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Rencontre avec Sam et Sarah au cœur des groupes de base du PTB : « Ma maman, elle change le monde »

Sur le papier, peu de choses les relient. Pourtant, tous les deux ont fait le même choix : rejoindre un groupe de base du PTB. Partout dans le pays, plus de 400 groupes rassemblent chaque mois des membres pour se former, discuter et agir ensemble dans leur quartier ou leur entreprise. Ils sont la colonne vertébrale du parti. Rencontre.

Lundi 20 avril 2026

Tibor Van Cutsem et Lola Laenen

Sam a 24 ans. Il travaille comme pizzaïolo dans un restaurant à Anvers depuis cinq ans. Quand il ne pétrit pas de pâte, il grimpe à la salle d’escalade ou fait du vélo. Sarah a 34 ans. Maman solo de deux enfants, elle est infirmière dans une institution pour personnes en situation de handicap. Le soir, elle lit, marche ou s’initie aux ateliers floraux. « Ça me fait vibrer, ça me permet de m’exprimer. »

« Je voulais faire quelque chose »

Sam et Sarah ne se connaissent pas. Mais tous les deux racontent la même chose : à un moment, il y a eu un déclic.

Pour Sam, ça a été la fermeture du constructeur de bus Van Hool, en 2024. « Je suivais l’affaire, j’allais voir sur place. Et je voyais que le PTB était toujours là, aux côtés des travailleurs. Ils allaient vers les gens pour leur demander leur avis. Ça m’a parlé. Je voulais faire quelque chose, mais je ne savais pas quoi. Le PTB, ça a été la réponse. »

Sarah a voté PTB dès ses 18 ans. Mais le pas vers l’engagement dans un groupe est venu plus tard, en contactant Mathieu Marchal, conseiller communal du parti à Charleroi, pour signaler des problèmes dans son quartier. « On a beaucoup discuté. J’avais besoin d’une vraie alternative et je l’ai trouvée dans le "socialisme 2.0". Une société pour notre classe, la classe travailleuse. J’ai beaucoup appris au PTB sur la façon dont le monde fonctionne. Par exemple, que derrière les guerres, il y a l’argent à la racine et d’autres intérêts que les nôtres. »

Dans un groupe de base, on se forme et on discute. Mais on passe aussi à l’action

Des bus en carton et des passages piétons

Dans un groupe de base, on se forme et on discute. Mais on passe aussi à l’action.

À cause des économies du gouvernement flamand dans la société de transports public De Lijn, une ligne de bus dans le quartier de Sam est menacée de suppression. Comme plusieurs autres en Flandre, son groupe a organisé immédiatement une action : deux vélos-cargos transformés en bus avec du carton, une mobilisation reprise dans la presse. « J’ai fabriqué les décors moi-même. C’est génial de sentir que tu as vraiment mis la main à la pâte. »

De leur côté, Sarah et son groupe ont mené une enquête en porte-à-porte dans le quartier de la Belle-vue à Marcinelle. Cela a permis de faire remonter plusieurs problèmes, dont des excès de vitesse réguliers à proximité d’une crèche et de plusieurs écoles. Sur cette base, ils ont fait signer une pétition dans le quartier et Mathieu a interpellé le conseil communal. « Il n’y a pas de petit problème. C’est super important de faire remonter les choses de la rue. »

J’avais besoin d’une vraie alternative et je l’ai trouvée dans le « socialisme 2.0 ». Une société pour notre classe, la classe travailleuse

« On me prend telle que je suis »

S’engager dans un collectif, ce n’est pas une évidence. Sarah a un bégaiement : prendre la parole, discuter d’une pétition dans la rue, il y a un an, c’était impensable pour elle : « Mon parcours au PTB m’a vraiment fait évoluer sur l’acceptation de mon handicap. On m’a pris telle que je suis. Et j’ai eu envie de me dépasser parce que ce qu’on fait, ça a un sens. Aujourd’hui, je me sens beaucoup plus en confiance pour discuter avec les gens. Et je sens que ça a une influence sur d’autres camarades. Quand on ose, ça donne des forces à d’autres pour faire la même chose. »

Pour s’organiser ensemble, il y a aussi des problèmes pratiques à résoudre. Les réunions le soir, c’était compliqué pour une maman solo. Le groupe s’est adapté : « On est passé au samedi et j’ai pu venir avec mes enfants. Plusieurs camarades autour de moi font pareil. On s’adapte, on est tous des travailleurs, on finit bien par s’arranger. »Sam rit : « J’ai un peu un problème de procrastination. Gérer des plannings, ce n’est pas évident. Mais le responsable du groupe nous relance, nous accompagne. Ça aide vraiment. »

Spaghettis et camaraderie

Le groupe de base, c’est aussi beaucoup de camaraderie et de bonne humeur. Sam explique : « On a décidé qu’on voulait faire plus de choses ensemble. Alors on fait la prochaine réunion du groupe de base chez moi et je vais cuisiner des spaghettis pour tout le monde. On a aussi fêté la Saint-Patrick ensemble dans un pub irlandais. »

Le groupe de Sarah est passé de 4 à 11 membres en quelques mois. « On essaye de bien mélanger la formation, l’action, et la camaraderie. On est un groupe très diversifié : il y a un livreur de pizzas, un ouvrier du bâtiment, une secrétaire médicale, un chauffeur poids lourds, ... » Pour Sarah, on doit saisir le moment et continuer de grandir. Elle rêve de cafés locaux où les habitants peuvent venir rencontrer le groupe. « Les gens sont révoltés dans leur cœur, ils cherchent une alternative. Ils ne connaissent pas bien encore le PTB, encore moins ce qu’on fait avec le groupe. On doit continuer à aller vers eux pour être plus nombreux. »

Sa fille Bouchra, neuf ans, résume les choses mieux que personne. Quand on lui demande ce que sa maman fait au PTB, elle répond fièrement : « C’est pour changer le monde. »