Nouvelle victoire des profs et des jeunes : le minerval à 1 200 euros et les attaques contre l'enseignement sont à nouveau reportés
Le gouvernement MR-Engagés recule à nouveau sous la pression de la rue. Pour la deuxième fois, l’opposition est parvenue à reporter les mesures antisociales qui frappent de plein fouet l’enseignement et les étudiants. Ce matin du vendredi 22 mai, le Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles était rempli de professeurs, d’étudiants et de jeunes venus dénoncer une réforme qui attaque à la fois les enseignants et l’accès aux études supérieures.
Le vote final, initialement prévu le 27 mai, est désormais reporté.
Pour rappel, le 11 mai, une première victoire avait été obtenue avec le report du vote du décret-programme grâce à une demande d’avis au Conseil d’État. Ce texte prévoit une hausse du minerval dans l’enseignement supérieur jusqu’à 1 200 euros, une augmentation de la charge de travail des professeurs et la suppression de 1 300 emplois dans l’enseignement.
Tant que cette réforme ne sera pas retirée, la mobilisation continuera et s’intensifiera
Députée au Parlement wallon
Depuis, la colère ne cesse de grandir. Partout, des enseignants et leurs élèves s’organisent. Le mouvement prend de l’ampleur, s’étend à de nombreuses écoles et multiplie les actions : révolution des craies, corrections en plein air, sit-ins, assemblées, préavis de grève… Une même détermination traverse le secteur : refuser le démantèlement de l’enseignement public et défendre l’avenir de la jeunesse.
Amandine Pavet, cheffe de groupe PTB au parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles explique : « Le message envoyé au gouvernement est clair : nous ne laisserons pas casser l’école pour faire payer la crise aux étudiants, aux professeurs et aux jeunes. Tant que cette réforme ne sera pas retirée, la mobilisation continuera et s’intensifiera. »