Photo : Habboub Ramez/ABACA

Depuis le lundi 10 mai, Gaza subit une nouvelle fois la violence militaire démesurée d'Israël. Le bilan humain est à nouveau dramatique. La population de Gaza a un besoin d'aide médicale et humanitaire de toute urgence. Le PTB appelle à soutenir financièrement la Union of Health Work Committees (UHWC), une organisation partenaire de Viva Salud, ONG belge qui lutte pour le droit à la santé dans le monde.

Aidez la Union of Health Work Committees (UHWC) à réaliser son travail vital dans l'hôpital d’Al Awda à Gaza et dans les centres de santé des quartiers touchés.

ou en faisant un virement sur le compte de Viva Salud : BE15 0010 4517 8030 en indiquant en communication « Gaza 2021 ».

« Le personnel soignant de Gaza travaille dans des conditions particulièrement difficiles et craint également pour sa propre vie. Il a besoin d'aide et de soutien de toute urgence », explique Hanne Bosselaers, médecin à Médecine pour le Peuple à Molenbeek.

Hanne a elle-même travaillé comme médecin généraliste dans une petite clinique de première ligne à Gaza, de fin décembre 2012 à mai 2013. « À l’époque, nous avons vu à quel point la santé des gens était affectée par l'occupation israélienne et les agressions militaires répétées. Il y avait eu des bombardements en 2008, en 2010 et juste avant mon arrivée, en décembre 2012. Il y a bien sûr les nombreux morts et blessés, mais aussi l'énorme souffrance mentale. Tout cela, alors que le système de soins de santé local est très fragile. »

Ce système de soins de santé doit faire face à des circonstances difficiles. Par exemple, il n'y a de l'électricité que 40 % du temps. Tout doit donc fonctionner avec des générateurs. Le carburant nécessaire provient d'Israël et coûte extrêmement cher. Aujourd'hui, les hôpitaux et les centres de santé consacrent 60 % de leur budget au fonctionnement de ces générateurs. « C'est l'un des grands besoins sur lesquels l'UHWC insiste toujours, explique Hanne. Parfois, le personnel n'est pas payé pendant un certain temps, pour permettre au système de santé de continuer à fonctionner. Heureusement, tous ces gens ont un grand sens du devoir, et sont convaincus de leur cause. »

Même dans les hôpitaux, personne n'est en sécurité

Au cours des derniers jours, Hanne a eu des contacts avec plusieurs anciens collègues à Gaza : « J'ai parlé à un anesthésiste qui vit au nord de la ville de Gaza. Il a peur d'aller à l'hôpital, peur que sa voiture ne soit bombardée sur la route. C'est comme en 2014, le personnel soignant reste dormir à l'hôpital pour ne pas avoir à faire les déplacements, leurs familles restent à la maison, tout le monde est terrifié. »

Même dans les hôpitaux, personne n'est en sécurité. « Un hôpital de Médecins Sans Frontières a été gravement endommagé par un bombardement. Les ambulanciers courent également de grands risques. Ce sont des héros, ni plus ni moins. En 2014, 93 d'entre eux ont perdu la vie. Il n'est absolument pas question de frappes de précision sur des structures militaires. Ce sont les civils qui sont touchés. »

Le soutien de la population belge est nécessaire

Fiona Ben Chekroun, collaboratrice politique de Viva Salud, est également en contact avec des gens vivant à Gaza, et peut témoigner des ravages causés par l'armée israélienne : « Les destructions sont colossales. Des bâtiments destinés aux soins médicaux ont également été bombardés, y compris le seul centre de test pour le Covid-19. Les voies d'accès aux hôpitaux de Gaza ont été détruites. Les ambulances ont du mal à accéder aux blessés. Des bombes tombent jour et nuit. Les gens sont surpris chaque matin d'être encore en vie. »

Viva Salud collecte actuellement des fonds, indispensables pour soutenir l'hôpital d’Al Awda. Il s'agit du plus grand hôpital du nord de la ville de Gaza. « La zone autour de l'hôpital a également été bombardée, explique Fiona. Mais l'hôpital lui-même a été heureusement été épargné. Notre partenaire local, l'UHWC, essaie d'aider autant que possible le personnel soignant à l'hôpital et dans les petits centres de santé des quartiers. Ils ont grandement besoin de soutien. »

En une semaine, l'armée d'occupation israélienne a tué environ 213 Palestiniens, dont près de 60 enfants. Plus de 1 400 personnes ont été blessées par les frappes aériennes israéliennes. Quatorze années de blocus étouffant, plusieurs attaques militaires et la pandémie de coronavirus ont amené le secteur des soins de santé dans la bande de Gaza au bord de l'effondrement.

La Union of Health Work Committees (UHWC), le partenaire local de Viva Salud, travaille en première ligne dans l'hôpital d'Al Awda et les centres de santé, où sont soignés les blessés des frappes aériennes israéliennes et tous ceux qui ont besoin de soins médicaux urgents.

ou en faisant un virement sur le compte de Viva Salud : BE15 0010 4517 8030 en indiquant en communication « Gaza 2021 ».

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