Avortement : le PTB se réjouit du compromis qui semble se dégager, « une avancée majeure pour les droits des femmes »

Sofie Merckx, médecin et députée fédérale du PTB. (Photo Solidaire, Stefaan Van Parys)

Sauf changement de dernière minute, le compromis est trouvé et la loi qui dépénalise l’avortement et allonge le délai à 18 semaines sera votée ce mercredi à la Chambre. « C’est une avancée majeure pour les droits des femmes, se réjouit la députée PTB Sofie Merckx. Les associations féministes le répètent depuis longtemps, il y avait urgence. C’est pour cela que nous avons été les premiers à demander l’urgence sur notre proposition de loi. On se réjouit qu’un compromis puisse être trouver aujourd’hui. »

Ce texte, qui est le résultat d’un consensus entre PTB, PS, sp.a, Ecolo, Groen, Défi, MR et Open Vld, pourrait déjà être voté mercredi prochain en commission Justice de la Chambre.

Sofie Merckx, médecin et députée PTB : « Nous avons travaillé dans un esprit très constructif. Le texte s’inscrit dans une vision progressiste de la société où la femme est l’égale de l’homme et où nous devons supprimer toute discrimination à l’égard des femmes. Nous voyons que, partout où la droite monte, comme en Hongrie ou aux États-Unis, le droit à l’avortement est un des premiers droits de la femme qui est mis à mal. À l’opposé de cela, nous entendons créer les conditions permettant de garantir la liberté de choix d’une femme désireuse d’interrompre sa grossesse et d’assurer à cette femme les meilleurs soins possibles dans un intérêt de santé publique. »

La dépénalisation totale de l’avortement pour les femmes et les médecins est une revendication féministe historique de divers mouvements sociaux, en Belgique et ailleurs.

Après des décennies de lutte, les femmes, les associations et experts de terrains ont été entendus : concrètement, avec la nouvelle loi, l’avortement sera assimilé à un acte médical. Toute notion de paternalisme à l’égard des femmes, comme le « délais de réflexion de 6 jours », sera supprimé.
Sofie Merckx : « En pratique, cette loi mettra fin au fait que 500 femmes Belges doivent se rendre chaque au Pays-Bas pour y avoir accès à un avortement, car elles ont dépassé le délai actuel de 12 semaines. Ce texte permettra à ces femmes de recevoir des soins et un accompagnement adéquat et de qualité en Belgique. »

Si le texte est adopté mercredi, il fera l’objet d’un vote final devant le Parlement fédéral et pourra entrer en vigueur avant la fin de l’année 2019.

Lire aussi : Avortement : « Je ne choisis pas à la légère, mais c'est moi qui choisis » 


Soyez le premier à commenter

SVP vérifiez votre boîte email afin d'utiliser le lien pour activer votre compte.

Nous avons besoin de votre soutien