L'affaire Chovanec révèle que le sommet de la police et le ministre ont instauré une culture où la violence arbitraire est banalisée, passée sous silence, voire couverte par la hiérarchie. (Photo Caméras de surveillance)

Comment se fait-il que Jan Jambon (N-VA), qui était ministre de l’Intérieur au moment de la mort de Jozef Chovanec suite à une intervention policière, ait pris l’affaire autant à la légère ? Et la hiérarchie au sein de la police ? Raoul Hedebouw, député fédéral du PTB, est intervenu au Parlement fédéral.

Raoul Hedebouw : « L'idéologie qui régnait chez le ministre et dans la hiérarchie policière, c'est que cette violence était justifiée. Vous ne vous "rappelez pas" ? Ça veut dire que pour vous, c'est banal. » Cette affaire révèle que le sommet de la police et le ministre ont instauré une culture où la violence arbitraire est banalisée, passée sous silence, voire couverte par la hiérarchie. C'est aussi confirmé cette semaine avec les révélations du média d’investigation Apache à propos d'un groupe Facebook comptant des milliers de policiers ou d’ex-policiers où des publications racistes, sexistes et appelant à la violence étaient partagés. Il est temps d’avoir un véritable contrôle démocratique sur la police, et d’avoir une police où le racisme, la violence et les idéologies d’extrême droite n’ont pas leur place.

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