus grands partis se perdent dans des propositions dont ils savent que la faisabilité est nulle. »

Pour le journal De Standaard, il s’agit d’un « jeu de stratégo ». « Le PS et la N-VA font tout leur possible pour montrer aux électeurs du PTB et du Vlaams Belang qu'ils sont vraiment disposés à écouter leurs plaintes. Mais il s'agit surtout d'attendre que les deux partis soient débarqués pour que quoi que ce soit puisse bouger. »

1 En 2018, suite aux contrôles sur la disponibilité active, il y a eu 1 709 exclusions définitives prononcées en Wallonie contre 26 en Flandre et 26 à Bruxelles. La Wallonie est donc particulièrement dure dans la chasse aux chômeurs.


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  • fernand soupart
    a commenté 2019-06-16 20:07:59 +0200
    le ps a lancer un nouvelle appele au ptb , ceux ci on répondu mon donc s et bien la preuve que il lise pas les commentaire des gens sur le forum , M David Pestieau a dit mon on veut pas allez au troisieme appelle il a décliner l invitation d elio dirupo , je peut vous dire que beaucoup avait espoir mais l espoir s et envoler a causse d un petit com qui sait pas réflechir plus loin que le bout du nez , ceci dit beaucoup vont partir du parti du ptb dont on avait fonder espoir d avoir quelque chose
  • fernand soupart
    a commenté 2019-06-15 09:05:39 +0200
    il et vrais aussi comme vous dit il on un fameux bagage de magouille , si il se met avec le mr les election auron servi a rien d un coter , de toute façon le mr force aussi pour revenir au pouvoir il dit rien mais cache bien son jeu
  • Michel Barth
    a commenté 2019-06-14 20:21:26 +0200
    Ils ont besoin de négociateurs au PTB. Ce que je viens de lire est d’une pauvreté dans le dialogue et si vraiment le PS essaie de noyer le poisson pour ensuite inviter le MR, alors il est assez simple de leur faire admettre ce fait et mettre au grand jour leurs manœuvres. N’oublions pas que le PS à déjà un bon bagage en matière de magouilles et d’entourloupettes en tout genre.
  • fernand soupart
    a commenté 2019-06-14 14:20:45 +0200
    je rejoint le commentaire de Geof Delav s et vrais se son des pleunichards qui joue dans un bac a sable , ET qui veulle tous le bac a sable pour eux mais ne fait aucune consession au autre , s et dommage et tous les cas comme vous le dite il faut redouter les mauvaise prise de déccission , de toute fçon le ptb fait l autruche pour l instant il dise rien on a pas un mot du président mi de raoul je me demande si il lise les commentaire des gens qui poste ?? car pour l instant aucune réation des dirigent ?? rien
  • Geof Delav
    a commenté 2019-06-14 14:01:25 +0200
    je joins mon commentaire à ceux d’autres camarades : la politique, ce n’est pas un jeu de gosses de riches, de dilettantes, c’est un jeu où le plus fourbe gagne. Le PTB DOIT entrer dans ce gouvernement, même si c’est pour “faire la café”. “On” le regarde, il doit faire ses preuves, passer à l’âge adulte…malheureusement, ses chefs sont de grands gamins pleurnichards (Raoul en tête….), et je redoute leur mauvaise décision… Geof’-Rey, neo-communiste de Leuze
  • rudy Lalinne
    a commenté 2019-06-14 12:57:26 +0200
    Voor Alain Claessens:
    Best Kamaraad,
    Excuseert mijn slecht vlams. Ik ben franstalig en ik bregijp een beetje Nedelands en als ik iets niet begrijp, gebruik ik Google Vertalingen.
    Ik heb dit artikel niet op de PVDA-website gevonden.
    Ik ben geïnteresseerd in de reacties in Vlaanderen over dit artikel. Waar kan ik ze vinden?
    Rudy
  • rudy Lalinne
    a commenté 2019-06-14 12:57:26 +0200
    Voor Alain Claessens:
    Best Kamaraad,
    Excuseert mijn slecht vlams. Ik ben franstalig en ik bregijp een beetje Nedelands en als ik iets niet begrijp, gebruik ik Google Vertalingen.
