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Les États-Unis intensifient leur guerre contre Cuba, nous intensifions la solidarité

À la veille du vote annuel crucial sur le blocus des États-Unis contre Cuba à l’Assemblée générale des Nations unies, l’administration Trump accentue encore la pression sur l’île. Pour ce faire, les États-Unis vont jusqu’à détourner les locaux neutres et les règles de l’ONU à New York. « Une tentative désespérée et illégale d’influencer le vote et d’isoler Cuba », dénonce le ministre cubain des Affaires étrangères, Bruno Rodríguez.

Jeudi 22 octobre 2026

Groupe de jeunes avec des drapeaux cubains derrière eux lors de l'action "Pas touche à Cuba" à Bruxelles le 7 février 2026

Mike Waltz, ambassadeur permanent des États-Unis auprès des Nations unies et proche de Marco Rubio, le ministre d’extrême droite des Affaires étrangères de Trump, a convoqué à cet effet une réunion à l’ONU le 19 octobre. Parmi les invités : quelques diplomates latino-américains et une petite armée de mercenaires et d’escrocs condamnés issus du lobby anti-Cuba de Miami, qui n’ont légalement pas le droit de pénétrer dans les bâtiments de l’ONU.

Lors d’une conférence de presse, Bruno Rodríguez a présenté des images prouvant que Mike Waltz avait appelé les pays latino-américains – qui avaient jusque-là toujours voté en faveur de la résolution cubaine – à s’abstenir ou à quitter la salle au moment du vote. Pour Cuba, il s’agit d’une ingérence inadmissible et illégale dans le processus de décision politique, menée sur le terrain neutre de l’ONU.

À la fin de ce mois, l’Assemblée générale se prononcera donc une nouvelle fois sur la fin du blocus économique, commercial et financier qui dure depuis près de 70 ans. Un blocus récemment encore renforcé par un blocus énergétique total, des menaces militaires directes et des mesures visant les initiatives de solidarité et d’amitié avec Cuba.

Vous pouvez vérifier vous-même le coût économique du blocus pour Cuba sur www.cubabloqueo.com, où un compteur affiche, seconde après seconde, les dommages causés par le blocus. Vous pouvez également y voir ce dont les Cubains et les Cubaines sont privés en matière d’enseignement, de santé et d’autres services à cause du blocus.

L'intimidation est un signe de faiblesse

Chaque année, une écrasante majorité des pays membres de l’ONU – à l’exception des États-Unis, d’Israël et de quelques alliés – votent pour la levée de ce blocus illégal, criminel et génocidaire. Cette année, ce sera à nouveau le cas, pour la 34e fois consécutive.

Avec leur étranglement économique et leur siège militaire moyenâgeux contre Cuba – qui frappent durement la population cubaine dans sa vie quotidienne –, les États-Unis se retrouvent donc isolés sur la scène internationale. Et cela ne plaît pas à Trump et compagnie. Leurs tentatives grossières d’influence, d’intimidation et de chantage ne sont rien d’autre qu’un aveu de faiblesse.

Autre exemple : le procureur général de l’État de Floride a émis un mandat d’arrêt contre Raúl Castro, âgé de 95 ans, frère de Fidel et lui aussi dirigeant historique de la révolution cubaine. Une énième tentative de justifier l’agression contre l’île à coups de mensonges, d’insinuations et de guerre idéologique menée sur les réseaux sociaux.

Qui menace qui ?

Selon les États-Unis, Cuba représente une menace pour leur sécurité nationale. Mais c’est exactement l’inverse. Le modèle alternatif et socialiste de Cuba, avec son système de santé performant, son développement culturel, ses grandes réalisations dans le domaine de l’enseignement et son internationalisme, constitue une « menace par l’exemple » pour les Trump et la classe des milliardaires de ce monde.

Ce n’est pas Cuba qui représente une menace, mais bien le blocus par lequel les États-Unis tentent d’étrangler sa population. Ce n’est pas Cuba qui représente une menace, mais bien les déclarations de Trump et de Rubio selon lesquelles Cuba doit tomber, par la violence politique et économique si possible, par la force militaire si nécessaire.

Au PTB, nous sommes solidaires du peuple cubain contre le blocus et contre la guerre menée par l’administration Trump contre l’île. En parallèle, nous voyons la population cubaine elle-même faire preuve d’une résistance créative. Ainsi, le blocus pétrolier est contourné grâce à l’installation massive de panneaux solaires, avec le soutien de la solidarité internationale.

L’organisation belge de solidarité Cubanismo a ainsi contribué, grâce aux fonds récoltés, à l’installation de panneaux solaires sur l’hôpital Joaquín Paneca, à Yaguajay.

Trump peut bien tenter de fissurer la solidarité internationale avec Cuba à coups de sanctions extraterritoriales comme le blocage de comptes bancaires, cette solidarité reste large, forte et inébranlable.

Cubanismo organise une campagne de soutien au peuple cubain sous le slogan : « Trump ne peut pas bloquer le soleil. Pour que Cuba vive. »

Action de 12 heures pour Cuba le 24 octobre

Ce samedi 24 octobre, Cubanismo organise une action de douze heures devant l’ambassade des États-Unis à Bruxelles. 

Rendez-vous à tout moment entre 8 h et 20 h, avec une grande action de protestation à 15 h.

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