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Après que des centaines de milliers de personnes se sont mobilisées, principalement des jeunes en marche pour le climat, la lutte menée dans le cadre de « l’Affaire Climat » continue. Avec un procès opposant 60 000 citoyens à l’Etat fédéral et aux Régions. La presse flamande a révélé que, pour le ministre Ecolo Philippe Henry, la plainte n’est pas recevable car « les générations futures n’ont pas de personnalité juridique ». Le chef de groupe PTB au Parlement wallon, Germain Mugemangango, réagit : « Ce mépris pour la cause climatique, venant d’un ministre Ecolo du Climat, est inacceptable. Philippe Henry mène une politique taillée sur mesure pour les multinationales les plus polluantes et refuse d'écouter la rue. C’est une gifle pour les jeunes et le mouvement climatique. »

Dans l’Affaire Climat, Les plaignants reprochent à la Région de ne pas prendre au sérieux le problème climatique. « Et ils ont raison, déclare Samuel Nemes, membre PTB de la commission Climat du Parlement wallon. Le Gouvernement wallon refuse de contraindre les multinationales à polluer moins. Au contraire, il leur paie lui-même leurs droits de polluer, c’est ce qu’ils appellent le carbon leakage. » Grâce à ce mécanisme, Arcelor-Mittal et Total reçoivent respectivement 2,7 millions et presque 2 millions d’euros de subsides juste pour l’année 2020. Le Gouvernement wallon PS-MR-Ecolo a d’ailleurs presque triplé le montant dédié à ce mécanisme entre 2019 et 2020, passant de 7,5 millions à 20 millions d’euros.

Le parti de gauche soutient les 60 000 plaignants. Le président du PTB, Peter Mertens, en fait d’ailleurs partie. « La mobilisation autour du climat doit être un moteur du changement, poursuit Samuel Nemes. Elle doit être entendue. Mais la majorité wallonne fait la sourde oreille aux organisations environnementales. En plein débat sur la position wallonne pour la COP 26, la majorité a refusé nos demandes d’auditions. Nous voulions entendre la coalition-climat, youth4climate, le RWLP et Climate Action Network Europe. Mais PS, MR et Ecolo refusent d’entendre les critiques des experts de terrain sur leurs positions, et s’enferment dans leur politique climatique inefficace. »

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