    Ik heb dit artikel niet op de PVDA-website gevonden.
    Ik ben geïnteresseerd in de reacties in Vlaanderen over dit artikel. Waar kan ik ze vinden?
    Rudy
  • fernand soupart
    a commenté 2019-06-14 10:28:03 +0200
    le ptb avait donner un espoir , mais l espoir s et envoler que reste t il me dirait vous je répond ben plus rien en a attendre , cela fait deus fois que qu il on l opportuniter de faire quelque chose de bien , sa fait deux fois qu il se débine sous prétexte que le ps veut rien savoir ??? , mais je croix que s et le ptb qui veut rien savoir et qui veut pas se moullier un peut la chemise et ne veut pas faire de compromis et lacher du leste un peut , d ailleur je crois que beaucoup vont partir du ptb car il on pas eu l espoir dont il avait crus , bien la preuve le ps tend la main une nouvelle fois au ptb mais rien bref l espoir et parti , maintemant comme je dit on verra la suite
  • Roland Calonne
    a commenté 2019-06-14 09:45:06 +0200
    J’ai voté PTB pour sanctionner la non-politique de gauche menée notamment en Wallonie. Je croyais naïvement que le PTB allait retrousser ses manches d’ouvrier et aller au charbon. Que ne fut pas ma déconvenue en assistant au show de son porte-parole (on entend peu le président …). Qui est assez naïf pour croire qu’un gouvernement se forme en un tour de table !? Pourquoi refuser la discussion sur base de niaiseries (ils ne nous aiment pas !, ils ont dit que … c’est bien la preuve que … ) ? A vous voir agir de la sorte, j’ai l’impression que vous avez peur de l’exercice du pouvoir et de ses conséquences ! Je me demande aussi si, in fine, vous disposez des personnes compétentes pour diriger une discussion de fond et, plus tard, un ministère ? Peur de la critique post-gestion d’un poste ministériel ? Au secours, j’ai mal à ma gauche ! Mon grand-père qui a lutté comme ouvrier avec la gauche doit se retourner dans sa tombe en voyant comment les représentants de la gauche plurielle fuient leurs responsabilités ! J’espère que l’on ne devra pas revoter demain parce que j’ignore (comme beaucoup de personnes ayant voté PTB récemment et déjà déçus du manque d’initiatives de ce parti) à qui donner mon vote. MESSIEURS DU BUREAU POLITIQUE-MESSIEURS-MESDAMES LES ELU-les ELUES AYEZ LE COURAGE DE NEGOCIER ! Stop aux atermoiements, mouillez votre marcel!
  • Jean-Michel Jacky
    a commenté 2019-06-14 08:10:35 +0200
    Ça fait 2 fois que le PTB nous fait ce coup ! Au dernières communales et maintenant pour les régions et fédéral! Une négociation, ça veut dire " NÉGOCIER " pas imposer sans contre partie! Vous n’arriverez jamais au pouvoir avec cette attitude. Ce que je constate c’est que chaque fois que vous avez l’opportunité d’intégrer une majorité, vous refusez d’y entrer sous prétexte que vous ne voulez rien lâcher ! Je crois que cela vous effraie d’être aux responsabilités.
    Je suis membre du parti depuis des années, et j’ai toujours observé cela ! Dans les groupes locaux j’ai toujours entendu des phrases du type " ce n’est pas le bon moment ! Patience "
    Mais alors c’est quoi le bon moment si aujourd’hui ce ne l’est pas ?
    Obtenir 50% de nos revendications, c’est mieux que ne rien obtenir ! Non ?
    Vous oubliez que c’est le PS qui est majoritaire et non le PTB !
    Croyez vous que vos électeurs ne comprendront pas que vous ne pourrez pas appliquer votre programme comme vous le souhaiteriez parce qu’il vous faut travailler avec d’autres partis dans une majorité ? Non ne sommes pas idiots, bien sûr que nous le comprendrions! Pas sûr que je continue à voter PTB.
  • Alain Claessens
    a commenté 2019-06-14 07:22:49 +0200
