Affaire Nethys : PS - Ecolo - MR - Cdh refusent de soutenir la création d'une commission spéciale pour auditionner les « mains invisibles »

Germain Mugemangango (Photo : Solidaire)

« Alors que les citoyens veulent savoir ce qui s'est passé dans le dossier Nethys, les quatre partis traditionnels refusent de faire toute la lumière sur le rôle des fameuses "mains invisibles", explique Germain Mugemangango, chef de groupe PTB au Parlement de Wallonie. Des réunions se sont tenues avec des responsables politiques comme Jean Claude Marcourt (PS), président du Parlement de Wallonie, Daniel Bacquelaine (MR), ancien ministre des pensions, ou Pierre-Yves Jeholet (MR), ministre-président de la Fédération Wallonie-Bruxelles. La clarté doit être faite sur leur implication dans le maintien de Stéphane Moreau à la tête de Nethys malgré les recommandations de la commission Publifin et la tentative de bradage des filiales de Nethys. »

« Pourquoi les partis traditionnels ne soutiennent-ils pas cette demande d'audition ? », s'interroge Germain Mugemangango. Ils déclarent vouloir une nouvelle gouvernance, comme dans la déclaration de politique générale du gouvernement, mais rien ne change. Leur nouvelle gouvernance semble déjà périmée. » 

« Qu'est ce qui a été discuté lors des réunions rapportées par le rapport du comité de rémunération de Nethys ?, poursuit le député de gauche. Quels accords ont été pris pour l'avenir de Stéphane Moreau ou pour VOO, Elicio et Win, les filiales de Nethys ? Quel mandat ces responsables politiques avaient reçu pour participer à ces réunions ? Voilà les questions que nous aurions voulu poser lors de ces auditions. Mais celles-ci resteront sans réponse faute de volonté politique des partis traditionnels. »

« La transparence et la volonté de mettre à jour les responsabilités politiques sont essentielles dans ce dossier, ajoute Germain Mugemangango. C'est pourquoi nous voulons ces auditions et avons déposé une motion demandant au gouvernement de rendre publics les différents rapports d'audits qui ont conduit aux arrestations des anciens dirigeants de Nethys. On parle d'entreprises publiques qui fonctionnent avec l'argent des citoyens, ceux-ci ont le droit de savoir comment ces entreprises sont gérées. »

« Ces intercommunales doivent devenir de véritables entreprises démocratiques publiques (EDP), conclut le chef de groupe PTB. Ces EDP auraient un conseil d'administration composé de représentants des travailleurs, de représentants d'associations de consommateurs et de personnes élues directement par les citoyens. Ces conseils d'administrations seraient diffusés publiquement en ligne. Cela favoriserait la transparence et diminuerait le risque de voir de nouveaux scandales à l'avenir. »