Les visites domiciliaires ne sont pas nécessaires et sont dangereuses
Malgré des mois de résistance dans la rue, le gouvernement a adopté ce jeudi 6 novembre la loi sur les visites domiciliaires. « Cette loi n’est pas nécessaire pour notre sécurité, mais elle constitue une atteinte dangereuse aux droits fondamentaux. Nous disons non à une ICE belge », réagit notre député Julien Ribaudo.
« Le gouvernement prétend que les visites domiciliaires sont nécessaires pour la sécurité de la population, mais tous les experts affirment le contraire, explique Julien Ribaudo. Lors de l’audition parlementaire, l’Ordre des avocats et les représentants des juges d’instruction ont été clairs. Aujourd’hui, des perquisitions peuvent déjà être menées lorsque des personnes sont soupçonnées de crimes graves. Cela se fait à la demande d’un juge d’instruction, dans le cadre d’une enquête pénale. »
Le gouvernement prétend que les visites domiciliaires sont nécessaires pour la sécurité de la population, mais tous les experts affirment le contraire
Député à la Chambre
La loi n’est pas seulement inutile, elle est aussi dangereuse.
« Sur la base de notions vagues, on autorise la police ou l’Office des étrangers à pénétrer chez les gens, alors que l’inviolabilité du domicile est un droit fondamental, avertit Julien Ribaudo. Cela n’a rien à voir avec la sécurité, c’est de l’intimidation. Non seulement envers les personnes sans titre de séjour valable, mais aussi envers les citoyens solidaires qui les hébergent. »
Il poursuit : « Les visites domiciliaires font partie de ce que la ministre de la Migration, Anneleen Van Bossuyt, appelle “la politique migratoire la plus stricte de tous les temps”. Elle veut mener une politique d’expulsion agressive, inspirée des troupes de l’ICE de Trump aux États-Unis. Pour y parvenir, tout doit céder, y compris nos droits. »
La ministre veut mener une politique d’expulsion agressive, inspirée des troupes de l’ICE de Trump aux États-Unis. Pour y parvenir, tout doit céder, y compris nos droits.
Député à la Chambre
La loi a suscité une large résistance. D’innombrables experts ont rendu un avis négatif au Parlement et des organisations de la société civile ont tiré la sonnette d’alarme. Partout dans le pays, les citoyens se mobilisent. Mercredi, des milliers de personnes se sont rassemblées dans plus de 50 villes et communes pour protester contre cette loi.
Sous cette pression, de nombreuses communes ont adopté des motions contre la proposition. Le Parlement bruxellois appelle lui aussi à abandonner ces projets. Même des responsables politiques des partis de la majorité Vooruit et Les Engagés s’expriment contre cette loi.
Nous n’entendons pas nous résigner à cette loi. Julien Ribaudo : « La résistance ne cesse de grandir. Nous continuerons à faire pression pour que cette loi dangereuse ne soit pas appliquée. »