    Beste kameraden, wordt dit artikel ook vertaald naar het Nederlands? In Vlaanderen zijn er namelijk ook discussies hierover.
    Kameraadschappelijke groeten, Alain Claessens
  • Martine Albericci
    a commenté 2019-06-14 02:22:57 +0200
    Je sais que la Belgique est le pays du surréalisme mais cette fois ça va trop loin . Il y a une semaine tout allait bien, mise à part la position d’écolo, deux petites heures de discussions plus tard, rien ne va plus !!! Vous préférez jouer les vierges effarouchées plutôt que mettre la main à la pâte . Critiquer en restant dans l’opposition, c’est facile mais se mouiller en agissant de l’intérieur est plus compliqué . Certes, il faut faire des concessions mais de l’intérieur on peut au moins faire bouger les lignes et tenter de limiter la casse .
    Vous laissez passer une occasion qui risque bien de ne plus se représenter à l’avenir . Vous demandez aux personnes en difficulté qui vous ont fait confiance en votant pour vous de prendre patience encore 5 ans avant de voir leur situation peut-être s’améliorer (si vous refaites le même coup …) , c’est irresponsable
    Vous qui prétendez fonctionner de manière « hyperdémocratique », venez de prouver qu’il n’en est rien, avant de claquer la porte de manière intempestive voire caractérielle, il aurait été bon de consulter votre base !!!
    Certains font peut-être du mauvais théâtre mais votre cinéma ne vaut guère mieux .
  • Anonymous
    a commenté 2019-06-13 22:57:57 +0200
    Adieu. Ce comportement n’est pas admissible. Ce fut mon dernier vote.
  • Laurent Bodenghien
    a commenté 2019-06-13 21:14:47 +0200
    Il y a la question du fond et de la forme. Le PTB peut retourner à la table des négociations pour la forme mais qu’en sera-t-il du fond ? Le PS semble faire barrage sur des points de ruptures politiques essentiels. Le PTB n’est pas un Parti réformiste, c’est ce qui le différencie littéralement des autres formations . Il n’acceptera pas de transiger sur des points de programme prioritaires et d’accompagner des réformettes. OK, c’est une chance historique de voir la Wallonie dirigée par des forces de gauche mais si cette triple alliance PS-PTB-ECOLO devait échouer par manque de volontarisme de la part du PS, si la perspective que laisse entrevoir le PS, c’est de continuer à soutenir le carcan d’austérité européen au dépend du monde du travail, quelle serait l’option pour l’avenir ?
  • Jean Winants
    a commenté 2019-06-13 20:55:21 +0200
    Faire des compromis ? Mais si j’ai bien lu c est le Ps qui ne veut en faire aucun. Leur seul but est de rejeter la faute sur le PTB
  • fernand soupart
    a commenté 2019-06-13 17:49:13 +0200
    je suis pour le retour des negosiations , mais je ne pense pas que le ptb vas revenir a la la table , attention je peux me tromper mais de toute façon on a beaux faire , et a mettre des commentaire pour la reprise des negosiation , rien y fera car il les lise pas au ptb si le parti veux le bien du peuple il dirat ok les ami je retourne au charbon des negosiation , en essayant de mettre de l eaux dans le vin car s et pas sur 2h que l on sait discuter , s et pas sur 2 h qu on arrivera a quelque chose , et de plus le ptb et trop presser et veut tous toute suite , désoler mais s et pas comme sa que sa marche il faut faire des compromis chacun de son cote aussi bien ps que ptb , oui je sait s et pas qui a la main , donc essayons de nous etendre et a partir de la reparton sur une page blanche , mais j en ai bien peur que s en reste la car comme je dit je sait pas si raoul lit no commentaire ??? ? SI LES LIT ALLEZ RAOUL SVP ON A PAS FAIT LE MONDE SUR 1 JOUR ALORS PATIENCE MON AMI et arretons les bagarre de bac a sable d enfant 5 ans
  • rudy Lalinne
