Stop aux criminels de guerre Trump et Netanyahou
Dans la nuit de mardi à mercredi, les États-Unis et l’Iran ont annoncé un cessez-le-feu. Dès le lendemain, Israël a commis de nouveaux crimes de guerre sanglants au Liban, faisant des centaines de victimes civiles. Une chose est claire : sans pression sur Israël et les États-Unis, la terrible guerre contre l’Iran rique bien de redémarrer.
Le cessez-le-feu en Iran est une bonne nouvelle. D’abord et avant tout pour la population iranienne. Pendant deux semaines, les bombes américaines et israéliennes cesseront de s’abattre sur leurs maisons, leurs écoles, leurs usines, leurs hôpitaux.
Mardi, Donald Trump menaçait de rayer un pays de la carte, d’anéantir une civilisation entière. « C’est un langage ouvertement nazi, réagissait Peter Mertens, secrétaire général du PTB. Notre ministre des Affaires étrangères, Maxime Prévot, réagit avec une déclaration vague et générale, sans nommer ni Trump, ni les États-Unis. Ceux qui, en ce moment, n’appellent pas un chat un chat, pas un crime de guerre un crime de guerre, et pas une menace génocidaire une menace génocidaire, sont au minimum coupables de complicité passive. »
Avec sa rhétorique génocidaire, Trump nous rapproche du pire. Il a cependant dû reculer et il y a une brèche qui s’ouvre pour la paix. Ce cessez-le-feu n’est pas tombé du ciel. Il est le fruit d’un rapport de force sur le terrain, mais aussi d’efforts diplomatiques, notamment du Pakistan et de la Chine, pour arracher une perspective de négociation.
Le silence européen
Les dirigeants européens, en revanche, ont refusé de s’opposer à Trump. Refus de condamner l’agression américaine. Refus de dénoncer les propos incendiaires de Donald Trump. Alors que des civils mouraient sous les bombes, l’Union européenne n’a pris aucune initiative sérieuse pour arrêter l’escalade. Plusieurs pays européens ont même laissé les États-Unis utiliser leur territoire et leur espace aérien pour mener cette guerre. Une complicité inacceptable. Ce n’est qu’après l’annonce du cessez-le-feu que les dirigeants européens ont semblé émerger de leur congé de Pâques.
Une véritable paix ou le retour à la guerre ?
Un cessez-le-feu n’est en tout cas qu’un premier pas. Il faut maintenant de vraies négociations, menées de bonne foi. Car à deux reprises, les États-Unis ont trahi la confiance en utilisant les discussions comme couverture pour préparer de nouvelles attaques. Israël et les États-Unis ont déjà par deux fois bombardé l’Iran au milieu de négociations. De quoi entacher leur crédibilité.
Cette fois encore, Israël a lancé, juste après le cessez-le-feu, une attaque militaire à grande échelle sur le Liban. Netanyahou veut ainsi entraîner le monde encore plus vers une Troisième Guerre mondiale avec « la plus grande attaque contre le Liban depuis le début de la guerre ». Ce n’est pas seulement une attaque barbare contre les hôpitaux, les écoles, les infrastructures et la population au Liban, mais aussi une tentative de briser le cessez-le-feu hybride et d’attiser encore davantage la guerre. Il faut arrêter ces criminels de guerre et ces barbares avant qu’il ne soit vraiment trop tard.
Pour y arriver, nous devons mettre encore plus la pression sur les États-Unis et Israël afin d’atteindre une paix durable, juste et respectueuse des peuples. Cela passe par une condamnation de la part du gouvernement belge des guerres illégales de Trump et Netanyahou. Nous devons aussi empêcher les États-Unis d’utiliser leurs bases militaires en Europe ainsi que d’emprunter notre espace aérien pour leurs guerres.
Et, face aux crimes qu’Israël continue de commettre, il est plus que temps de mettre fin à l’accord de coopération qui lie le pays à l’Union européenne. Un accord qui ouvre notamment le droit à Israël de recevoir des subsides européens. Ce qui implique que l’argent de nos impôts finance les crimes de guerre israéliens, de la Palestine à l’Iran en passant par le Liban.
Il est temps que ça cesse.