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Les canicules de cet été pourraient nous coûter 6 milliards d'euros

6 milliards d’euros, soit près de 1 % de toutes les richesses produites en Belgique. C’est le coût économique des canicules de cet été. La croissance économique prévue cette année est donc presque entièrement réduite à néant.

Mardi 22 septembre 2026

Un travailleur prend une pause sous la chaleur avec une bouteille d'eau en main

La crise climatique n’est plus une menace lointaine. Chez nous non plus. Et elle ne perturbe pas seulement la nature, mais aussi les infrastructures matérielles de notre économie. Des phénomènes comme les sécheresses, la chaleur, ou les feux de forêt frappent simultanément les transports, l’industrie, l’énergie, l’agriculture, la construction...

Et les conséquences ne sont pas les mêmes pour tout le monde.

Celles et ceux qui travaillent sur un chantier, dans un entrepôt, dans les soins, ou qui vivent dans un logement mal isolé savent ce que ça signifie quand les températures grimpent jusqu’à 35 ou 40 degrés. Pour celles et ceux qui travaillent à l’extérieur, les chaleurs extrêmes ne se résument pas à une journée où l’on transpire beaucoup : c’est une question de santé et de sécurité.

Alors que les gens et les entreprises subissent les dégâts, les principaux responsables de la crise climatique – les grandes entreprises du pétrole et du gaz – ont engrangé ensemble des dizaines de milliards d’euros de bénéfices cet été. C’est le monde à l’envers.

La crise climatique est aussi une question d’inégalités sociales. Quand on a peu de moyens, il est plus difficile de se protéger contre la chaleur.

Et pendant ce temps ? Alors que les gens et les entreprises subissent les dégâts, les principaux responsables de la crise climatique – les grandes entreprises du pétrole et du gaz – ont engrangé ensemble des dizaines de milliards d’euros de bénéfices cet été. C’est le monde à l’envers.

Ça fait plus de vingt ans que nous savons que les vagues de chaleur seraient plus fréquentes et plus intenses. Pourtant, nos services et nos infrastructures ne sont pas suffisamment préparés. Et alors que les besoins d’investir augmentent, le gouvernement fédéral De Wever-Bouchez veut continuer à faire des économies. Et qui va payer la facture ? Une fois de plus, la classe travailleuse et les services publics.

Nous avons élaboré un plan canicule, avec des mesures concrètes pour protéger la population, mais aussi pour s’attaquer à la crise climatique à la racine :

  • des règles claires pour protéger les travailleurs en cas de chaleur extrême, avec suffisamment de pauses, de l’eau et des horaires de travail adaptés.

  • des services publics renforcés, de l’IRM aux pompiers et aux hôpitaux.

  • des lieux où se rafraîchir, plus d’ombre et des logements mieux isolés.

  • de grands investissements dans la transition climatique, afin de ne pas seulement lutter contre les conséquences, mais aussi de nous attaquer aux causes.

Visuel de l'épisode 19 de tout bascule avec Peter Mertens

Pourquoi avons-nous des F-35, mais pas d'avions bombardier d'eau ?

Pour en savoir plus sur le sujet, regardez ou écoutez le dernier épisode du podcast Tout Bascule, avec Peter Mertens.