L'affaire Chovanec révèle que le sommet de la police et le ministre ont instauré une culture où la violence arbitraire est banalisée, passée sous silence, voire couverte par la hiérarchie. (Photo Caméras de surveillance)

Comment se fait-il que Jan Jambon (N-VA), qui était ministre de l’Intérieur au moment de la mort de Jozef Chovanec suite à une intervention policière, ait pris l’affaire autant à la légère ? Et la hiérarchie au sein de la police ? Raoul Hedebouw, député fédéral du PTB, est intervenu au Parlement fédéral.

Raoul Hedebouw : « L'idéologie qui régnait chez le ministre et dans la hiérarchie policière, c'est que cette violence était justifiée. Vous ne vous "rappelez pas" ? Ça veut dire que pour vous, c'est banal. » Cette affaire révèle que le sommet de la police et le ministre ont instauré une culture où la violence arbitraire est banalisée, passée sous silence, voire couverte par la hiérarchie. C'est aussi confirmé cette semaine avec les révélations du média d’investigation Apache à propos d'un groupe Facebook comptant des milliers de policiers ou d’ex-policiers où des publications racistes, sexistes et appelant à la violence étaient partagés. Il est temps d’avoir un véritable contrôle démocratique sur la police, et d’avoir une police où le racisme, la violence et les idéologies d’extrême droite n’ont pas leur place.


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  • Eric Moreels
    a commenté 2020-09-07 09:51:51 +0200
    Ce n’est pas d’aujourd’hui que la violence gratuite et banalisée existe au sein des services de police tant fédérale que locale. De nombreux reportages télévisés nous démontrent ces faits de violence. Le harcèlement, la violence physique et morale sont de monnaie courante au sein de la police. Dans de nombreux cas, ces faits sont minimisés, voire étouffés par la hiérarchie. Cette violence est donc cultivée à tous les échelons de la hiérarchie policière et finalement, cette violence est entrée dans les mœurs et la culture policières. Le plus choquant dans cette histoire est la réaction des syndicats de police. Lorsqu’un citoyen ou groupe de citoyens s’en prend à une équipe de police, certains syndicats de police s’empressent de diffuser des vidéos relatant ces faits. Lorsque qu’une équipe s’en prend à un citoyen ou groupe de citoyen, ces mêmes syndicats ne diffusent rien et ne commentent rien de ces faits. Cette culture de la violence existe bien au sein de la police et est encouragée par la hiérarchie policière et les syndicats. Il ne faut pas s’étonner que les citoyens ne voient plus une belle image de la police et pire encore n’accordent plus aucune confiance à la police. Cette culture de la violence ternit les valeurs essentielles de la police et crée un sentiment de révolte au sein de la population, vis-à-vis de la police. Dans l’affaire Chovanec, cette violence policière a été acceptée par la hiérarchie policière de l’époque et l’est encore par la hiérarchie actuelle. Cette hiérarchie présente bien des excuses à la famille de la victime mais ces excuses font partie de la routine au sein de la police et n’apporte aucune solution à cette problématique, qui est devenue un phénomène policier routinier. Il est plus que temps de sanctionner sévèrement les responsables policiers dans cette affaire. Il est inadmissible que le plus haut responsable de la Police Fédérale, à l’époque de l’affaire Chovanec, soit aujourd’hui le directeur générale d’Europol. Comme sanction, ce haut responsable policier obtient une promotion de grade et de fonction. A croire que cette culture de la violence policière est un examen pour monter en grade ou alors, le canapé a encore de beaux et longs jours devant lui.

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