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« On parle de MM. Jean-Claude Marcourt, Daniel Bacquelaine, et maintenant Pierre-Yves Jeholet, le ministre-président de la Fédération Wallonie-Bruxelles, note Germain Mugemangango, chef de groupe PTB au Parlement wallon. Le rapport spécial révélé par Le Vif est en train de confirmer la thèse des mains invisibles. Est-ce que ces personnes ont décidé du maintien de Stéphane Moreau à son poste et des rémunérations hallucinantes qui ont été perçues ? C'est, entre autres, pour avoir la réponse à ces questions que ces personnes doivent être entendues par le Parlement. »

« Après la commission Publifin, Stéphane Moreau est resté à la tête de Nethys, alors que les recommandations demandaient son départ, ajoute le député de gauche. Ça lui a permis de se livrer à des malversations, comme les 18 millions d'euros de rémunérations que la direction s'est octroyés. S'il a été maintenu à la tête de Nethys, c'est le résultat de ces réunions entre partis traditionnels. »

Germain Mugemangango pointe le « deux poids, deux mesures » : « Un travailleur lambda qui est licencié touche quelques milliers d’euros d’indemnités, alors qu'un manager, nommé par le politique, touche des millions d'euros afin d’être récompensé d’avoir privatisé. Inacceptable. »

« De plus, les réunions relatées par Le Vif ne correspondent à aucun mandat, remarque le député PTB. Comment est-il possible que des enjeux aussi importants que l'avenir de Stéphane Moreau et de son équipe ou que l'avenir des composantes de Nethys soient discutés dans une structure qui n'est ni officielle ni élue ? »

« Nous demandons une audition de MM. Pierre-Yves Jeholet, Daniel Bacquelaine et Jean-Claude Marcourt au Parlement, pour faire toute la lumière sur leur participation à cette affaire, déclare  Germain Mugemangango. Nous appelons à ce que ce débat qu'on nous refuse depuis des semaines au Parlement wallon ait enfin lieu. C'est quand même incroyable qu'on puisse en discuter au Parlement fédéral mais pas au Parlement Wallon, alors que la Région wallonne est partie civile dans l'affaire judiciaire. »

« Il faut également que soient rendus publics les rapports Forensic réalisés par Deloitte chez Nethys, à l'aéroport de Liège et chez Ogeo Fund, plaide le chef de file. Ces rapports ont conduit à la démission de plusieurs responsables pour fraude et détournement de fonds publics. Toutes les informations doivent être transmises et connues. »

Enfin, Germain Mugemangango pointe l’accord actuel au sein des partis de la majorité pour privatiser les composantes de Nethys, en particulier VOO : « Si on veut combattre la fracture numérique, si on veut pouvoir donner un accès gratuit à Internet aux jeunes pour qu'ils puissent suivre les cours donnés à distance, par exemple, on a besoin d'un VOO public. Nos entreprises publiques doivent rester dans nos mains et doivent être gérées comme des Entreprises Démocratiques Publiques totalement transparentes et au service de la collectivité. Pas au service de l'enrichissement de quelques millionnaires privilégiés. »

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