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Vers une version européenne de la police étasunienne ICE pour enfermer et déporter des enfants ?

Au Parlement européen, une alliance entre la droite et l'extrême-droite vient de voter un « Règlement Retours » qui met en cause les droits fondamentaux.

Vendredi 27 mars 2026

Une petite fille de dos portant un sac à dos en forme de hérisson et tenant la main d'un adulte

« L'ère des déportations commence » exulte un député d'extrême-droite suédois après l'adoption du nouveau texte au Parlement européen. Le texte a été négocié dans un groupe Whatsapp secret entre députés de droite et d'extrême-droite, révélait la presse allemande. Et donc d'un côté la droite applaudit la guerre d'agression des États-Unis et d'Israël contre l'Iran et, de l'autre, elle veut déporter des familles avec enfants fuyant les bombes. Même vers l’Afghanistan, où l’Europe va se coordonner avec les Taliban.

La mesure phare ? les « hubs de retour » La Commission propose désormais aux États membres de déporter des personnes vers des pays tiers avec lesquels elles n'ont aucun lien. En d’autres mots, des familles pourraient être expulsées vers des pays où elles n’ont jamais mis les pieds. Le Royaume-Uni avait déjà tenté de mettre en place un accord similaire avec le Rwanda. Résultat ? Un échec cuisant, couteux et moralement indéfendable.

Les enfants ne sont pas épargnés. Le nouveau texte ouvre explicitement la porte à l'enfermement de mineurs non accompagnés et de familles avec enfants dans des centres de rétention — y compris en dehors de l'Europe. Des enfants. Dans des centres de déportation.

Vers un ICE européen ? 70 ONG européennes tirent la sonnette d'alarme. Les nouvelles règles risquent d'engendrer des rafles brutales dignes des méthodes de Trump et de ses agents ICE : surveillance de masse, raids à domicile, profilage ethnique banalisé. Tine Claus, directrice de Vluchtelingenwerk Vlaanderen, résume : « Ceci fait de l'Europe une machine à déportation où la violence et la contrainte dictent la politique. »

Il est grand temps de briser le grand tabou dans le débat sur les réfugiés : celui des causes qui les poussent à fuir leur pays. Personne ne quitte son pays sur un coup de tête. La guerre reste la principale cause d’exil des populations. Alors, si on veut prendre au sérieux la question, arrêtons de fomenter et de soutenir des guerres aux quatre coins du globe. Et garantissons un accueil digne à toutes celles et tous ceux qui en ont besoin.