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Les travailleurs ont déjà payé plus de 200 euros en plus à la pompe à cause de la guerre de Trump contre l'Iran

La guerre illégale contre l'Iran a fait exploser les prix à la pompe. Conséquence : après sept mois de guerre, les personnes qui doivent se rendre au travail en voiture ont déjà dépensé en moyenne 206 euros de plus en essence ou 241 euros de plus en diesel. C'est ce que nous avons calculé, sur la base des chiffres officiels du SPF Mobilité et de Statbel.

Mercredi 21 octobre 2026

un homme se tient devant une pompe à essence

Si les prix restent aussi élevés, ce coût s'élèvera, d'ici la fin de l'année, à 338 euros supplémentaires pour l'essence et à 390 euros pour le diesel.

Nous appelons le gouvernement à réduire les accises sur le carburant, afin de permettre aux travailleurs de respirer financièrement. Pour financer cela, nous proposons de prélever une partie des surprofits des multinationales pétrolières.

« L’argent que les travailleurs déboursent à la pompe enrichit considérablement les multinationales pétrolières », explique Sofie Merckx, notre cheffe de groupe au Parlement fédéral.

Une poignée de géants de l'énergie s'enrichissent sans vergogne alors que la population risque déjà de sombrer sous le poids de la hausse des prix

Sofie Merckx

Cheffe de groupe PTB à la Chambre

Selon Sofie Merckx, ce n'est pas un hasard : « Les grands monopoles profitent de crises comme celle-ci pour faire grimper les prix. Non pas pour couvrir l'augmentation des coûts, mais pour augmenter leurs marges bénéficiaires. »

« C'est la "profitflation" (inflation par les profits) : une poignée de géants de l'énergie s'enrichissent sans vergogne alors que la population risque déjà de sombrer sous le poids de la hausse des prix, conclut-elle. Puiser dans les surprofits de ces profiteurs de guerre pour rendre le carburant à nouveau abordable est donc tout à fait juste. »