Sept ministres bruxellois renoncent à leur indemnité de logement : nous appelons les ministres wallons à faire de même
Sous notre pression, sept ministres bruxellois sur huit ont renoncé à 1 650 euros par mois d’indemnités de logement et de frais domestiques. Mais pendant ce temps, les ministres MR-Engagés en Wallonie et en Fédération Wallonie-Bruxelles continuent de s’accrocher à ce privilège indéfendable, dénoncent nos députés Amandine Pavet et Julien Liradelfo.
« Tant en Région wallonne qu’en Fédération Wallonie-Bruxelles, nous avons présenté ces derniers mois des résolutions qui visaient à supprimer ces indemnités, rappelle Amandine Pavet, notre cheffe de groupe au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Mais la majorité MR-Engagés les a rejetées. Résultat : on a 10 ministres qui continuent de toucher 1 377,15 euros net par mois, sans aucun justificatif, en plus d’un salaire d’environ 11 000 euros net. »
On ne peut pas, d’un côté, dire aux gens qu’il faut faire des efforts et se serrer la ceinture, et de l’autre, continuer à toucher près de 16 000 euros par an pour dormir à l’hôtel ou mettre ses costumes au pressing
Député au Parlement wallon
Pour Julien Liradelfo, député wallon, « les ministres MR et Engagés n’ont plus d’excuses. Ce qui se passe à Bruxelles le prouve : leurs appels à une réforme globale et à une concertation entre niveaux de pouvoir n’étaient qu’un prétexte pour ne rien faire. On ne peut pas, d’un côté, dire aux gens qu’il faut faire des efforts et se serrer la ceinture, faire passer les profs et les chauffeurs du TEC pour des privilégiés, couper dans la culture, les crèches et les services publics… et de l’autre, continuer à toucher près de 16 000 euros par an pour dormir à l’hôtel ou mettre ses costumes au pressing. »
Il est temps que les ministres se rapprochent un peu plus de la réalité des travailleurs
Députée au Parlement wallon
« C’est pourquoi nous appelons encore une fois les ministres MR et Engagés à renoncer à ces indemnités, conclut Amandine Pavet. Il est temps que les ministres se rapprochent un peu plus de la réalité des travailleurs à qui ils demandent des efforts. Chaque euro de privilège, c’est l’argent des travailleurs. Cet argent doit servir à l’enseignement, à la culture, aux services publics, et pas à entretenir des privilèges injustifiables pour des ministres qui ont déjà des salaires indécents. »