    a commenté 2019-06-13 17:25:29 +0200
    Arnaud, je suis d’accord qu’en fermant la porte nous jouons le jeux des partis traditionnels mais personnellement je préfère un bon rosé au lieu d’une pâle grenadine agrémentée d’encre bleu, c’est imbuvable.
    Certes, nous somme peut-être des sanguins au PTB, mais de grâce, REOUVRONS LA PORTE DES NEGOCIATIONS, pensons à tous ce que nous pouvons apporter, pensons aux dizaines de milliers de citoyens qui nous ont apporté leurs soutiens, pensons à leur désarroi si rien ne change, pensons à la perte de confiance que nous risquons de provoquer.
    Si nous avons réagi de manière sanguine lors du début des négociations, montrons que nous sommes responsables, que nous savons reconnaître nos erreurs, en tirer parti et les corriger, que nous sommes adultes, que nous respectons le choix de tous ceux qui nous ont soutenus pour avoir une société plus juste!!!
  • Arnaud Devreux
    a commenté 2019-06-13 16:05:53 +0200
    En fermant la porte, vous jouez leur jeu…Est-ce qu’il ne veut mieux pas un vilain rosé que ce mélange infâme PS+MR qui va encore augmenter les inégalités?
  • Jean Winants
    a commenté 2019-06-13 15:10:39 +0200
    Les partis traditionnels manoeuvrent pour rejeter la faute sur les gagnants. Au niveau fédéral je crois que c’est la même chose. Je crains que la Belgique soit morte mais on manoeuvre pour rejeter la faute sur l autre camp
  • rudy Lalinne
    a commenté 2019-06-13 14:14:53 +0200
    Je reviens à la charge pour demander à nos camarades du parti de REPRENDRE LES NÉGOCIATIONS.
    Pour rappel, en négociation politique il y a plusieurs stades:
    Round #1: on fait connaissance avec le meneur du jeu (en l’occurrence le PS), celui-ci va rencontrer tous les partenaires potentiels.
    Round #2: on gonfle le torse (on demande plus que ce dont on a besoin de manière à pouvoir éventuellement lâcher du lest) vis à vis du meneur de jeu qui va en faire de même et on examine le programme de celui-ci.
    Round #3: on discute avec le meneur de jeu sur les éventuels points de convergence
    Round #4: le meneur de jeu va réunir les différents partenaires potentiels et les négociations vont commencer. on étudie le programme des partenaires et ont regarde les points de convergence et ont cherche des alliés. Par exemple la gratuité des transports en commun est une mesure financière importante pour beaucoup de citoyens et améliore la mobilité des plus faibles mais en même temps peut être une mesure écologique car elle encourage l’utilisation des transports en commun et de plus c’est une mesure qui fera baisser les frais de transports pour les entreprises. mais attention aux effets de bord: par exemple si les transports deviennent totalement gratuits, quid par exemple des contrôleurs? Donc ne vaut-il pas mieux diminuer substantiellement le coûts des transports en commun pour les usagers (anciens et nouveaux).
    Round #5 et suivants: les négociateurs négocient et font des allées et venues avec leur parti pour analyser l’état des négociations, voir ce qu’il est possible, vérifier les lignes rouges des uns et des autres….
    Ensuite, on réalise un programme dans lequel chaque participants doit se retrouver. Puis ce programme est soumis aux militants qui peuvent l’accepter, le refuser ou demander des remaniements.
    Il ne faut pas perdre de vue que chaque mesure d’austérité empêchée est une victoire pour le parti de même que chaque mesure progressiste allant dans le sens de nos propositions. Mieux vaut gravir de petites marches que de rester en bas de l’escalier, afin de répondre aux attentes de tous nos concitoyen et aussi de montrer qu’un programme de gauche peut fonctionner et n’est pas une utopie.

