Mathilde El Bakri (Photo Solidaire, Martine Raeymaekers)

Deux députées sortantes PTB au Parlement bruxellois, Claire Geraets et Mathilde El Bakri, versent leurs indemnités de départ de parlementaires à des organisations connues pour leur lutte contre la pauvreté, actives tant en Flandre qu'en Wallonie et à Bruxelles. Leur don porte sur un montant de près de 100 000 euros.

Claire Geraets.Claire Geraets : « Avec ma collègue Mathilde El Bakri, nous versons 100 000 euros à des organisations qui luttent sur le terrain. Parce que la pauvreté m'a toujours révoltée, et que le travail d'émancipation de ces organisations est crucial. Par notre don, nous voulons contribuer à leur lutte contre la pauvreté et à la construction d'un mouvement plus que nécessaire pour obtenir un changement structurel. »

Mathilde El Bakri : « En tant que députées bruxelloises PTB, nous faisons un don à des organisations flamandes, wallonnes et bruxelloises. Le problème de la pauvreté se pose en effet dans toutes les régions de Belgique. Par notre don, nous voulons soutenir les organisations sociales dans leur lutte pour faire relever les allocations au-dessus du seuil de pauvreté, pour obtenir une sérieuse augmentation du nombre de logements sociaux et pour faire baisser les prix des loyers. »

Avant son mandat parlementaire, Claire Geraets a exercé pendant 40 ans son métier de médecin généraliste, dont 26 ans à Médecine pour le Peuple. Durant sa carrière, elle a été confrontée à de très nombreuses situations de pauvreté. Elle est désormais pensionnée. Après avoir quitté le Parlement, Mathilde El Bakri a trouvé un autre emploi.

Mathilde El Bakri : « Je suis fière de pouvoir faire ce don. En tant que députée PTB, je joins l'acte à la parole. Je n'ai donc pas besoin de cette indemnité. Les privilèges des parlementaires sont indéfendables. Leurs indemnités de départ sont les plus élevées de toute l'Europe. Les politiciens des partis au gouvernement n'ont aucun problème pour restreindre les droits de gens ordinaires – comme l'âge de la pension, le saut d'index ou les allocations de chômage... Mais ils freinent des quatre fers quand il est question de renoncer à leurs privilèges, comme leur régime spécial de pension ou d'assurance maladie... »

Claire Geraets : « Des centaines de travailleurs risquent de perdre leur emploi. Voyez ce qui se passe entre autres à la Fnac, à la KBC... Et énormément de gens doivent se débrouiller avec une allocation bien trop basse. Quand on voit cela, on réalise que les plantureuses indemnités de départ des parlementaires sont inacceptables. Avec le PTB, nous proposons de donner aux parlementaires le statut social de salariés. »

Les deux parlementaires PTB joignent ainsi l'acte à la parole. Le parti de gauche fait depuis de nombreuses années une priorité de la lutte contre la pauvreté.



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