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Montage de plusieurs photos de manifestations.

Ne laissons pas le gouvernement bâillonner la contestation

Inégalités croissantes, multinationales rapaces, crise climatique, racisme, féminicides… les raisons de manifester en Belgique ne manquent pas. 

Vendredi 2 juin 2023

Ces derniers mois, nous avons pu voir les images de la police et d’huissiers disperser des piquets de grève chez Delhaize. Il y a quelques semaines à peine, 14 militants de Greenpeace ont été arrêtés lors d'une action non violente menée dans le port de Zeebrugge. Ces dernières années, plusieurs dirigeants syndicaux ont fait l’objet de poursuites judiciaires. En cette période de crise, tant climatique qu'économique, les personnes qui exercent leurs droits démocratiques sont de plus en plus malmenées.

C’est dans ce contexte d’attaques contre le droit de se mobiliser que le ministre de la Justice, Vincent Van Quickenborne (Open Vld), dépose un projet de loi liberticide, qui vise notamment à interdire à des personnes de participer à des manifestations.

Il s'agit d'une grave atteinte à l'un de nos droits démocratiques fondamentaux. Le ministre prétend que c’est une question de sécurité et ne concernerait que les casseurs. D’abord, rappelons qu’il y a déjà un arsenal juridique qui permet de poursuivre et punir des casseurs. Ensuite, comme le soulignent les organisations syndicales elles-mêmes, on peut difficilement faire confiance au gouvernement avec ce genre de promesses. Lors de l’introduction de la loi sur « l’entrave méchante à la circulation », ils avaient promis que celle-ci ne serait jamais utilisée contre des actions syndicales. C’est pourtant bien à partir de cette loi que Thierry Bodson, président de la FGTB, et d’autres syndicalistes ont été condamnés à des peines de prison avec sursis…

L’attaque a d’ailleurs été menée de manière fourbe. Le gouvernement n’a fait aucune déclaration à ce sujet et a tenté de faire adopter la loi sur la privation de liberté par la commission de Justice à travers un sous-paragraphe. La lâcheté de l’attaque est d’autant plus grande que le PS, Ecolo, Vooruit et Groen font partie du gouvernement. Ces partis se disent progressistes, mais veulent restreindre le droit de manifester en douce.

Sous la pression des syndicats, du monde associatif et du PTB, le ministre a dû reporter la discussion et le vote sur sa proposition au 7 juin prochain. Une première victoire qui nous invite à continuer à s’opposer à cette atteinte à nos droits démocratiques. C’est d’ailleurs notamment avec ce message que 25 000 personnes ont manifesté le 22 mai dernier, tout en soutenant le combat des Delhaiziens.

Nous demandons le retrait complet du projet de loi. Les droits démocratiques sont des droits humains. Contester les puissants n’est pas un crime.

« Se mobiliser n'est pas un crime, donc ne traitez pas les syndicalistes comme des criminels »

Le député ouvrier PTB Gaby Colebunders a interpellé le ministre du Travail Pierre-Yves Dermagne (PS) sur le sujet au Parlement. Regardez ici son intervention.