Avec Pierre Marage et Jean-Pierre Kerckhofs, le PTB met l’enseignement et la recherche à l’honneur sur ses listes bruxelloises

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Ce vendredi, 29 mars, en Région Bruxelles-Capitale comme dans tout le pays, le PTB dépose des listes complètes. Le parti de gauche a l'ambition de décrocher deux élus à la Chambre et de doubler son groupe au Parlement bruxellois. Avec deux candidats d'ouverture particuliers : Pierre Marage, professeur de physique émérite à l'ULB et ancien vice-recteur à la recherche de l'ULB et Jean-Pierre Kerckhofs, président de la CSC Enseignement Bruxelles et de l'Appel pour une École démocratique (Aped).

Ces deux candidats d'ouverture indiquent que le parti de gauche compte investir davantage dans les questions de l'enseignement et de la recherche dans les années à venir.

Jean-Pierre Kerckhofs est président de la CSC Enseignement Bruxelles. Ce professeur de physique sera 5e sur la liste du Parlement bruxellois. En tant que président et fondateur de l'Appel pour une École démocratique, il a fait de la lutte contre les inégalités sociales dans notre enseignement son combat : « Si je suis élu, je porterai cet engagement au Parlement bruxellois et au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Notre enseignement est champion des inégalités depuis deux décennies. Il est temps que ça change. Un refinancement de notre enseignement est nécessaire pour pouvoir diminuer par exemple le nombre d'élèves en maternelle et dans les premières années du primaire à 15 élèves par classe. Ce sera un pas dans la bonne direction pour donner à chaque enfant l'attention qu'il ou elle mérite. »

Pierre Marage était professeur et chercheur en physique des particules élémentaires à l'ULB avant de devenir doyen de la faculté des sciences. Cet ancien vice-recteur à la recherche sera avant-dernier à la Chambre : « En tant que chercheur, j'ai toujours voulu informer les citoyens sur la science pour qu'ils puissent se sentir libre d'interpeller les experts et politiques. On voit l'importance de citoyens informés dans le débat actuel sur le climat. C'est par ailleurs le programme climat du PTB qui m'a convaincu. Au lieu de culpabiliser les citoyens, le PTB demande des mesures contraignantes pour les multinationales. Au lieu d'individualiser, le PTB propose des solutions collectives comme les transports en commun gratuits. »

Le PTB dépose, comme seul parti bilingue et national, des listes complètes pour tous les collèges en Région Bruxelles-Capitale : à la Chambre, à la Région (liste francophone et liste néerlandophone) et au Parlement flamand. À la Chambre, le parti de gauche se donne comme ambition de faire élire Maria Vindevoghel et Nabil Boukili pour siéger notamment aux côtés de Raoul Hedebouw. Maria Vindevoghel, ancienne travailleuse à la Sabena et syndicaliste : « On a besoin de plus de travailleurs au Parlement qui vivent la réalité des lois votées. J'ai nettoyé toute ma vie. Je peux vous dire que je n'aurais jamais voté l'augmentation de l'âge de la pension à 67 ans ou le gel des salaires. »

Le PTB compte doubler sa fraction régionale de 4 à 8. Le parti veut être le premier parti, depuis la création du Parlement bruxellois, à avoir des députés des deux collèges linguistiques, en visant un premier élu néerlandophone. Françoise De Smedt, tête de liste francophone pour le Parlement bruxellois : « Plus que jamais, nous avons besoin de cette unité au-delà des barrières linguistiques ou origines. Car beaucoup de nos problèmes de tous les jours, on les partage. Qu’on soit francophone ou néerlandophone, les loyers à Bruxelles sont trop chers. Peu importe notre langue ou origine, nous voulons baisser les loyers via un encadrement contraignant des loyers. »


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