Commission Covid :« Après un faux départ, c'est maintenant en coulisses que la majorité cherche à refermer la commission »

Sofie Merckx (PTB)

La commission spéciale covid s'est réunie aujourd'hui, vendredi 11 juin, pour discuter des recommandations du rapport final sur la gestion de la crise du Covid. « À notre grande surprise, la Vivaldi a elle-même mis sur la table un texte élaboré en coulisses », déplore Sofie Merckx, généraliste et députée PTB. « Plus de 40 auditions ont eu lieu ces derniers mois, mais le gouvernement n'en a tiré aucune leçon conséquente. Au lieu de cela, la Vivaldi se contente de proposer divers passages tirés presque mot pour mot de son accord de coalition ».

Pour le PTB, la manière dont le gouvernement enferme la commission covid à huis clos pour imposer ses propres priorités est totalement inacceptable. « Est-ce là l'idée de renouveau démocratique et de coopération avec l'opposition dont le gouvernement se vante haut et fort ? », s'interroge Sofie Merckx.

Selon la députée PTB, les recommandations formulées dans le rapport final n'ont actuellement aucun poids. « Le gouvernement n'a tout simplement tiré aucune leçon de sa gestion désastreuse de la crise. Pour le gouvernement, la nécessaire refédéralisation des soins de santé reste un tabou. Si les auditions ont bien mis quelque chose en évidence, c'est toute l'absurdité d'avoir 9 ministres de la santé ». Sofie Merckx a elle-même déposé une recommandation en vue de refédéraliser les soins de santé : « Nous avons besoin d'un seul ministre fédéral au lieu de neuf. Près des deux tiers de la population souhaitent une refédéralisation des soins de santé. Comment ne pas comprendre que les recommandations du gouvernement ne visent qu'à envisager davantage encore la scission des soins de santé ?”.

« Une leçon importante que le gouvernement ne tire pas, c'est qu’il faut investir dans un système de soins de santé public et préventif fort. Lors des auditions, les experts ont confirmé ce que tout le monde supposait : nous étions démunis pendant cette crise. Notre pays n’a pas pu s’appuyer sur un système de santé préventif, ancré localement, et les services du ministère de la Santé étaient tellement sous-financés qu’ils n’ont pas pu faire face. Le service en charge des Urgences se compose d’une seule personne. La crise du coronavirus a pourtant montré que chaque euro que nous investissons dans la prévention rapporte deux fois plus », conclut Sofie Merckx.

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