    Le fait d’être “aux manettes” permet d’influencer le programme du gouvernement bien plus que si l’on est dans l’opposition: chaque parti de la majorité aura un vice président qui fera partie du “kern”. Nous ne serons plus dans un rapport de 10 sur 75 mais dans un rapport de 1 sur 3, chaque partenaire ayant besoin des autres pour réaliser le programme négocié, de plus nous pourrons intervenir sur les éventuels réajustements budgétaires….

    Je pense que beaucoup de nos concitoyens préfèreront un programme de gauche, voir de centre gauche à un programme de (centre) droite.
    Rudy
  • Guy Decoster
    a commenté 2019-06-13 12:03:49 +0200
    ok, le PS n’a pas très envie de travailler avec le PTB.
    Mais c’est trop facile de claquer la porte. Il faut les pousser jusqu’au bout. Je perdrais confiance si le PTB ne tentait pas de discuter âprement, quitte à conclure plus tard oui ou non en argumentant.
  • fernand soupart
    a commenté 2019-06-13 10:32:44 +0200
    de toute façon sa toujours ete la guerre des bac a sable , s et comme je dit on dirait des enfant de 5 ans qui se fond la guerre a coup de pelle et de seaux dans le bas a sable ,et un comme l autre ne veulle pas mettre de l eaux dans leur vin aucun effort des deux ps et ptb , or il a temps a gagner des deux ou trois coter , mon on essaye pas il faut du temps pour négocier des accord si le ptb crois que paf sa se résoudre du jour au lendemain ben il se trompe bien , la il se trompe il faut trouver un juste équilibre des 2 ou des 3 parti si le ptb crois que il vont avoir le beurre ,l argent du beurre , et le sourrire de la crémiére , et en plus le beurre gratuit comme sa sans rien faire ben il se trompe , pour cela il faut du temps et la patience et une vertue qu il faut cultiver voila , allez retourner a la table chacun et essayer de vous entendre et réflerchiser si vous voulez avoir quelque chose de bien pour l avenir du pays
  • Luc Carlier
    a commenté 2019-06-13 03:16:18 +0200
    Tout ce cirque autour des propositions des uns et des autres me laissent en bouche un goût particulièrement amer. Qui a raison ? Qui a tort ? J’avoue qu’à certains moments, il m’est difficile de me faire une opinion. Mais en fin de compte, après ma modeste analyse du passé (dont il faut quand même tenir compte, n’en déplaise à sa majesté Elio), je crois quand même que le PS n’est plus VRAIMENT très à gauche. Cela dit, j’ai tendance à être d’accord avec ceux et celles qui pensent que le PTB doit rester dans la négociation. Par (modeste) expérience je crois qu’il vaut mieux essayer de bouger de l’intérieur que de claquer la porte (même si l’envie est forte) et se mettre d’office hors-jeu. Camarades du PTB, laissez à la “seule gauche crédible” le soin de vous exclure elle-même. Continuez la discussion. Continuez à dénoncer les renoncements d’un PS devenu (depuis trop longtemps) très rose pâle et qui le sera encore plus s’il accepte une alliance avec ce MR tant critiqué pendant ces dernières années. Camarades du PTB, revenez à la table tant qu’on ne vous éjecte pas purement et simplement. C’est cela ou alors il faudra envisager des solutions plus radicales. Ce qui ne serait certainement pas la meilleure des choses. LUC CARLIER.
  • Laurent Boschloos
    a commenté 2019-06-13 02:41:06 +0200
    J’ai suivi toute la journée les négociations, j’ai lu la presse, j’ai regardé le débats à la RTBF, je viens de lire tout votre texte et le document .PDF, Ne serait-il vraiment pas plus judicieux de prendre la main tendue du PS, essayer de l’intérieur de pouvoir changer les choses. C’est une chance unique de pouvoir avoir les 3 partis autour d’un projet progressiste et de eco-gauchiste !
    Vous n’êtes plus en campagne, arrêtez de parler avec agressivité et construisons une Wallonie plus forte à trois partis en ayant la main et les clés de changement possible. La Belgique est faite pour que les partis ne peuvent pas toujours tout faire comme ils l’entendent, il faut faire des concessions, et effectivement mettre de l’eau dans son vin (100% rouge ne sera de toute façon pas possible)
    A 3 cela ne fait que 33%, mais c’est déjà 33% de gagné, soyez fort, soyer juste et ne deçevez pas !
  • rudy Lalinne
    a commenté 2019-06-13 00:03:08 +0200
    Personnellement, je suis triste que nous ayons claqué la porte des négociations: elles ne sont qu’au round #2.
    Il est évident que le PS veut gouverner avec le MR, mais pourquoi faire son jeu?
