Photo Solidaire, Bruno Bauwens

Ce mardi 11 mai se tiendra une nouvelle réunion du Comité de concertation (Codeco). Au programme : l’élargissement de la bulle intérieure, la réouverture de l’Horeca, ou encore la possibilité d’organiser de grands évènements en extérieur cet été. Nabil Boukili, député du PTB veut que le déconfinement des droits démocratiques, et plus particulièrement de la liberté de manifester, se trouve également sur la table.

« Ce nouveau Codeco parlera du déconfinement de la culture, des salles de sport, de l’organisation de festivals en été et c’est important tant pour les travailleurs de ces secteurs que pour l’ensemble de la population », déclare Nabil Boukili. « Il y a cependant un grand absent. Aucune annonce n’est faite pour le droit de manifester, qui resterait donc limité à des rassemblements statiques de 50 personnes. Pour nous ce n’est pas acceptable, il s’agit d’un droit démocratique fondamental. »

Et le député d’épingler les récents évènements : « Pour l’organisation du 1er Mai notamment, nous avons constaté que certains élus et bourgmestres n’hésitent pas à utiliser ces restrictions pour bâillonner toute forme de mobilisation ou de contestation sociale. C’est un sérieux problème démocratique, dans une crise dont la gestion l’est tout autant. » Le député alerte sur le danger que les gouvernements profitent de la crise pour restreindre encore plus, et de manière durable, les droits démocratiques.

Le PTB veut donc que le Codeco revoit les règles concernant le droit de manifester. « Bien sûr, le virus n’a pas disparu et il faut maintenir un certain nombre de règles sanitaires, mais il faut que le droit démocratique essentiel à la manifestation et la contestation puisse être garanti. Ce serait d’autant moins compréhensible que cela soit refusé alors qu’il s’agit d’activités en extérieur. On ne peut quand même pas imaginer un pays où les centres commerciaux et les parcs d’attraction sont rouverts, mais où on n’aurait pas le droit de manifester ? »

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