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Soutien aux pompières et pompiers en grève à Bruxelles

« Quand celles et ceux qui répondent chaque jour à nos appels de détresse sont contraints de lancer leur propre cri d’alarme, il faut les écouter », réagit notre député Nabil Boukili.

Vendredi 24 juillet 2026

Un groupe de pompiers portent des échelles

Depuis longtemps, les pompières et pompiers de Bruxelles dénoncent un manque chronique de personnel et de matériel. Les gardes sont réduites, les interventions augmentent et les équipes doivent faire toujours plus avec toujours moins.

« Ces dernières semaines, ils ont encore été mobilisés lors de l’incendie au Peterbos à Anderlecht et du drame de la tour OXY, explique Nabil Boukili. Dans les deux cas, les pompiers bruxellois ont dû appeler d’autres zones en renfort. Ce n’est pas acceptable : la capitale doit disposer du personnel et des moyens nécessaires pour faire face à de tels drames. On ne peut pas applaudir les pompiers au lendemain d’une tragédie et leur refuser ensuite les effectifs indispensables pour accomplir leur mission. »

On ne peut pas applaudir les pompiers au lendemain d’une tragédie et leur refuser ensuite les effectifs indispensables pour accomplir leur mission

Nabil Boukili

Député à la Chambre

« Lorsque les pompiers bruxellois sont entrés en grève, le pouvoir politique a même décidé d’envoyer la police à leur domicile pour les intimider. C’est inacceptable », dénonce notre député.

Sous la pression de la grève, le gouvernement bruxellois annonce maintenant 132 recrutements d’ici fin 2027 et de nouveaux investissements. « C’est un premier pas, poursuit Nabil Boukili. Mais les pompiers demandent des garanties concrètes, pas de simples promesses. Le gouvernement bruxellois doit prendre ses responsabilités. La sécurité de Bruxelles ne peut pas reposer sur des équipes épuisées et en sous-effectif. »

La situation bruxelloise illustre toutefois les problèmes rencontrés par les services de secours dans tout le pays. Lorsque des rues de Namur et du Hainaut se sont retrouvées sous eau à la suite de fortes pluies, Marc Gilbert, président de la Fédération royale des corps de sapeurs-pompiers de Belgique, déclarait déjà : « Nous, pompiers, sommes totalement démunis. » Il dénonçait aussi les choix du gouvernement : « Plutôt que d’acheter des F-35, il faudrait doter les zones de secours des moyens dont elles ont réellement besoin. Pour le prix d’un F-35, vous pouvez embaucher 70 pompiers pendant une carrière complète de 35 ans ! »

Plutôt que d’acheter des F-35, il faudrait doter les zones de secours des moyens dont elles ont réellement besoin

Marc Gilbert

Président de la Fédération royale des corps de sapeurs-pompiers de Belgique

« Tout est une question de choix politiques, conclut Nabil Boukili. Si les gouvernements veulent réellement investir dans notre sécurité, ils doivent débloquer les moyens nécessaires pour les pompiers, la protection civile, les centrales d’urgence et les ambulanciers. Au niveau fédéral, le ministre Quintin prépare une réforme qui flexibilise les statuts et les formations, sans répondre au véritable problème : le manque de personnel et de moyens. »

Nous soutenons les pompières et pompiers en grève ainsi que leurs organisations syndicales. Ils ne demandent pas des privilèges, mais les moyens nécessaires pour protéger la population.