    Dans le débat qui vient de se passer sur la RTBF, le PS se disait toujours prêt à tendre la main au PTB. Alors, pourquoi ne pas accepter celle-ci (cela surprendrait sûrement le PS et cela contrarierait ses plans)?
    Accepter de négocier ne veut pas dire accepter de franchir des lignes rouges. Le PS a proposé au PTB de soutenir de l’extérieur un gouvernement minoritaire, ce qui revient pour le PS à vouloir le beurre, l’argent du beurre et le sourire de la crémière. Pourquoi ne pas lui proposer de participer à un gouvernement en n’acceptant que de soutenir les propositions progressistes? libre au PS de trouver des majorités alternatives pour des propositions d’austérité.
    J’ai voté et j’ai invité à voter PTB pour défendre des valeurs et pour cesser ces politiques d’austérité.
    Oui, je suis d’accord avec Germain quand il demande plus de logements sociaux mais réaliser un véritable cadastre des loyers et de verser une allocation loyer en fonction des revenus réels (revenu Net – loyer – consommation énergétique) ne serait-il pas plus productif? Pour financer cette mesure, il suffirait de réajusterr le revenu cadastral des propriétaires ayant des loyers disproportionnels par rapport aux revenus réels des locataires. De plus cela permettrait de débuter un cadastre sur la fortune (ce que certains prétendent que c’est impossible). Pour faire de telle chose, il faut être “aux manettes”, donc négocier mais pas se déculotter.
    Quand on négocie, on doit bien sûr avoir des lignes rouges à ne pas franchir, mais si celles-ci ne plaisent pas à la partie adverse, c’est à elle de soit s’y conformer soit de nous éjecter mais pas à nous de sortir en offrant un tapis rouge pour une politique d’austérité.
    Rudy
  • Laurent Bodenghien
    a commenté 2019-06-12 21:00:56 +0200
    Ceux qui reprochent aujourd’hui au PTB de ne pas vouloir monter dans une majorité en forme de chèque en blanc pourraient être les mêmes qui fusilleraient le Parti dans le futur si il devait accuser avec ses partenaires présupposés un lourd bilan antisocial.
    Nous ne devons avoir aucun doute sur l’incapacité du PS à mener une véritable politique de rupture. LE RAPPORT DE FORCE EST ENCORE TROP INSUFFISANT POUR FORCER LE PS A ROMPRE AVEC LA LOGIQUE DU CAPITALISME ET DES PRIVILÈGES .
    Le PS dit vouloir former une majorité la plus progressiste possible … Pourquoi ouvrir le dialogue avec le MR ? En quoi une alliance avec le MR constituerait-elle une avancées pour les travailleurs ? Quant à Écolo, sa position est pour le moins ambiguë. Son refus d’une participation avec le MR n’est pas probant . Etre un écologiste conséquent , c’est aussi être anticapitaliste !
    Dans ce schéma, quel serait l’apport du PTB ? Celui d’une force d’appoint prête à accompagner des mesures pour lesquelles l’électeur ne l’a pas mandaté ?
    Même dans les rangs de l’opposition, le travail du PTB ne sera pas vain et inutile.
  • Philippe Biseau
    a commenté 2019-06-12 20:49:02 +0200
    Je vais émettre une supposition: le PTB accepte les exigences du PS et entre dans le gouvernement. Pendant 5 ans, la politique néolibérale et austéritaire continue de plus belle et aucun des sujets portés par le PTB ne trouve grâce chez les décideurs. Dans 5 ans la plupart des électeurs PTB sont découragés et changent leur voix. Ecolo a déjà connu cela dans le passé. Alors que faire??? La base du PS et d’Ecolo s’est encore laissée berner par les belles promesses mais il était clair que rien ne changerait. Bref, il fallait encore mieux voter (le PS n’est plus à gauche depuis longtemps) et pour ceux qui ont voté pour le changement ils vont être soumis à notre système “démocratique” qui privilégie n’importe quelle alliance pour faire un programme voulu par l’Europe des oligarques. Couillonnés ! Dégoûtés ! Mais le PTB n’y est pour rien ! Y a plus qu’à mettre le feu !
  • Marcel Radar
    a commenté 2019-06-12 20:09:36 +0200
    Avant de critiquer,encore faudrait-il prendre la peine de lire l’article entièrement. Le PS n’accepte aucune des revendications du PTB et ne veut pas de rupture avec la politique du passé . Si c’est pour enter dans un gouvernement pour être le toutou du PS , c’est hors de question . Il ne faut pas rêver, le PS est un parti qui se dit de gauche mais est pour le capitalisme à tout va .
  • Fight Club Fm
    a commenté 2019-06-12 19:59:22 +0200
    Non Non et NON !!!

