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Le 16 décembre, un arrêté du Gouvernement wallon PS-MR-Ecolo signé par la ministre Valérie De Bue a été publié, visant à modifier les tarifs pour passer le contrôle technique. Cette modification entraîne une augmentation du prix à payer depuis le 1er janvier. « 30 % pour les propriétaires de voitures à essence et jusqu’à 70 % pour les indépendants possédant une camionnette, note Germain Mugemangango, chef de groupe PTB au Parlement wallon. Des citoyens nous ont interpellés sur cette augmentation. Ils sont en colère. C'est justifié. En pleine crise, cette mesure est incompréhensible. »

Le nouveau tarif à payer pour l’ensemble des voitures particulières déterminé par le Gouvernement s’élève à 48 euros. « Cela représente un surcoût de 3 euros pour les voitures à diesel et 10 euros pour les voitures à essence, explique le député de gauche. En sachant qu’1,2 million de voitures doivent passer le contrôle technique cette année, cela veut dire que le Gouvernement va aller chercher 8 millions d’euros supplémentaires dans la poche des citoyens. »

Pour les indépendants, l’augmentation est encore plus importante, note le chef de file : « Les travailleurs possédant une camionnette vont désormais devoir payer 62 euros au lieu de 36,8 euros. Ce surcoût est à ajouter aux 8 millions d’euros. C’est d'autant moins acceptable quand on sait à quel point les indépendants sont touchés par la crise. Cette augmentation constitue une taxe déguisée pour les Wallonnes et les Wallons. »

« Il n’y a eu aucune discussion parlementaire à ce sujet, ajoute Germain Mugemangango. C'est un manque de démocratie pour une décision qui aura un impact direct sur le budget des familles ».

Enfin, le parti de gauche tire la sonnette d'alarme sur les cadeaux qui pourraient être faits aux actionnaires des deux sociétés de contrôle technique agréées par la Région Wallonne : Autosécurité et AIBV. « Le Gouvernement n’a pas expliqué à quoi cet argent serait destiné. Or, on sait que ces deux sociétés ont distribué au moins un million d’euros à leurs actionnaires respectifs en 2018 et 2019, malgré une perte de bénéfices sur chacune de ces deux années, explique le député wallon. Nous ne sommes pas d'accord d'augmenter les tarifs pour garantir les dividendes de ces sociétés privées. Nous interpellerons donc la ministre sur toutes ces questions. Nous demanderons également la suppression de cette mesure. Le Gouvernement wallon devrait plutôt aider nos citoyens au lieu de les enfoncer. »

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