Photo Belga.

Ce mardi 14 avril, un débat d'actualité devait se tenir en Commission Santé de la Chambre avec les ministres De Block et De Backer. Le lundi 13 après-midi, coup de théâtre : les ministres ont subitement annulé leur participation. Thierry Warmoes (PTB), président de la Commission Santé, réagit : « Cette manière de faire est totalement inacceptable. »

La réunion était prévue depuis mardi dernier et les députés avaient introduit 88 questions pour contrôler l'action des ministres.  Ils ne sont tout à coup plus disponibles car il y a une réunion du Kern. Ils ne se disent pas disponibles non plus le reste de la semaine.

Thierry Warmoes, président de la Commission Santé, réagit : « Cette manière de faire est totalement inacceptable. Notre Constitution dit que les ministres sont responsables devant la Chambre des représentants. Nos citoyens se posent énormément de questions sur la gestion de la crise sanitaire, sur la situation dans les maisons de repos, sur le dépistage, sur la pénurie de matériel de protection et sur les mesures à prendre. Les députés avaient introduit 88 questions pour avoir des réponses précises. Ils ne les auront donc pas. »

« Déjà la semaine dernière, les membres de la commission avaient exprimé leur mécontentement quant au peu de temps disponible pour répondre à leurs questions, poursuit le député PTB. De nombreuses questions sont restées sans réponse et les députés n’ont même pas eu le temps de répliquer comme il est de coutume au Parlement. Il avait donc été convenu mardi dernier que le débat se poursuivrait cette semaine. Les ministres n’ont pas tenu parole et cette annulation de dernière minute est un véritable pied de nez au parlement. »

« Certes, nous devons faire preuve de compréhension pour les agendas chargés des ministres en ces temps de crise, convient Thierry Warmoes. Mais même – ou plutôt surtout - en cette période mouvementée, le contrôle parlementaire du gouvernement doit pouvoir se faire. C’est un élément essentiel de notre démocratie. La Conférence des Présidents de la Chambre l’a encore rappelé la semaine passée. »

Et le président de la Commission de la Santé de conclure : « On ne peut pas se défaire de l’idée que les ministres font tout pour éviter les questions difficiles. La semaine dernière déjà, leurs réponses étaient incomplètes et fuyantes. Aujourd’hui, ils ne répondront même plus du tout. Pourtant, nous avons le droit de savoir. Et, un jour, il faudra que toute la lumière soit faite sur la gestion de cette crise qui a déjà fait plus de 4000 morts dans notre pays. »


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