    Mais comment pouvez vous ainsi capituler !!!
    J’ai lu l’article et NON !!! ça ne passe pas !!!

    le zéro confiance ok je comprend vu le passif : mais alors quoi ? Jamais nous ne pourrons avancer ? Bon sang vous dénoncez vous même (et à raison) lorsqu’on vous juge sur une interprétation du passé ! Nous avons marché pour demander de sauver notre avenir ! nous avons voté pour briser la fatalité d’un héritage lourd de crises sociales , économiques , environnementales , humanitaires etc …

    Bref nous voulions un AVENIR !!! et la majorité des bases militantes des 3 partis voulaient un rapprochement
    Les Bases s’enthousiasmaient de voir enfin les 2 gauches et l’écologisme se rassembler , un nouveau Front populaire !

    Mais vous refusez de vous battre + de 2 réunions ?! L’enjeu de nos vies , de nos sociétés , nos avenirs ne peut il pas valoir + que des rancœurs , légitimes j’admet, tenaces ?

    le zéro remise en cause du passé : ok je comprends mais est ce que l’on va éternellement abandonner la lutte face à un capitalisme destructeurs au nom du "Mwouah mowsieur je n’ai rien à me reprocher !!! " , et crois t’on réellement qu’en se dressant les uns les autres, à s’invectiver (des 2 côtés et je n’oublie pas que le PS a été le plus malhonnête) l’on va avancer ?

    le zéro rupture : ok je comprends mais pour rompre une digue il faut aller à sa base pour la saper ! et non crier de loin "rompt rompt rompt !!! "
    Bon sang mais vous aviez UNE chance d’être dans un gouvernement où JUSTEMENT les 3 partis auraient été nécessaire et auraient du avancer ensemble , vous pouviez amener la rupture ! vous attendez une rupture du PS ? pas nous , bcp on vu en vous la pioche qui allait enfin s’attaquer à la base de la digue

    Nous voulions et nous voulons toujours une gauche de COMBAT !!! allez au combat pour toutes et tous ! ce foutu dogme néo-libéral est heureux ce soir car il a gagné

    quand la maison du voisin brûle on ne la blâme pas d’avoir été négligent ON FONCE sauver les occupants !

    Bon sang mais les marches pour le climat , les GJ , les mobilisations contre le gouvernement libéral-fasciste de Michel , les grèves d’hôpitaux etc … TOUT LE MONDE appel à l’aide

    et vous étiez l’élément pivot pour enfin ramener la lutte au premier plan et amener au pouvoir et non seulement au crachoir nos revendications !!!

    Oui le bureau PS voulait vous piéger, mais ne pouvait t’on faire preuve de ténacité au moins ? essayer de déjouer le piège plutôt que tomber dedans ? et la base PS elle ne partageait pas cette envie de piège , elle voulait ce gouvernement rouge-vert !!! pareil chez ECOLO , nombre de militant.e.s le disent et le répètent "fin du mois , fin du monde même combat "

    Raoul on dit souvent qu’on a “les défauts de ses qualités” et c’est normal ! Mais là tu as été victime de ton propre piège, claquer la porte avec grandiloquence n’empêche pas que … tu fermes la porte
    COMMENT veux tu initier des dialogues ainsi ? tu joues le propre jeu du PS que tu dénonces

    Je vais m’arrêter là car je suis triste et en colère ! tu viens pour 5 ans de tuer nos espoirs car tu n’as pas voulu essayer d’aller à + de 2 réunions ! tu place le dogme au dessus du combat (tel le néolibéralisme qui place le dogme au dessus de l’humain)

    tout mes ami.e.s personnels du Ptb , d’ecolo du ps , ceux de la base (pas leurs dirigeants) ce soir ont le cœur lourd

    je vous en prie BATTEZ VOUS !!! faites émerger de cette lutte un FRONT UNI , en face la bourgeoise capitaliste est soudée , et ce n’est pas à nous tirer dessus qu’on va y arriver !!!

    une dernière fois je vous en supplies , pour nous, pour ma mère de 62 ans , infirmière condamnée à porter des charges qui chaque jour détruisent la santé qui lui reste , pour mon père mort avant sa retraite, pour mon beau-père obligé de devoir demander à pouvoir travailler 2 ans au delà de l’âge de la pension de prof , pour toutes celle et tous ceux qui souffrent

    CONTINUEZ !!!

    et non 2 × 4h pour au final tout envoyer valser

    sincèrement et Amicalement
    en espérant que tu répondras
  • Olivier Lohay
    a commenté 2019-06-12 19:59:15 +0200
    Tres bons spectateurs , Virulents critiques mais mauvais stratèges ??
    Les électeurs croient en vous !!! Ne serait-il pas intelligent de baisser le ton maintenant pour le rehausser une fois en position de décider sur des décisions importantes ??

    là j’ai vraiment du mal à comprendre votre attitude ??

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