Le PTB plus proche de toi et toi plus proche du PTB. Renforce la vague sociale.!

Télécharge notre app

Vignette routière : les automobilistes ne doivent pas payer un euro de plus

Les gouvernements régionaux s'apprêtent à instaurer une vignette routière obligatoire à partir du 1er mai 2027. Son coût : entre 90 et 125 euros par an. Par la voix de nos chefs de groupe des parlements bruxellois et wallon, nous dénonçons une nouvelle ponction sur le portefeuille des travailleurs et des familles, et exigeons qu'aucun euro supplémentaire ne soit exigé des automobilistes ni en Flandre, ni en Wallonie, ni à Bruxelles.

Vendredi 10 juillet 2026

Une vignette automobile collée au pare-brise.

Françoise De Smedt, notre cheffe de groupe au Parlement bruxellois déclare : « Les gouvernements régionaux assurent que cette nouvelle taxe sera "neutre" pour les automobilistes belges, grâce à un mécanisme de compensation. Mais aucun détail concret n'a été communiqué à ce stade : ni le montant, ni les modalités, ni le calendrier de cette compensation ne sont connus. Tout cela est très hypothétique et il y a de fortes chances que ce soit même non appliqué comme on l’a vu en Allemagne. Ce qui est certain, par contre, c'est que la facture, elle, tombera bel et bien dès mai 2027. »

Germain Mugemangango, notre chef de groupe au Parlement wallon poursuit : « On nous vend une taxe soi-disant indolore, mais personne n'est capable de dire aujourd'hui comment cette compensation sera concrètement mise en œuvre ni si elle sera possible. Ce qui est sûr, c'est que les automobilistes devront payer, et le reste n'est qu'une promesse en l’air. Car ce qu’on voit, c’est qu’au niveau des budgets, il est déjà prévu 130 millions d'euros en Flandre, 30 millions à Bruxelles et probablement 40 millions en Wallonie. »

Les gens ne doivent pas payer un euro de plus pour aller travailler, conduire leurs enfants à l'école ou faire leurs courses, insiste Françoise De Smedt. Ni en Flandre, ni en Wallonie, ni à Bruxelles.

Françoise De Smedt

Cheffe de groupe au Parlement bruxellois

Cette vignette routière s'ajoute à une longue liste de prélèvements qui pèsent déjà sur les automobilistes : taxes sur le carburant, taxe de circulation, taxe de mise en circulation, amendes liées aux zones de basses émissions (LEZ)... Le parti de gauche dénonce une accumulation de mesures qui touchent en premier lieu les travailleurs, les pensionnés et les familles, contraints d'utiliser leur voiture pour se rendre au travail, conduire leurs enfants à l'école ou faire leurs courses, faute d'alternatives suffisantes en transports en commun.

« Les gens ne doivent pas payer un euro de plus pour aller travailler, conduire leurs enfants à l'école ou faire leurs courses, insiste Françoise De Smedt. Ni en Flandre, ni en Wallonie, ni à Bruxelles. »

Et Germain Mugemangango de conclure : « Si l’on veut améliorer la mobilité, c’est un tout autre choix qu’il faut faire : investir dans les transports publics. Or ce qu’on voit de nouveau, c’est que des économies sont au contraire prévues dans les différentes Régions sur les transports en commun. On ne peut pas d’un coté faire des coupes et de l'autre encore faire payer plus cher les automobilistes. »